Il est peut-être curieux d'indiquer ce qu'on jouait dansl
MADEMOISELLE (JIOGO 2:9
'ncore, de son rire éclatant. C'était, cette soirée, .e vrai couronnement de sa carrière. Peut-être, wprès la dernière représentation du Bourgeois iientilhomme^ son appartement de la rue Barbette, bien qu'elle y eût toutes ses aises, lui parût- il un peu silencieux.
dépendant toutes les initiatives de Sageret, bien que suivies souvent de succès, n'avaient pu assurer sa lourde entreprise. Il succombait sous des charges écrasantes, ayant eu à se
.es théâtres de Paris en cette soirée du 27 frimaire an YII :
Théâtre de la République et des Arts : Relâche pour la répétition d^Olympe.
Théâtre-Français du Faubourg-Saint-Germain (Odéon) : Périandre, tragédie.
Favart : Les Deux tuteurs et Gulnare (Dalayrac).
Feydeau : I es noms supposés (Gavaux); L'Erreur (t'iin beaupère (Marsollier).
Vaudeville : Belle et Bonne; Arlequin tout seul\ Pour et con tre.
Montansier- Variétés : Jade tel, le Sculpteur, la Servante maîtresse.
Cité-Variétés : Frédèrjilas ou Le Démon familier, pantomime dialoguée.
Émulation : La Petite- fille du Grand Mogol.
Ambigu : VHéroïne américaine.
Amis des Arts : Le Déserteur (Mercier).
Jeunes Artistes : Julia, ou les Souterrains de Mazzini.
Marais : Honorine; La Danse interrompue.
Sans parler des innombrables petits spectacles qui conviaient aussi le public.
débattre aussi contre des inimitiés et des attaques venues d'où il ne les eût peut-être pas attendues. Parmi les comédiens qu'il avait rassemblés, il n'avait pu faire régner la paix; des molifs de dissentiments subsistaient entre eux, des jalousies animaient les uns contre les autres les acteurs qui, dans la crise, avaient pris des partis différents. Au moment de ses premiers efforts pour une réunion générale, Sageret avait été accusé par les éléments venus du théâtre de la République et de Louvois d'avoir employé pour un autre usage les subsides qui lui auraient été remis pour aider son œuvre de fusion. Sous l'empire de la colère, il avait écrit cette lettre au ministre des Finances :
Citoyen ministre,
La calomnie veut m'atteindre et vous allez m'en garantir.
On a faussement dit que j'avais soustrait et dissipé au profit de Feydeau les sommes que le Gouvernement m'avait fait donner.
Vous savez, citoyen ministre, qu'il ne m'a pas été délivré un écu. Rendez-moi justice et veuillez le déclarer : j'ai besoin d'une justification.
J'attends demain avec la plus vive impatience, car, ou vous consolidez l'opération que j'ai entreprise avec tant de courage sous les yeux du Direc-
loire, ou je remets les engagements des ci-devant comédiens français pour leur rendre la liberté. Je n'aurais plus la douleur d'être en proie aux plus ridicules calomnies quand j'ai sacrifié mon temps et ma fortune pour le rétablissement du premier théâtre de déclamation.
Le temps presse, hàtez-vous, je vous en supplie.
Salut et respect,
SAGERliT*.
Pendant sa gestion des théâtres de la République et du faubourg Saint-Germain, Sageret, dans une heure d'exaspération, dénonçait l'hostilité des anciens comédiens de la Nation contre ceux de la République.
... Si je ne savais que ma conduite et ma moralité connues appellent quelque estime, je me garderais bien de lutter contre les débris de la ci-devant Comédie-Française, qui, tout simplement, cherchent à se vendre particulièrement et dissimulent leur but, tantôt en supposant ridicule l'espèce de réunion approuvée par le gouvernement, tantôt en menaçant de quitter en payant des dédits (ils n'ont pas le sol) si on les met avec leurs persécuteurs, car c'est ainsi qu'ils appellent les artistes du Théâtre de la République.
Au total, quels sont les détracteurs les plus mar-