‹ Mademoiselle de VerdunChapitre 7 sur 22 · DE V 15 11 U UN. HT · texte numérisé non relu

DE V 15 11 U UN. HT

rt'lruuvet' la leiitlresse tl'iiu pt-rc cluiis bou aHecùon indulgente et désintéressée.

Cette perspective d'avenir qui lui était offertedequelque incertitude qu'elle pût paraître entourée, de quelque impossibilité qu'elle semblât revêtue; souleva dans l'âme de Marie un combat violent entre ses espérances et ses devoirs, il 1 ui fallut tout l'empire d'une sincère dévotion , sur une àme vraiment chrétienne pour la chasser de son esprit.

Retrouver Georges c'était croire à la mort de M. de Baudrimont.

Elle s'en remit à la volonté de Dieu, lui demandant de ne pas la punir d'une pensée qu'elle se reprochait.

Avant de s'endormir, elle voulut répondre par quelques mots au prince de Fiea-

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nés, elle se sentait heureuse, d'un bonheur depuis longtemps perdu ; son cœur , pour la première fois depuis son mariage, éprouvait une sensation de bien-être qui résonnait en sa poitrine, comme une douce et délicieuse musique. Elle s'assit donc devant sa table , et prenant une petite feuille de papier, elle la couvrit de caractères à peine formés, tant elle se trouvait agitée d'une émotion pleine de félicités.

« Vous êtes bon , dix fois bon , cent fois » bon , mon cher tuteur , je ne vous remer- » cie pas, je ne vous exprime pas ma re- » connaissance, je ne puis rien dire, vous » m'avez rendue sotte au dernier point , en » me rendant heureuse; peut-être si je vous )) vois demain pourrai-je mieux vous faire » comprendre ce qui est en moi. Ce soir, » je me tais , et je vais dormir d'un long et » bon sommeil , suivant votre ordonnance.

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» Adieu , venez demain , vous verrez votre » pupille heureuse d'un bonheur qu'elle •» vous doit.

» Marie. »

De toutes les nuits que Marie avait comptées dans sa jeune existence , celle-ci fut la plus douce, celle dont les rêves la bercèrent des illusions les plus riantes.

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