Journal de Paris, 2 février
2. « Du onzième jour du mois de pluviôse, de l'an onze de la République française. Acte de décès de Claire-Joseph Leris, dite Clairon, décédée le jour d'avant-hier, à dix heures du matin, profession, artiste du Théâtre-Français, âgée de quatrevingts ans, né3 à... département... demeurant à Paris, rue de Lille, 512, division de Grenelle, fille de... et de..., célibataire, sur la déclaration à moi faite par le citoyen François Darbaud, demeurant à Paris, rue de Verneuil, 433, profession, jurisconsulte, âgé de cinquante-quatre ans, qui a dit être ami de la défunte, et par le citoj'en Georges Bonnaire, demeurant à Paris, rue et numéro susdits, profession, fabricant de bas, âgé de trente-sept ans, et qui a dit être ami de la défunte, et ont signé avec l'officier de santé, chargé de constater le décès, en approuvant le nom Hippolyte rayé comme nul et renvoi bon.
« Darbaud, Bonnaire et Dubreuil.
« Constaté par moi, Joseph-Fulcrand Fabre, adjoint au
maire du dixième arrondissement de Paris, faisant les fonclions d'officier public de l'état civil, soussigné. »
En marge est écrit : « Par un jugement du Tribunal de première instance du département de la Seine, section des vacations, rendu le dix-sept vendémiaire, pi-ésent mois, il a été ordonné que dans l'acte de décès de mademoiselle Leris, écrit ci à côté, elle sera dénommée Claire-Joseph Leris au lieu de Claire-Joseph-Hippobjte Leris de Latude-Clairon. En conséquence, après avoir, aux termes de la loi, inscrit le jugement au registre courant (38<^) de décès, n» 171, à la date d'aujourd'hui vingt-quatre vendémiaire, an quatorze, moi, adjoint au maire du dixième arrondissement de Paris, ai fait à l'instant parla radiation des mots lUppolyle De la Tude Clairon, la rectification ordonnée et la présente mention que j'ai signée,