‹ Mademoiselle de Rohan (volume 2)Chapitre 28 sur 39 · ON PROVOQUE UN AVEU · texte numérisé non relu

ON PROVOQUE UN AVEU

pas de ses pensées ; d'ailleurs , lui serait-il possible de vous obéir? l'amour est un sentiment que vous commandez involontaire- Tïienl ; et quand il s'agit de passer de là à celui de la haine....

« — Mais je ne veux pas qu'il me haïsse , dit la duchesse avec précipitation.

« — Vous êtes trop exigeante ; car enfin , que voulez- vous de lui ?

« — Son indifférence.

« — Vouloir, qu'un homme qui vous chérit dès sa plus tendre enfance, qui a nourri, depuis nombre d'années peut-être, une passion ardente , et d'autant plus qu'il l'a toujours comprimée , puisse , selon votre fantaisie, l'éteindre tout à coup, ce serait un de ces prodiges qui ne se renou vêlent point, à moins qu'on ne boive à plein trait une coupe puisée dans la fontaine dont parle l'Arioste; et encore, si je m'en souviens bien, n'est-ce pas l'indifférence que son eau inspire , mais une aversion très caractérisée ; et de celle-là

encore , vous n'en voulez point. Croyez-moi, ma belle parente : supportez l'amour de M. de Chabot, comme vous avez eu à supporter celui de tant d'autres; contentez-vous de ne pas lui rendre la pareille, de le détester même, si cela vous convient il en sera assez puni, et vous assez cruellement vengée. »

Rien, sur la physionomie de la duchesse , n'annonçait qu'un sentiment de détestation remplit son âme à l'encontre de M. de Chabot; tout, au contraire, y manifestait une joie parfaite de la certitude acquise que mademoiselle de Polduc ne l'occupait point : la lutte avait lieu seulement entre une passion également ressentie, et les convenances, la pudeur et les préjugés. Tout cela frappait la marquise, bien qu inspirée par son manège, elle feignît de ne pas l'apercevoir.

a Quoi que vous en disiez , répliqua mademoiselle de Piohan , mon embarras sera extrême lorsque je me retrouverai en présence de INI. de Chabot.

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« — Préféreriez- VOUS qu'il se montrât dissimulé et fourbe ? Vous êtes instruite de la vérité; est-ce ini mal? Il cherchera à vous attendrir; la résistance vous sera facile: vous êtes si forte !

i< — Je voudrais l'être, dit la duchesse, en se laissant aller dans les bras de madame de Pienne, tandis que les larmes recommencèrent à couler abondamment; je voudrais l'être , et je ne sais si j'en aurai le courage.

« — Quoi! vous aussi partageriez le crime? repartit la marquise, toujours avec gaîté-

« — Oh! non, ne le préjugez pas. Je plains M. de Chabot; il est si honnête homme , il a tant de vertus , il serait si digne d'être heureux, que c'est chose funeste que de le voir s'abandonner à un amour sans avenir.

« — Le temps est un grand maître : qui aurait l'audace de borner sa puissance ? On a vu des reines épouser de simples gentilshommes.

La veuve de Louis-le-Gros ne devint-elle pns

la femme d'un Montmorency? Catherine de France, veuve d'Henri v, roi d'Angleterre, ne convola-t-elle pas en secondes noces avec Owen-ïudor, noble sans célébrité du pays de Galles? D'autres exemples ne me manqueraient pas s'il fallait les employer à un but déterminé ; nous n'en sommes point là. Vous voulez que M. de Chabot vous haïsse; par là vous me prouvez que vous êtes loin de l'aimer; ainsi je ne vous parle sur ce ton que pour vous rassurer, quoique j'éprouve une vive surprise de l'antipathie qu'il vous a inspirée.

(f — Vous êtes injuste, vous êtes extrême, répliqua la duchesse avec une expression de mauvaise humeur ; je ne vous ai pas caché l'eslime que j'ai toujours eue pour votre parent; sa folie me fait de la peine, mais de là à le détester... »

Mademoiselle de Rohan s'arrêta, et le redoublement de rougeur qui couvrit ses joues laissa connaître l'embarras croissant de

ON PROVOQUE UN AVEU. 'éSi

son cœur, La marquise avait trop de manège pour ne pas en profiter.

« Ne me chargerez-vous pas de quelque bonne parole pour ce pauvre désespéré?

« — Moi, lui faire dire.... quoi, s'il vous plaît?

« — Peu de chose, mais ce quile tranquillisera : que vous lui pardonnez.

« — Soit.

« — Que vous consentez à le revoir.

« — Oui, mais pas encore.

« — Comment donc, s'il vous plaît, l'entendez-vous?Sera-t-il banni pendant un peu de temps ? L'éloignerez-vous au moment où l'on parle de votre mariage du prince de Savoie? Ce serait sacrifier monsieur de Chabot à ce sei5i;neur.

« — Vous me placez, dit la duchesse , dans une situation où j'ai de la peine à mè reconnaître; à vous ouïr, on croirait que je balance entre ces deux amours.

« — Vous êtes engagée avec l'un.

3â4. ' COM>fENT

« — Et c'est là ce qui me désespère, reprit mademoiselle de Rohaii en faisant un geste de chagrin; on m'a surpris un consentement auquel mon cœur a été étranger.

« — C'est rheureoù vous devez témoigner qui vous êtes , en revenant contre une embuscade dans laquelle vous avez donné, vous, néanmoins, la fille du plus grand capitaine du siècle.

« — Les enfans sont trop sujets à dégénérer des grandes vertus de leur père, dit la duchesse en souriant avec une expression inélancolique; j'en fournis la preuve. Qh! comme je suis faible, et que monsieur de Rohan était fort !

« — Vous rencontrez une belle occasion de vous montrer sa fille. A votre place, je me défendrais contre l'univers et j'imiterais une reine de France.

« — L'amitié vous égare, madame de Pienne, dit la duchesse en essayant de se montrer sévère et di^ne.

OS' P»OVCM^»l£ liV AVEU. ."525

« — Puisse ramoiir vous conduire mieux!

« — L'amour!.. Je n'aime pas.

« — J'ai compté, jusqu'ici, parmi vos vertus, Ih franchise, w

Mademoiselle de Rolian, à cette iuculpation, qu'en toute autre occurence elle aurait repoussée avec hauteur, ne sut que détourner son visage et dire dans cette position :

« J'espérais en votre appui . et voilà que vous êtes passée dans le camp ennemi.

(' — Moi j je vous assure, au contra ire, que je verrai avec une désolation profonde votre mariai^e, si vous épousez le prince de Savoie. »

Ceci n'était pas répondre au propos de la duchesse; madame de Pienne poursuivit :

« Je ne présume pas que vous qualifiiez d'ennemi le comte de Chabot, et, quant à lui, j'avoue que je soutiendrai ses intérêts avec la chaleur que je mettrais à l'avantage des vôtres. Celui-là vous aime réellement, et

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avec d'autant plus de sincérité, qu'il est trop certain de vo(re indifférence; que dis-je? il tardera peu h i'ètre de votre haine, lorsque je lui donne....

a — Des allégations, des calomnies; en vérité, je ne vous reconnais plus. »

La marquise allait repartir et se justifier , lorsqu'un incident y mit obstacle; toutes les deux discutaient avec une telle chaleur le point qui les attachait, que ni l'une ni l'autre n'avait entendu le bruit d'une voiture qui s'était arrêtée dans la cour. Ce fut donc une surprise extrême pour elles que d'ouïr, dans le salon, la voix de madame de Rohan, qui demandait à Marie de Chabot où était sa fille.

Il semble au commun des hommes quela vie privée des grands

n'est point pareille à la leur, tant ils attachent

de l'importance aux moindres détails de celle-là.

Recueil de Maximes.

Madame de Rohan allait peu à la cour:

exilée bien souvent lorsque le duc son mari prenait les armes dans l'intérêt de la religion prétendue réformée, elle avait tant

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éprouvé de tnalheui s, de passe-droits et d'avanies, que la messe pesait lourdement sur son cœur; l'ingratitude du cardinal de Richelieu acheva de lexaspérer, et la duchesse douairière, à la suite de la mort du héros dont elle partagea les vicissitudes, montra peu d'empressement à reparaître en présence de Louis xiir.

Le trépas de ce monarque amena d'autres combinaisons de politique. Le cardinal Mazarin se sentant mal appuyé, à cause surtout de sa qualité d'étranger, et en péril de perdre, faute de secours, la faveur de la reine, essaya, dès son entrée au pouvoir, à se faire des appuis; il en cliercha plusieurs parmi ceux que Richelieu avait poursuivis à outrance, se flattant que ce passage d'une prison à la hberté, de la disgrâce à un bon accueil, stimulerait plus vivement la reconnaissance.

La duchesse douairière de Rohan était trop gralfde dame, possédait trop de richesses, et surtout devait avoir trop de crédit sur

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les anciens amis et compagnons de son mari, pour que sa bonne volonté fût dédaignée. Mazarin espéra par elle s'attacher une portion du parti protestant, et à cet effet, engagea la reine à bien traiter cette personne véritablement considérable. Il en rés^jlta des cajoleries, une demi-intimité, auxquelles la duchesse, malgré la raideur de son caractère, eut la faiblesse de se trouver sensible; elle se rapprocha du Palais-Royal, et reparut au cercle d'Anne d'Autriche plus souvent qu'autrefois.

La reine, au fond^ ne l'aimait pas; sa seule qualité de calviniste la lui rendait désagréable, à part d'ailleurs le souvenir des révoltes où elle avait trempé. Il en résultait un mélange de prévenances, lorsque le cardinal Mazarin les jugeait nécessaires, et de picoteries, lorsque la pensée royale reprenait le dessus: cela faisait un assez piquant amalgame. I/a duchesse ne pouvait ni se plain-

dre de la régente, ni se croire complètement dans sa faveur.

Les choses étaient en cet état lorsque madame de Rohan noua un projet de mariage entre sa fille et le prince Louis de Savoie. Elle n'en avait pas encore parlé au ministredirecteur, ni à la reine, par mesure de prudence et pour qu'un écueil ne s'élevât pas de ce côté-là ; cependant on n'avait pu conduire le cas avec assez de mystère pour qu'il se tînt à couvert : la confidence intempestive du prince Louis au duc d'Orléans , l'indiscrétion empressée de celui-ci avaient donné l'éveil.

Le cardinal, naturellement timide, redoutait jusqu'aux hommes les moins capables d'inspirer de la crainte, et ce qui montre pardessus tout sa pusillanimité, c'est qu'il avait peur de Monsieur; il se le figurait complottant sans cesse, ce qui était vrai, mais passant avec hardiesse à l'exécution, ce qui pour le coup devenait impossible.

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Or, le mariage du prince de Savoie avec mademoiselle de Rohan parut à Mazarin très opposé à ses intérêts; il se figura Monsieur acquérant par cet hymen tout l'ancien parti protestant, et de ceci devenant beaucoup plus terrible. En conséquence, et comme on l'a vu dans des chapitres précédons , il inspira une partie de ses appréhensions à la régente.

Il ne fut plus question que des dangers de ce mariage pour l'autorité du roi, et on chercha les moyens de le rompre. La reine crut que le meilleur moyen consistait à défendre aux Rohan et au prince de Savoie de passer outre.

Le cardinal ne pensa pas de même; il sentait que les temps d'agir à la manière du cardinal de Richelieu étaient passés avec lui, que la vigueur n'était guère le propre d'une régence, et que Monsieur conservait assez de crédit par le seul fait de son rang pour

33'à A^NE S'AtTKlCHfe.

aller au-delà ti'uiie volonté violemment ex» primée.

La noblesse, d'ailleurs, consentirait-elle à laisser consommer cet acte de tyrannie? Mazarin en douta; son esprit, d'ailleurs, était plus porté aux voies obliques, aux intrigues sourdes et cachées, qu'à ces coups de vigueur et d'état. Il en résulta , de sa part, un terme moyen; il préféra tourner la question plutôt que l'attaquer en face ; et la reine , accoutumée à se laisser conduire par lui, accepta le rôle qu'il lui donna dans la scène dont il disposa les diverses entrées.

Un page était venu inviter la duchesse douairière de Rohan à se rendre à l'audience de la reine le lendemain et reparti avec l'assurance que la volonté de sa majesté serait exécutée. L'ordre de la reine disait que madame de Rohan viendrait de bonne heure, ce qui voulait dire assez tard : l'habitude d*Anne d'Autriche n'était pas de se lever de grand matin. Voici comment s'écoulaient or-

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dinairement ses journées. J'en prendrai textuellement le récit dans les mémoires de madame de Motteville.

« La reine s'éveillait, pour l'ordinaire, à dix ou onze heures^ et les jours de dévotion a neuf, qu'elle faisait une longue prière avant que d'appeler celle qui couchait auprès d'elle; quand on avait annoncé son réveil , ses principaux officiers venaient lui faire leur cour, et souvent d'autres personnes y entraient, et particulièrement certaines dames qui venaient lui parler des aumônes de charité qui étaient à faire à Paris, dans toute la France el même au dehors, car ses libéralités en tout temps étaient grandes et s'étendaient généralement sur tout ce qui regardait la piété.... Les hommes n'étaient pas exclus de ces audiences; dans ces premières heures, elle en donnait souvent à plusieurs et entrait dans toutes les affaires dont ils lui parlaient, suivant qu'elle le jugeait nécessaire. Le roi ne manquait jamais, non plus

SSi ANNE D'AUTRICHE.

que monsieur le duc d'Anjou , fils de Louis XIII, de venir la voir dès le matin pour ne la quitter qu'à l'heure de leur retraite, excepté dans les heures de leurs repas et de leurs jeux : l'enfance ne leur permettait pas de manger avec elle, comme ils firent depuis. Quand ceux qui avaient à parler à elle avaient eu leur audience , elle se levait , prenait une robe de chambre, et après avoir fait une seconde prière, elle déjeûnait de grand appétit. Son déjeuner était toujours fort bon, car elle avait une santé admirable; on lui servait, après son bouillon , des côtelettes , des saucisses et du pain bouilli ; elle mangeait d'ordinaire de tout cela un peu , et n'en dînait pas moins. Elle prenait ensuite sa chemise, que le roi lui donnait en la baisant tendrement; et cette coutume lui a duré longtemps. Après avoir mis son corps de jupes avec un peignoir, elle entendait la messe fort dévotement, et cette sainte action finie, elle venait à sa toilette. 11 y avait alors un plaisir

non pareil à la voir coiffer et s'habiller ; elle était adroite, et ses belles mains, en cet endroit, faisaient admirer ses perfections. » Elle avait les plus beaux cheveux du monde ; ils étaient fort longs et en grande quantité, qui se sont conservés long-temps sans que les années aient eu le pouvoir de détruire leur beauté. Elle s'habillait avec le soin et la curiosité permise aux personnes qui veulent être bien sans luxe , sans or ni argent, et sans façon extraordinaire ; il était aisé, néanmoins, de voir , à travers la modestie de ses habits , qu'elle pouvait être sensible à un peu d'amour-propre. Après la mort du feu roi, elle cessa de mettre du rouge, ce qui augmenta la blancheur et la netteté de son sein , au lieu de rien diminuer de son éclat; on l'estima davantage, et l'approbation publique obligea les dames de suivre son exemple. Elle prit alors la coutume de garder la chambre un ou deux jours pour se reposer de temps en temps et ne voir que les personnes qui lui

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étaient familières et qui pouvaient le moins Timportuner....

« La reine ne dînait pas souvent en public, servie par ses officiers , mais presque toujours dans son cabinet , servie par ses femmes ; après son dîner elle allait tenir le cercle, ou bien elle sortait et allait voir des religieuses et faire quelques dévotions, d'où étant revenue, elle se donnait encore quelque temps a'jx princesses et aux dames de qualité qui venaient lui faire leur cour. M. le duc d'Orléans, M. le prince, M. le duc d'Enghein (le grand Condé ) la venaient voir , et le cardinal Mazarin ne manquait jamais à la belle heure du soir que la conversation se faisait publiquement entre la reine, les princes et les ministres, ce qui faisait qu'en ce temps la cour était fort grosse. La reine se retirait ensuite en son particulier. Le duc d'Orléans, après un entretien secret, s'en allait au Luxemb ourg et laissait le cardinal Mazarin avec la reine 5 ce ministre y demeurait quelquefois

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une heure, quelquefois plus : les portes du cabinet demeuraient ouvertes. Après la sortie du duc d'Orléans , les gens de la cour» soil par leur dignité, soit par leur faveur, pouvaient entrer dans la petite chambre du Palais-Royal joignant le cabinet, et y demeurer attendant la fin du conseil. Quand il était fini , la reine, peu de temps après, donnait lebonsoirà tout ce qui s'appelait le grand monde; la foule des grands seigneurs et des courtisans demeurait dans le grand cabinet... Peu d'hommes , avec quatre ou cinq personnes de notre sexe, avaient l'honneur de rester avec 'la reine à toutes les heures où elle était en son particulier. Ces hommes étaient le commandeur de Jars; Chandenier, capitaine des gardes du roi; Guitaut, capitaine des gardes de la reine , et Comminges, son neveu et son lieutenant; quelquefois d'autres s'y fourraient , et la reine se plaignait en riant de ce qu'ils y prenaient racine...

« Quand elle avait donné le bonsoir T.ï. 22

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et que le cardinal Mazarin Pavait quittée, elle entrait dans son oratoire, où elle demeurait en prière plus d'une heure, puis après elle en SOI tait pour souper. A onze heures, les temnMs de son intimité la retrouvaient dans son cabinet: on recommençait une conversation gaie et libre qui conduisait jusqu'à minuit ou une heure, qu'elle se couchait. »

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LE (ïBiiKO C4BINËT D£ LA. HËINK.

La cour al comme la mer » plus souveot agitée que calme.

Beeueil de Maximes.

Madame de Rohan , accompagnée des officiers de sa maison , des ducs de Sully, son neveu, et du duc de La Force, son ami, était depuis quelque temps rendue dans le cabinet de la reine. Ces deux seigneurs avaient voulu

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