‹ Mademoiselle de Verdun (volume 2)Chapitre 12 sur 47 · I.K DÉPART · texte numérisé non relu

I.K DÉPART

nous n'en savons plus bâtir, legs chaque jour répudiés de l'aristocratie du siècle passé au siècle présent.

Le marquis de Polvil avait retrouvé en rentrant en France les débris d'une grande fortune, que les bontés des princes, auxquels il avait voué sa vie, avaient augmentée considérablement. Les charges qu'il possédait à la cour achevaient d'en faire un des plus riches et des plus grands seigneurs de l'époque. Son hôtel était le lieu de rendez-vous du plus pur royalisme, et son salon comptait, pour ainsi dire, comme le premier de ceux que l'on désignait, sous le nom de société du petit château,

La société du petit château brillait, au milieu du faubourg Sain^Germain, d'un lustre de bonne renommée politique, d'un vernis d'élégance et de raffinement aristocratique , qui lui faisait et beaucoup d'envieux et beaucoup d'admirateurs.

Il n'était pas facile d'être admis dans un

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des cercles du petit château , dont tous les membres se comptaient et se regardaient entre eux, ainsi que le font les grands d'Espagne de première classe yis-à-vis du reste de la noblesse espagnole. Il fallait, pour y être reçu, faire partie de la société intime de Tun de ces dignitaires de la maison du roi , qui par faveur spéciale recevaient quelquefois dans des soirées très -restreintes Thonneur d'une visite de S. A. R. madame la duchesse de Berry. Il fallait encore être inscrit sur la liste des petits bals de la cour, et y être ins* crit comme une personne que Ton aime à voir.

Le petit château se montrait fier de tous ces privilèges ; aussi se plaçait-il bien en tète du faubourg Saint-Germain dans son opinion aristocratique.

Le marquis de Polvil était un des chefs du petit château; on savait que le roi Faimait, qu'il causait volontiers avec lui, qu'il l'invitait à toutes les chasses royales, et qu'il se trouvait souvent désigné pour occuper la qua-

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