‹ Mademoiselle Lange vaudeville en un acteChapitre 4 sur 18 · JULIE, MARIETTE · texte numérisé non relu

JULIE, MARIETTE

jüLTE, appelant. Mariettcl qu'a fait, hier, ta maîtresse, en rentrant de la Comédic- Erançaisc ?

Mariette. Elle a pleuré.

Julie. Et ce matin en se levant?

Mariette. Elle a pleuré.

Julie. Elle est donc changée en fontaine?

Mariette. En fleuve , mademoiselle ; le Rhône n’est rien auprès.

JULIE. Qu'cst-il donc arrivé ?

MARIETTE. Il est arrivé une lettre de Bruxelles.

JULIE. Un père de Léopold!.. Je comprends alors pourquoi on l'a siffléc.

Mariette, indignée. On l'a sifflée!

JULIE. Eh! oui, la lèlc n'y était plus. Aussi point de mémoire, point de verve, point de sensibilité, point de grâce.

Mariette. Oh! l’amour!... voyez comme ça nous change!

julie. Un seul homme a protesté contre les sifflets, et cet homme, c’est M. Léopold, qui a bondi comme un lion et s'est élancé comme une ]>anthère.

MARIETTE. Il a applaudi ?

JULIE. Oui, sur la joue du mécontent.

Mariette. Grand Dieu! mais c'est un duel alors !

julie. Le moyen de le prévenir... le siffleur était le comte de Mauléon.

Mariette. Le dernier amoureux congédié par mademoiselle.

julie. Le plus adroit bretteur de Paris.

Mariette. Et le plus maladroit soupirant* Voici mademoiselle.

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SCÈNÈ IV.

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