LES RÈGLES LE L ART DRAMATIQUE
DONT ELLE SERA A JAMAfS LE MODÈLE.
La tombe se trouvant placée contre la muraille, qui longeait le boulevard, reliant la barrière de
Sèvres à la barrière de Yaiigirard, et une rectification du boulevard ayant amené, en 1 837, une emprise de quelques mètres dans le cimetière, la translation du corps de Clairon dans un autre cimetière, était une nécessité.
Le 19 avril 1837, les artistes du Théâtre-Français escortaient au Père-Lachaise les restes de la grande tragédienne, dont Samson prononçait réloge, et on déposait au milieu d'un entourage en bois, sans aucune assise, la pierre tumulairc du cimetière de Yaugirard.
Dix ans s'étaient écoulés, lorsqu'en 1856, M. Caille, un habitant de Condé, se rendait à cette tombe, qu'il ne pouvait retrouver que sur les indications du conservateur, et dont la pierre brisée se trouvait reliée par deux agrafes de fer.
En 1861, M. Caille qui avait jusque-là veillé à l'entretien de la tombe, retournant dans sa ville natale, avant de quitter Paris, allait trouver M. Thierry qui lui promettait q^ue cet entretien serait continué par les soins du comité de la Comédie-Française.
Dans un séjour à Paris, lors de l'Exposition en 1877, M. Caille retrouvait, mangée par les ronces et les orties, la pauvre pierre tumulaire, dont l'inscription n'était plus lisible.
Enfin l'année dernière, sur les sollicitations
de cet ami de la mémoire de Clairon, les sociétaires de la Gomôdie-Française votaient une somme de mille francs pour la restauration du tombeau, où doit se voir, de grandeur nature, le profil de la tragédienne, modelé d'après le médaillon ordonné par MM. de Villepinte et de Yalbelle.