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les intérêts réciproques ; puis enfin, tout bien entendu et réglé, madame de Yauxclairs fut chargée, priée, par la famille de Baudrimont, de savoir du marquis de Polvil ses intentions à regard de sa nièce, et si une proposition de mariage faite par eux, sur les bases convenues, aurait quelque chance d'être accueillie.
A partir de ces premiers préliminaires, on vit presque tous les jours la comtesse de Vauxclairs se diriger alternativement vers les deux bétels de Polvil et de Baudrimont, et le bruit d'un mariage prochain, entre rhéritière du vieux marquis et le vicomte Charles, ne tarda pas à se répandre ; cependant les négociations avançaient lentement ; de part et d'autre, les prétentions se maintenaient avec autant de ténacité, et toute la diplomatie de la comtesse de Yauxclairs paraissait devoir échouer dans cette circonstance.
Le marquis de Polvil ne voulait donner que dix mille livres de rente, et exigeait que les nouveaux époux habitassent son hôtel.
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La comtesse de Baudrimont désirait que sa belle-fille vint se fixer près d*elle, et le comte de Baudrimont demandait une charge de gentilhomme de la chambre pour son fils.
Deux mois s'écoulèrent en pourparlers et en protocoles; toute la société savait quel mariage se négociait pour Marie de Verdun, elle seule demeurait dans une complète ignorance, la pensée du mariage ne s'était point encore présentée à son imagination , et ses jours se passaient dans une trompeuse sécurité.
Cependant, après ces deux mois de marches et contre -marches diplomatiques, exécutées avec une habileté tactitienne non pareille^ la comtesse de Y auxdairs parvint cependant à faire conclure un arrangement, dans lequel les deux parties se firent des concessions ou des avantages mutuels.
Il fut convenu :
Que les nouveaux mariés habiteraient l'hiver à rhôtel de Polvil, et que Tété ils passe-
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raient trois mois au châtean de Logeré, propriété de M. de Bandrimont, située sur les bords de la Loire,
La charge de gentilhomme de la diambre était accordée par le roi à l'époux de Marie de Verdun; enfin, les parties contractantes se trouvant d'accord, il fallut prévenir celle que l'on allait marier de tout ce qui avait ébt conclu, et le marquis de Polvil invita pour le lendemain soir la famille de Baudrimont, se réservant d'apprendre à sa nièce, le matin en déjeunant, tout ce qu'il avait fait pour eUe.
A partir de cet instant, qui vit aplanir les difficultés pécuniaires et celles d'amour-[Nropre, les visages devinrent aimables et empressés ; Charles de Baudrimont se montra comme un fils tendre et respectueux près du vieux marquis de Polvil, et témoigna l'empressemeiit le plus flatteur et le plus aimable k se faire présenter à sa jeune fiancée.
Madame de Vauxdairs fat £fttée, caressée, traitée comme une parente chérie, et la famille