‹ Mademoiselle de Verdun (volume 2)Chapitre 11 sur 47 · LB DÉPART · texte numérisé non relu

LB DÉPART

écoulée entre des amis qui la chérissaient d'une affection bien yéritable, et un père dont elle était la joie et le bonheur.

Trois fois , au moment de partir , il fallut l'arracher des bras du baron de MinyiUe, auquel elle disait avec serrement de cœur un adieu plein de tristes pressentiments ; elle parcourut une à une les chambres de cette maison toute navrée de deuil, elle se promena pleine d'émotion dans les allées de ce jardin, oii avait eu lieu sa dernière conversation avec Georges.

Enfin , elle monta en voiture , et bientôt Versailles, ses larges boulevards, ses rues alignées, son immense palais et ses magnifiques promenades se perdirent derrière elle dans les brouillards de l'horizon.

L'hôtel du marquis de Polvil lui parut d'abord sombre et triste , froid et abandonné ; c'était un de ces vieux et beaux hôtels de la rue de Yarennes, aux larges et vastes cours, aux salons majestueusement fastueux, tels que

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