CHAPITRE XX
Les jours qui suivirent, quoique tout illuminés par un beau soleil d'automne, ne furent pourtant ni brillants ni joyeux. M 1,e Uranie, que le repos et la distraction n'avaient décidément ni reposée ni égayée, ne sortait presque plus de sa chambre. Tante Catherine, au contraire, allait et venait sans relâche et faisait de la besogne pour quatre, tout en répandant des déluges, qui auraient désespéré M. Alphonse, si elle ne lui eût affirmé que toutes ses larmes étaient pour Alex. Quant à M, Délie, chaque fois qu'il apercevait la figure douloureuse de sa fillette, il fronçait le sourcil et devenait plus sombre et plus silencieux.
Impossible de supposer en voyant toutes ces figures d'enterrement, que l'on s'acheminait au devant de deux mariages.
Et pourtant l'on s'y acheminait, et déjà lacérémonie qui devait faire de M lley Catherine madame Alphonse Verdeil venait d'avoir lieu, et le petit docteur, tête haute, frac et cravate blanche, l'air radieux d'un conquérant, avait quitté l'église, la main gantée de tante Catherine, solidement pressée sous son bras.