‹ Mademoiselle de Rohan (volume 2)Chapitre 7 sur 39 · UNE MÈRE DE CE TEMPS · texte numérisé non relu

UNE MÈRE DE CE TEMPS

mondaines dont il convient de se défaire ; car le ciel les voit avec regret. Adieu ! Songez au délai que je vous accorde, et n'en demandez pas la prolongation lorsqu'il sera fini.»

La duchesse douairière de Rohan prit alors le bras du duc de Sully, et s'avança vers le salon accompagnée de sa fille ; aussitôt qu'elle y parut, un silence profond succéda à la conversation animée qu'on y tenait, et de proche en proche , à mesure que la noble dame continuait son chemin , partout sur son passage des marques pareilles de respect lui étaient manifestées, et il suffisait de sa présence pour glacer jusqu'à la gaîté des pages : on eût dit qu'où elle était , la réserve de l'étiquette devait éclore soudain.

Page 1