UN PAUVRE
Jjieii m'avoiier ; maintenant qu'elle le fait , je sais ce qu'il me reste à faire.
a — Louis prenez garde à ne pas me
compromettre; vous n'êtes pointa mon service, et je n'ai rien à vous commander.
« — L'amitié de Monsieur me rend son liommo lige, et c'est en son nom plutôt qu'au mien que j'agirai en appelant monsieur de Chabot.
« — NonpaSjS'il vous plaît, non pas ; ne me mêlez en rien là-dedans. Je suis tout à vous, c'est certain, et vous me feriez injure que d'en douter ; mais je dois des égards à la jeunesse de monsieur le prince , de la condesr cendance pour tant de victoires gagnées ; je ne vous en soutiendrai pas moins envers et contre tous ; ne me contraignez pas seulement à fâcher mon cousin de Condé.
« - Monsieur , dit alors la duchesse de Rohan, ne me refusera l)as du moins de me conduire chez la reine, d'appuyer de sa volonlé mes humbles représentations.
« — Oui , certes, madame, je le ferai \Or lonliers, très prochainement, à la fin de cette semaine, ou, au plus tard, dans les premiers jours du mois prochain.
« — Ce sera ce soir , monsieur : le temps est précieux ; à quoi bon le perdre ?
« — Eh! madame, le pourrai-je? ma santé est à demi-détruite , je ne sors pas des mains de mes docteurs ; ils veulent tous que demain je me médicamente,et aujourd'hui leur ordre m'interdit de sortir du Luxembourg. Je suis bien à plaindre, duchesse ! j'ai tout le corps endoloré, les muscles gonflés, les nerfs d'une sensibilité excessive ;j'ai des bourdonnemens dans les oreilles , une lassitude générale ; le sommeil me manque, mon appétit disparaît; je mange par étiquette Vous
voyez combien dans un état aussi dangereux et toujours en présence d'une menace de grande maladie , j'ai besoin de ménagements,
desoins, de prudence Non, je ne peux
aller sitik au Palais-Ptoval Je vous servi'*