‹ Mademoiselle de Verdun (volume 2)Chapitre 38 sur 47 · CRAINTES ET JOIE · texte numérisé non relu

CRAINTES ET JOIE

du bon plaisir, et que la représentaitionale dissoute de nouveau , ne pouris désormais exercer un contrôle indéit.

27 juillet , les premiers coups de fusil igèrent. Le drapeau blanc flottait enir tous les édifices publics ; Charles X Qcore le roi d*un puissant empire, et il ^ falloir que trois jours pour renverser peau et ce roi.

dant trois jours, les rues de Paris serd'arène à un combat acharné. Pendant )ur8 , la garde royale , brave et fidèle se fît tuer inutilement ; enfin , il fallut ui nombre, il fallut abandonner Paris, is des rois , la capitale du royaume; le u tricolore flottait déjà sur les tours de lie cathédrale.

lubourg Saint-Germain visitait ses terréjouissait aux eaus, le faubourg Saintîn honorait d^mi dernier ichist la royauté mourait, tandis qu'une révolution se

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dressait menaçante , tandis qu'elle déployait ses étendards, qu'elle acceptait la guerre, qu'elle en sortait victorieuse, et qu'elle faisait descendre du vieux trône de France une hr mille illustre et vénérée.

Le S9 juillet s'écoule rapidement. Paris est plongé dans une morne stupeur, c'est à peine si l'on voit s'ouvrir une fenêtre à travers Jaquelle passe une tète curieuse et inquiète. Les rues que n'occupe point la bataille sont désertes, d*énormes barricades les obstruent. La fusillade commence à se ralentir; quelquefois de lointaines clameurs se font entendre, alors , ceux qui avaient ouvert leurs portes ou leurs fenêtres , ceux qui s'étaient permis de respirer l'air dans la rue rentrent précipitamment , et collant leurs oreilles aux fentes de leurs volets , y demeurent des heures entières dans l'attente.

La vicomtesse de Baudrimont est seule dans l'hôtel de son oncle : le marquis de Poivil n*a pas quitté Saint-€loud depuis trois jours ; elle

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è toutes les heures des longues jouru 27 et du 28 juillet à tâcher de recueili nouvelles; elle veut savoir quels sont ciments engagés dans la lutte et quelles es présente la fortune, soit heureuses, lalheureuses. Elle ne peut douter que iment de Georges de Minville n*ait 3 les autres régiments présents à Paris irt à Faction ; alors, elle demande quelle à perte des troupes , pendant ces deux es; quel est le nombre des officiers i quel corps ils appartiennent. Puis son >*agite et s*émeut suivant les récits, que eur populaire apporte jusqu'à ses oreil- 11e écoute tout le monde , elle interroge îux qui, de près ou de loin , ont assisté rribles événements qui ensanglantent ;. En présence du danger qui menace îs , toute la timidité, toutes les hésitaie Marie ont disparu , elle se sent forte rageuse pour aller au-devant du mal- ^ >u du bonheur, au-devant de la certi-

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tude qui lui apprendra le sort de Thamme auquel appartient tout son amour.

Elle Taime de toutes les forces de son âme, avec tout Tentrainement de la passion. Elle Faime comme on n'aime qu'une fois en sayie; elle Taime à lui tout sacrifier, repos, bonheur, honneur, tout ce qu'une femme peut donner, tout ce qu'elle peut déposer en offrande, des trésors de sa vie, dans le temple de l'amour.

Marie aime Georges encore plus fortement depuis qu'elle tremble pour ses jours ; vingt fois elle aurait voulu pendant ces tristes journées , quitter son hôtel et courir par les rues, visiter les blessés, voir les morts, s'assurer enfin que Georges n'est ni mort, ni blessé; mais elle ignore vers quels lieux il lui faudrait dériger ses pas pour trouver le régiment auquel il appartenait ; elle connaît à peine les rues de Paris ; le courage et la force ne lui manquent pas , oh ! non , une excitation surnaturelle la soutient, elle souffre, mais ne faiblit pas.

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