UN SONNET
AvP2-vous lu certain petit sonnet , Sur la fièvre qui tient la princesse UranieP Molière.
Deux ans après les scènes qui viennent d'être décrites, le nouveau gouvernement par lequel avait été remplacée la royauté de Charles X, subissait à son tour les dernières crises d'une révolution comprimée. La mitraille et la fusillade ébranlaient encore une fois les vieilles maisons de Paris : mais la population s'était accoutumée à ces ba-
tailles de la rue; le procès des ministres, le pillage de rarchevêché l'avaient aguerri ; le choléra exerçait lui aussi de cruels ravages, chaque jour des tombereaux chargés de morts emportaient vers les cimetières béants des corps à peine ensevelis.
Paris en i832, avait un aspect triste et morne , presque désert, dont les âmes les plus courageuses restaient assombries. Les promenades demeuraient sans promeneurs, les spectacles sans spectateurs, et le bruit des voitures semblait considérablement diminué. Une terreur invincible s'était répandue dans toute la ville, puis au fléau asiatique, s'étaient joints les cruels effets de l'ignorance. Le peuple croyant découvrir un vaste complot d'empoisonnement dans le mal dont il souffrait , massacrait sans pitié tous ceux qu'une inepte fureur lui désignait comme coupables de ce crime. Enfin
Paris semblait à cette époque être arrivé au terme de sa longue existence : la barbarie siégeait au milieu de ses murailles, sur ses places publiques; les hommes et la peste s'entendaient pour détruire , et dans quelques quartiers, on montrait en s'éloignant d'un lieu si fatal , des maisons entières dépeuplées par la peste et l'émeute.
Au milieu de toute cette population frappée de stupeur ou furieuse, le faubourg Saint-Germain, il faut le dire à sa louange, conserva une attitude noble et calme; il semblait s'être pour un instant réveillé de sa torpeur, avoir repris quelques-unes des grandes vertus de ses pères.
En 1 832 , le faubourg Saint-Germain tendit la main au peuple de la révolution de i83o , il oublia tout ce qui s'était passé . et bravant la terreur du choléra , qui faisait
trembler ces hommes farouches, il alla les secourir jusques dans les cases infectes de leur demeure : il leur donna non-seulement de l'or, mais encore il leur donna ses soins, ses veilles, comme un ami les donnerait pour son ami malade.
Cependant , ne pouvant abandonner , même dans des circonstances aussi graves, ses habitudes frivoles , ne pouvant entièrement renoncer à sa vie futile; le faubourg Saint-Germain se réunissait encore au milieu de cette désolation , dans des soirées de petit comité. Il n'y était point fait de musique, il n'y était pas question de danser , mais de causeries et de lectures; la littérature de salon prit faveur à cette époque.
La vicomtesse de Baudrimont habitait toujours avec son oncle, le marquis de Polvil , leur hôtel de la rue de Varennes ; mais
l'intérieur de cette famille ne ressemblait plus à ce qu'il avait été jadis. Depuis la révolution de i83o, la dispersion de tout ce qui avait été attaché à la cour de Charles X, la retraite de quelques personnes dans leurs terres et quelques légers dissentiments d'opinion, s'étaient opposés à la réorganisation bien complète d'une société royaliste; d'ailleurs la société du petit château n'existait plus, le marquis de Polvil ne recevait aucune visite , déjà deux fois il avait été en Angleterre pour faire sa cour aux augustes exilés, et le reste du temps il se tenait dans la solitude de son hôtel ou dans celle du château de Logeré, n'ayant pour compagne que sa nièce, dont les soins et la conversation dissipaient quelquefois sa tristesse de vieillard, et semblaientle ranimera des espérances qu'il craignait de ne pas voir réaliser.
Le prince de Fiennes avait quitté la
France , et suivi la fortune ou l'infortune de la branche aînée des Bourbons.
Le comte de Baudrimont venait de se rallier au gouvernement existant , il allait à la nouvelle cour , aussi s'abstenait-il de visiter trop fréquemment le marquis de Polvil. Quant au vicomte de Baudrimont, sou temps se partageait comme à l'ordinaire, entre les folies et les dissipations que l'imagination du marquis de Vareuil et la sienne savaient inventer et mettre en relief.
Georges de Minville n'avait point reparu depuis la fameuse soirée du 29 juillet i83o. Des lettres de lui étaient parvenues à la vicomtesse de Baudrimont; ces lettres fort courtes et fort entortillées de style, annonçaient des voyages sur lesquels il ne s'expliquait pas, et l'embarras visible de ces let-
très laissait entendre qu'il lui était nécessaire d'user de la plus grande réserve dans toutes ses correspondances. A l'arrivée de S. A. R. Madame, en Vendée, les lettres de Georges cessèrent tout à coup. Alors il fut certain pour ^larie que Georges accompagnait cette princesse dans sa chevaleresque expédition.
Toutes les terreurs, toutes les craintes qui en i83o ont pendant trois jours rongé son cœur, viennent de nouveau assaillir la pauvre jeune vicomtesse de Baudrimont, qui, cette fois, n'a plus ni amis, ni soutien , qui, cette fois , dernière consolation d'un vieillard, est obligée de trouver eu son âme delà force pour deux souffrances, des consolations pour une douleur étrangère à celle qui la brise ; qui, cette fois , craint tout ensemble et d'ignorer les malheurs qui peuvent accabler Georges, et d'en attirer de
nouveaux sur lui, en donnant par ses questions indiscrètes, la connaissance de sa participation à la guerre de la Vendée.
Depuis la nuit du 29 juillet, Marie a sans cesse pensé à tous les événements de cette nuit , son amour pour Georges s'en est encore augmenté; maintenant elle éprouve un sentiment de vénération et de reconnaissance , qui se joint à toute l'affection qu'il lui inspirait déjà. C'est lui, lui seul auquel elle doit de n'avoir point succombé, de n'avoir point à rougir de cet amour qui fait la joie de son âme ; lui a eu pitié de sa faiblesse, de son amour , de son entraînement, il a respecté la femme qui se livrait , il l'a relevée dans ses bras pour la déposer sainte et sacrée en face de lui, et pour l'adorer comme un ange de charité.
Marie a senti sur ses lèvres les lèvres de
son amant ; elle a gardé l'impression de leurs baisers ; elle a presque entrevu entre ses bras l'instant doux et fatal des ineffables voluptés ; elle s'est avouée vaincue ; et cette conscience de sa défaite , elle en éprouve encore fempire ; elle sent que si de nouveau Georges apparaissait , il serait de nouveau maître non-seulement de son cœur , mais de toute sa personne. La solitude et la tristesse de sa vie actuelle nourrissent son amour, lui laissent creuser de profonds sillons dans son àme , et lui donnent une habitude de rêveries mélancoliques et d'espérances impossibles.
Ainsi ses journées se passent à prodiguer à son oncle les soins et l'affection d'une fille ; puis , quand elle se trouve seule , à demeurer des heures , et presque des nuits entières , dans des rêveries de passé et d'avenir.
Très-rarement Marie sortait le soir , à moins que le marquis de Polvil ne passât sa soirée de son côté chez quelque vieil ami, ou qu'il ne se trouvât en voyage. Depuis deux longs mois personne n'avait rencontré la vicomtesse de Baudrimont , quand arriva le i*"' juin i832. On ignorait si elle était morte ou vivante.
11 faut toujours écrire à ses amis, par un temps comme celui-ci, à monsieur, etc., s'il est encore vivant: disait M. de Jumiéges, que ses affaires avaient momentanément appelé à Paris ; on ne sait si Ton doit déposer des cartes aux cimetières de Paris, ou chez les portiers de ses connaissances.
Le i" juin i832 , une réunion très-modeste avait lieu , malgré le choléra , chez la comtesse de Montagny ; quelques intimes seulement étaient invités , tous pris parmi les puH , les plus purs du faubourg Saint-
Germain. On devait entendre les poèmes d'un jeune et noble auteur du très-noble faubourg , puis une ode sur la guerre de la Vendée , et un dithyrambe au choléra. La mode des soirées littéraires commençait à poindre; chaque cercle avait ses poètes et ses prosateurs ; et quelques invitations, au lieu de se terminer par , // / aura un violon , formule obligée des billets de bal, laissaient voir en toutes lettres, // j aura un poète. La comtesse de Montagny passait pour la femme la mieux fournie en célébrités littéraires; chez elle on rencontrait toujours de nouveaux Pindares fraîchement débarqués de leurs provinces , et qui venaient à Paris faire résonner les cordes harmonieuses de leurs lyres, attirés par la consommation de poètes et de poésie, dont Paris avait besoin pour son usage journalier. On voyait encore chez la comtesse de Montagny des
iemmes d'un âge plus que mûr, qui, un beau matin , s'étaient réveillées atteintes de poésie , et des jeunes filles inspirées qui chantaient modestement Sapho devant un auditoire de cinquante personnes.
La soirée de la comtesse de Montagny n'avait point été annoncée par des invitations, mais cette précieuse maîtresse de maison s'était donné la peine de s'assurer par elle-même de l'exactitude de tous ses invités, et la vicomtesse de Baudrimont se trouvait de ce nombre.
Ne me faites pas faux-bon, au moins, ma chère belle , je n'ai que des fidèles, car nous serons un peu séditieux. J'ai fait garnir mes vases du Japon de touffes de lys , et le portrait de Henri V sera inauguré à la place de celui de ma gfand'mère, que je transporte dans la chambre du précepteur de
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mon fils. Ma soirée est une soirée de littérature ro}'aliste; je peux compter sur vous.
Marie ne put se défendre contre les instances de madame de Montagny; elle lui promit donc de ne pas manquer à sa réunion monarchique et poétique , et dix heures venues elle s'achemina vers cette conspiration d'un monde choisi et privilégié , contre l'ordre de choses établi.
Quand elle arriva , le salon était déjà presque rempli, et la comtesse de Montagny se trouva obligée de faire ouvrir un second salon, tout en protestant qu'elle était désolée de donner à sa réunion d'intimes les apparences d'une grande soirée.
Cette société intime portait dans ses vêtements des démonstrations certaines de ses opinions légitimistes ; les femmes avaient des ceintures vertes sur des robes blanches,
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les hommes des habits verts à boutons d'argent. Les chefs de la jeunesse se distinguaient par des boutons fleurdelysés ; d'énormes touffes de lys , ainsi que l'avait annoncé la comtesse de Montagny, garnissaient de grands vases du Japon , et le portrait de Henri Y, appendu dans l'endroit le plus en vue du salon , attirait les observations de tous les connaisseurs en peinture , et de quelques vieux gentilshommes, qui cherchaient auquel de son père ou de sa mère il ressemblait le plus.
La séance littéraire n'avait point encore été ouverte. Le poëte qui devait chanter le choléra n'arrivait point, et le programme de la soirée portait qu'immédiatement après une ode au jeune roi exilé, on entendrait le dithyrambe au choléra, qu'on assurait d'une vigueur de poésie peu commune. L'auteur de ce dithyrambe n'a
pas une réputation ^ite y atfait disant à chacun la comtesse de Montagny , mais je crois qu'il laissera bien loin derrière lui, quand il sera connu, et Lamartine, et Victor Hugo, et tous les autres poètes modernes. Il possède une originalité que je n'ai vue qu'à lui ; ses images poétiques sont inattendues et toujours nouvelles.
— Comment nommez- vous ce prodige, madame? demanda M. de Balandry.
— Vous le connaissez à merveille, vous, monsieur de Balandry ; mon poëte est tout bonnement le petit de Sapide.
— Gustave de Sapide ! cela n'est pas possible !
— Rien n'est plus véritable , je vous l'assure, vous serez étonné de son talent.
:M-2 MADBMUlSELJb'i^ ^
— Si talent ilr «Vie vous :i'4poi'Kls que mon étonnement sera grand, madame; j'avais toujours pens^ que Gustave de Sapide était quelqu'uiï-de ce^'ibiCx sultans ^oàeuxs, retrou^s dans l'arrière-boutique d'un parfumeur de la rue Saint-Denis , sa parole est pommadée, son regard est musqué et tous ses mouvements sont empreints d'une mi-
gnarde nonchalance Enfin, madame,
votre poëte m'a toujours produit l'effet d'un flacon d'eau de Portugal mal bouché.
— Vous êtes plus méchant ce soir qu'à l'ordinaire, monsieur de Balandry ; allons, ne dites pas de mal de mon petit poëte; je vous assure qu'il a écrit de fort belles choses, et puis il a d'excellentes opinions.
— Oh 1 s'il a d'excellentes opinions, cela répond à tout; je le déclare grandissime poète Racinien , Byronnien , Lamartinien , Hugotien, comme il vous plaira enfin.
— Vous voilà tout à fait en moquerie, ce n'est pas bien ; tenez, mon poëte arrive, nous allons commencer , soyez indulgent. Me le promettez-vous ?
— Je demanderai bis après chaque morceau, si vous voulez.
— Il n'est pas besoin de ce soin, écoutez, voilà tout.
Le comte de Balandrj apercevant dans le coin le plus retivéde cette salle académique la vicomtesse de Baudrimont, fut se placer derrière elle sur UEi,e chaise vacante, pour avoir le plaisir de lui faire part de toutes les petites méchancetés que lui inspirait la soirée de madame de Momagny.
— Me permettez-vous, lui dit-il , en approchant sa chaise, de son fauteuil, de venir me ranger près de vous pour être à même d'entendre vos observations sur la poésie que nous allons écouter.
— Mes observations, répondit en souriant madame de Baudrimont , je crois que vous vous moquez de moi, monsieur de Balandry; je crains d'être compromise par les mauvais propos que vous allez tenir.
— Et pourrai-je vous demander , madame, pourquoi vous me supposez des intentions si malveillantes à l'égard des poètes ici rassemblés?
— Pourquoi, monsieur de Balandry? mais s'ilfautvousparlerfrancliement,je vous dirai que ces poètes me paraissent fort peu poètes, et que je ne voij^ /crois pas attiré à cette réunion par votre amour de la littérature.
— Puisque les diseurs de vers que nous devons subir ne vous paraissent pas poëtes , seriez-vous assez bonne pour me dire parmi quelle espèce de gens vous les classez?
■ — Ils sont pour moi, monsieur de Balandry, comme des signes certains de décadence , si ce n'est de l'art poétique, tout au moins du bon goût de la société. Ce patronnage littéraire que veut s'attribuer le grand monde , me paraît bien misérable , exercé de la sorte.
— Nous en sommes arrivés , madame , à perfectionner l'a ri dimé tique, nous faisons des additions de zéros , avec une merveilleuse facilité. Mais écoutons , la séance est ouverte.
— Comment nommez-vous le génie qui s'apprête à chanter?
— Cq génie se nomme M. des Palumbes; Il chante ordinairement les forêts vierges , leur magnificence et les serpents du désert et ses animaux anti - diluviens ; c'est du
reste un assez bon jeune homme , qui fait son cours de droit pour entrer au conseil d'état. Le voilà, ma foi, installé devant la cheminée , il s'apprête , il passe la main sur son front, chut! les écluses de son imagination sont ouvertes , admirons.
Le jeune homme qui ouvrait cette espèce de séance littéraire était un pauvre garçon que ne tourmentait pas du tout la fureur poétique : mais pour être à la mode , il s'était mis à versifier sur toutes sortes de sujets , et son nom inscrit dans plus de deux cents albums avait fini par être connu du faubourg Saint-Germain.
M. des Palumbes, blond, rose , aflfectant la timidité d'une femme, réussit au-delà de ce qu'il avait espéré. Les plus jolies coquettes voulurent être chantées par lui, et l'on s'ar-
iacha un petit journal hebdomaire dans lequel il avait inséré une ballade adressée
A une belle inconnue.
Les vers qu'il débitait en ce moment devant l'élite des bas bleus et la fine fleur desjugeurs littéraires du faubourg Saint- Germain , annonçaient des prétentions plus élevées , une sorte d'ambition de poëte épique ou dithyrambique vraiment effrayante , et ces vers ornés du titre pompeux :
La chute des Trônes ,
tombaient deux ù deux, sans pensées, sans mouvements, avec une sonorité d'expressions outrées, sorte de gamme chromatique destinée à cacher la pauvreté de l'imagination. Cependant , comme toutes
les phrases en étaient monarchiques sous une forme apocalyptique, ses vers furent applaudis avec enthousiasme , et de toute part éclata un concert de louanges assourdissant.
— Que dites-vous de la chute des trônes , madame? demanda M. de Balandry, à la vicomtesse de Baudrimont.
— Je n'y ai rien compris , pouvez-vous me l'expliquer.
— Non, certainement, mais je pense, comme je ne sais plus quel personnage de la fausse Agnès: « quand je ne comprends pas, » je suis toujours dans l'admiration. » Vous avez vu comme j'ai applaudi.
A un autre : voici je crois le choléra ; cet inspiré qui boit en ce moment le verre d'eau sucrée placé sur la cheminée, cette
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tribune de la poésie moderne ; est chargé de chanter le choléra. Nous aurons un déluge d'épi thctes hardies et neuves dont il a enrichi la langue française ; je vous le présente comme l'inventeur du mot turpe et de celui, non moins intéressant de monde ^ par opposition à immonde.
— Et le nom de ce grand homme , monsieur de Balandry ?
— 11 a deux noms et deux sexes, madame; son nom littéraire, est Joséphine Bermude, son vrai nom, Eugène de Voisinard; vous voyez que rien ne manque à sa gloire : nom de baptême, nom de famille, pseudonyme , tour à tour jeune fille et jeune homme.
— A-t-il déjà publié quelque chose?
•— Comment ! s'il { a publié quelque
chose? la Revue de Mai mande est pleine de ses poésies; le voici qui s élance y le signal est donné , soyons tout oreilles !
Et cependant le comte de Balandry , se penchant sur le dossier du fauteuil de Marie, continua sa causerie satirique, et ses jugements s'exprimèrent par des phrases détachées, des mots jetés en critique volante , dont elle ne savait s'empêcher de sourire.
— Bien! très-bien! voici déjà le choléra bleu, nous le verrons rouge ou vert, tout k l'heure , si cela convient à la rime.
De mieux en mieux, le choléra se transforme en courtisanne impure; je tiens à ce que l'on fasse la description de sa toilette.
La voilà 1.... rien n'y manque, les bonnets, les souliers.
Ah! elle a le regard fauve.,., drôle de
courtisanne des doigts crochus le
teint livide
Décidément, madame Joséphine Bermude ou M. Eugène de Voisinard, sont pleins d'imagination.
Vous ne pouvez vous empêcher , madame, de crier nature, en manière d'applaudissements, nature est le mot approbatif consacré pour l'horrible.
— Qui, moi, monsieur de Balandry, que j'applaudisse à cette poésie ridicule.
— Vous êtes bien difficile, voyez madame de Tulange, elle prodigue à M. Eugène de Voisinard tout le miel de sa louange.