‹ Mademoiselle Alex: nouvelleChapitre 138 sur 152 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

baissée pour rattacher le cordon non détaché de son soulier ; je pense... je crois que je sais... Nini me l'a dit le jour même de son retour.

- Le jour de son retour? ce n'est pas possible, comment aurait-elle pu savoir ?. . .

— Gomme il fait chaud, dit Alex, en se levant pour déboutonner son manteau.

— Ainsi, reprit M me Rose, je continue à être seule surprise de ma nouvelle. Et tu dis que Nini te l'avait annoncé, la petite rusée, c'est donc à cette fin qu'elle voulait à tout prix inviter Irène ; mais elle ne m'en a ripn dit, à moi, pas un mot r et je ne me suis doutée de rien, jusqu'au moment où les coupables m'ont fait leur confession. Là, reprends ta place, à côté de moi, ce n'est que depuis aujourd'hui, continua-t-elle d'un air joyeux, que tout est arrangé; et voici des lettres que je vais te lire, il y en a une d'Irène, une de Nini et une de Raymond, après quoi tu me diras si le bonheur est un vain mot.

Alex passa la main sur son front.

— As-tu mal à la tête ? dis, ma chérie î... mais, oui, j'en suis sûre, tes joues sont brûlantes, tu as les pieds gelés, dis, je vais te chercher une bouilloire.

— Non, non, merci, je n'ai pas froid, je crois... je crois qu'il fait trop chaud ici.

Et de nouveau elle passa la main sur son front.

— C'est la transition avec l'air du dehors, re-

prit M ,le Rose, en posant ses lettres sur la te Aimerais-tu que j'ouvre la fenêtre ?

— Merci, je ne crois pas ; cela passera au g] air. A présent, il faut que je m'en retourne crains que les petits frères ne fatiguent tante therine.

— Quelle idée ! Catherine ne se fatigue pas si peu ; je croyais que tu voulais me faire longue visite, prendre le thé avec moi.

— Je le croyais aussi, murmura Alex.

Madame Rose la regarda d'un air attendri

leva pour lui aider à mettre son manteau.

— Pauvre petite ! non, je ne veux pas te nir, car je sais ce que c'est que la migraine; i à présent, ajouta-t-elle tendrement, il me trois baisers, un pour moi, un pour mon heureux garçon et un pour sa petite fiancée, obéit.

— Tu tâcheras de revenir demain pour ent< mes lettres, tu sais que j'en jouirai encore en te les lisant, et après tu me raconteras ce cette petite folle de Nini t'a dit le jour de son n

Pauvre Alex, elle essaya de se retourner et voyer un sourire à cette amie qui la suivai yeux d'un air si tendre, si maternel, puis e mit à courir et fut bientôt hors du jardin et < rut derrière la haie ; puis, toujours couran arriva dans le petit chemin, franchit la gri se trouva dans l'allée de peupliers.

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