‹ Mademoiselle de RohanChapitre 27 sur 30 · UNE E\PL1CATI · texte numérisé non relu

UNE E\PL1CATI

Mademoiselle de Rohan ne se retira pas de sa posture pensive, et ses yeux seuls eurent du mouvement; ils se portèrent vers l'entrée delà salle. C'était, en effet, M. de Chabotqui parut.

«Eh bien! cria la marquise, que nous apportez-vous.?

« — Rien de positif, répondit 'il; on ji beaucoup parlé , et on n'a pu s'entendre ; nous nous réunirons demain.

« — Chez le maréchal de La Mothe-Houdancourt? demanda vivement la diichessc.

« — Non, dit avec une simplicité ferme M. de Chabot.

« — Le combat aura donc lieu ? Et cette question sortit presque inintelligible des lèvres de mademoiselle de Rohan.

« •-- Il se peut que non; tout dépendra de cette nuit, des réflexions à faire, des concessions réciproques.

« — Oh! oui, vous avez tous autant déraison que de bravoure; chacun a fait ses preu-

veset n'a, par conséquent, rien à redouter de

la malignité humaine Qu'avez-vous dit ?

que vous a-t-on répondu?

« — On a beaucoup parlé, selon l'usage; nos amis se sont montrés remplis de bonne volonté; mais le moyen de tomber d'accord, lorsqu'au fond de tout cela^ il s'agissait d'être à vous ou de vous perdre?»

Le comte ensuite^ continuant, fit le récit de l'entrevue; mais comme il le tronqua en plusieurs circonstances, je vais le reprendre et le rapporter dans tonte sa vérité.

M. de Chabot ayant rencontré heureusement le duc de La Rochefoucauld et le marquis de Senneterre, se rendit chez le maréchal de La Mothe.

Ce seigneur les reçut avec son urbanité ordinaire. 11 parlait peu : on lui reprochait d'avoir de la paresse à terminer ses phrases commencées, et cela de telle sorte, que souvent il fallait en compléter le sens. Néanmoins, dans cette occasion, il sortit. de ses T. ir. 22

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