‹ Mademoiselle Olympe (ancienne maison Palmyre)Chapitre 16 sur 22 · LES PETITS MOYENS D UN TRES CHER FRERE · texte numérisé non relu

LES PETITS MOYENS D UN TRES CHER FRERE

C'est à Meudon que nous allons transporter le lecteur, dans la maison de santé fondée par le docteur Samuel Boott, et dans laquelle le célèbre praticien avait soigné, puis épousé une femme qui, quelques années plus tard, était connue de tout Paris sous le nom de la Belle Grêlée.

La maison, au départ du docteur pour l'Amérique, avait été achetée par les frères missionnaires de Saint-Jean, qui, en y continuant le traitement à l'américaine, mis en usage par le célèbre docteur Boott, y avaient ajouté plus spécialement des chambres où étaient soignés des gens atteints d'nliénation mentale. Aussi, à Meudon, la maison était-elle plus spécialement connue sous le nom de l'hospice des aliénés de Saint-Jean.

C'est là qu'avait été amené, sur l'ordre du frère André, le comte Hardi des Éiangs, enfermé dans un appartement, cachant sous son luxe et ses tentures les capitons qui préservaient de tout choc. Constamment le comte était veillé par un frère, le plus souvent le frère André lui-même, qu'il affectionnait d'une façon toute particuUère. L'appartement, qui servait autrefois, du temps du docteur Boott, aux convalescents, faisait l'angle des bâtiments. Par une porte donnant sur la rue, ils pouvaient aller et venir et surtout rentrer à l'heure qu'il leur plaisait. C'est le fi'ère André qui avait la clef de cette porte.

Certain jour, à l'aube, on l'avait vu sortir, donnant son bras au comte. Celui-ci était tout à fait transformé : le corps couché, le crâne dénudé, les pommettes saillantes, mais l'œil éclairé par un regard effrayant, il semblait marcher sans voir ce qui l'entourait. Le regard ne voyait que dans la pensée. Le frère avait pour lui les soins qu'on a pour un enfant, parlant doucement, cherchant à le faire rire; mais le comte n'entendait pas. Poursuivant son rêve, il disait :

— C'est par sa femme que je me vengerai. Oui, oui, je la prendrai, je l'enlèverai, et s'il vient, c'est lui que je tuerai! L'autre est morte, il mourra comme elle; j'ai l'arme là, toujours là!

Et il appuyait sur sa poitrine.

— Cher comte, interrompait le frère André, il faut chasser ces souvenirs.

C'est fini. Elle a commis une faute, elle Ta payée de sa vie; c'est Dieu qui la juge, oubliez. Maintenant vous êtes seul, maintenant vous êtes libre, il faut réagir. C'est pour vous être trop consacré à la science que vous souffrez aujourd'hui. L'homme n'est pas lait que pour le travail, il est responsable de sa vie devant le Créateur, et le Créateur a mis sur cette terre des joies qu'il ne doit pas refuser. La morale, la vertu doivent s'oublier quand la santé commande. Il faut vivre, et puisque le mariage que vous recherchiez a été brisé , sans que vous ayez les joies qu'il devait vous donner, il faut les prendre ailleurs.

— Celle que je veux connaître, c'est elle, elle! Je veux lavoir avec moi un jour, une heure et l'envoyer chercher..., lui, pour qu'il nous voie tous les deux... dans les bras l'un de l'autre, pour qu'il me reconnaisse..., lui, pour qu'il soit ridicule. Voilà ce que je veux, mon frère ; ne me parlez pas de pardon et de miséricorde. On n'en a pas eu pour moi, je n'en aurai pas.

— C'est l'austérité de votre vie qui emplit votre cerveau de ces sinistres pensées. Je suis votre ami, votre médecin; j'oubhe mon autre caractère pour n'écouter que la voix du devoir. Il faut vivre, et c'est le plaisir seul qui doit vous donner la vie.

Le comte, alors, avait des gestes de dénégation et répétait sans cesse ;

— Non, c'est elle, elle que je veux! Son corps à elle, sa vie à lui!

Puis, comme l'accès de rage redoublait, le frère le faisait prudemment rentrer.

Cette scène se renouvelait souvent. Elle avait eu pour résultat qu'un jour, semblant céder, le frère André avait promis qu'un soir il mènerait le comte dans une maison où il verrait celle qu'à Paris on nommait la Phryné. Depuis le jour où le malade avait reçu cette assurance qu'il pourrait parler à la femme de Costin, qu'il se trouverait avec elle, il semblait aller beaucoup mieux ; les crises étaient moins fréquentes, il parlait plus raisonnablement, il était calme enfin. En parlant de guérison, le frère André se trompait ou voulait tromper les autres. Ce ne devait être qu'une accalmie, assurément, précurseur d'une chute plus redoutable; mais enfin, en déclarant à son frère l'état du comte des Étangs plus satisfaisant, il ne mentait pas.

Il n'en était pas de même pour le vieux duc de Gesvres. Celui-ci se mourait.

Le vieux duc avait été porté dans un appartement réservé d'ordinaire au personnel de la maison, dans l'angle opposé à celui occupé par son gendre. Depuis le jour de son arrivée dans la maison, il n'avait repris connaissance que quelques heures, et cela c'étaient les frères de Saint-Jean qui l'assuraient. Les laïques employés pour les bas ouvrages affirmaient que la situation du duc n'avait été qu'en s'aggravant, sans une seule heure de lucidité.

La chambre à coucher dans laquelle on l'avait porté était celle qu'occupait le frère directeur, momentanément en voyage. Cette chambre, assez spacieuse et bien éclairée, était confortablement meublée : un large lit, bien caché sous d'épais rideaux ; quatre fauteuils, hauts de dossier, bas de siège, ressemblant à des prie- Dieu; une haute cheminée, sur le dessus de laquelle était une Immaculée Conception. Entre les deux fenêtres se trouvait un marbre ayant la forme d'un autel, sur lequel se dressait un crucifix énorme. La chambre, depuis l'arrivée du malade,

était un peu en désordre. Sur l'autel, de nombreuses fioles de médicaments, de petits pots étaient placés, des livres de messe servaient de presse-papiers aux ordonnances du docteur; tous les objets que nécessitait l'état du malade se mêlaient aux objets de sainteté, et c'était d'un bizarre effet.

Mais cela ne gênait en rien les saints fils de saint Joseph. Depuis deux jours, le vieux duc agonisait, les extrémités froides, le regard éteint, la gorge râlant avec un bruit semblable aux gloussements, et les frères se succédaient devant le petit autel, agenouillés, priant, tant la foi est une chose merveilleuse, devant les petites fioles et les pots, espérant toujours que le Seigneur, malgré les odeurs nauséabondes qui remplissaient la chambre, s'occuperait du malade.

Les laïques, dans l'office, se racontaient qu'avant d'administrer le noble malade, un notaire — celui de l'ordre des frères de Saint-Jean — était venu recueillir ses dernières volontés. Des frères soutenaient le malade et se penchaient sur lui pour écouter son râle; et les braves gens, habitués au langage des morts, traduisaient ce que, disait-on, il avait pu dicter, une grande page. Puis on avait relu au vieux duc ce qui avait été écrit. On lui avait demandé si c'était bien là l'expression de sa pensée. Son râle avait, paraît-il, encore dit : Oui! Les frères de la Mission de Saint-Jean sont les premiers Hnguistes du monde, personne ne l'ignore, cela est nécessaire aux grandes missions.

Alors on avait glissé une plume entre les doigts du mourant ; deux frères avaient dirigé sa main, et il avait signé. Mais superbement signé, pas de doute possible, c'était bien le grand G gras, épais et les petites lettres illisibles qui constituaient la griffe du très noble duc. Puis, tous les frères composant le personnel de la maison étaient entrés portant des cierges, et on avait mimi le vieux duc des sacrements de l'Église. Pas un instant il n'avait cessé de faire entendre le râle lugubre..., puis le surlendemain, c'est-à-dire le jour où le frère André avait promis au comte Hardi des Étangs, s'il voulait être raisonnable, de lui faire obtenir un entretien le soir même avec la Phryné, le râle était devenu moins fort, la respiration plus régulière et plus douce. On avait dit aussitôt que le ciel faisait un miracle, le duc était sauvé.

Mais cela ne dura pas; il ouvrit un instant les yeux, le regard sembla revivre quelques secondes, ses lèvres se remuèrent, il voulait parler. Les frères qui le veillaient se penchèrent, ceux qui priaient accoururent pour entendre.

Le vieux duc sacra un juron et le fit suivre d'une obscénité, avec laquelle s'envola son dernier soupir.

On alla aussitôt prévenir le frère qui paraissait, en l'absence du frère dirigeant, commander dans la maison. Il ordonna que le décès fût tenu absolument secret. Deux frères devaient au plus tôt mettre la chambre en ordre, bien nettoyer tout, faire la toilette mortuaire du vieux duc.

Il vint lui-même le regarder et diriger ce qu'il avait commandé; il fit disparaître plusieurs fioles. Puis, tout étant en état, il alla retrouver son malade, il lui dit que le duc se portait admirablement ; il lui rappela que c'était ce soir qu'il devait le faire rencontrer avec la belle M'*^° Costin.

Le frère André partit alors en disant au frère qui devait le rempla'^-er qu'il

allait chez le duc chercher les papiers nécessaires à la déclaration de décès. L'hôtel étant inhabité, il avait pris, dans les vêtements du duc, les clefs des petits meubles particuliers.

Il était tout fiévreux, le frère André, en pensant à ce qu'il faisait. Il pensait trouver là le père Séjournet, son ennemi intime; c'est au père Séjournet qu'il devait demander l'autorisation de fouiller dans certains meubles placés dans les appartements fermés depuis le départ du duc, et dont Séjournet avait les clefs.

Pour obtenir cela, il dirait au vieux serviteur des de Gesvres qu'il agissait sur un ordre in extremis du duc de Gesvres, pour détruire certains papiers qui devaient disparaître avec lui.

La tète penchée, le front lourd, un mauvais sourire sur les lèvres, le frère André, pensant à ce qu'il allait faire, à ce qu'il devait faire le soir, dit :

— Chacun pour soit; Dieu pour... personne...

Frère André arriva bientôt rue Bellechasse, à l'hôtel du duc de Gesvres. Lorsqu'il se présenta au concierge, il fut étonné de l'accueil singulier qui lui était fait. A toutes les demandes, on répondait par monosyllabes. Lorsqu'il voulut monter, on lui dit qu'un ordre de la petite comtesse défendait à quiconque de franchir le seuil des appartements du duc et de la comtesse de Gesvres. Ayant manifesté son étonnem.ent de ce qu'on appelât encore Geneviève comtesse de Gesvres, il lui fut répondu qu'il était interdit de prononcer dans la maison le nom du comte Hardi des Élangs. M^^^ de Gesvres devait être considérée comme elle était avant le mariage.

Le frère ayant insisté pour savoir si la petite comtesse était revenue habiter l'hôtel, on refusa de lui répondre; il allait se fâcher, mais- le vieux se leva, lui disant que, bien à regret, s'il faisait le moindre scandale, il allait être obligé de le mettre à la porte ; c'était l'ordre qu'ii avait reçu.

Il se radoucit alors et déclara qu'il avait à parler à M. Séjournet, ayant à lui communiquer une nouvelle grave. Là encore on l'empêcha de monter aux appartements de M. Séjournet; on le fit attendre dans une sorte de bureau où les fournisseurs étaient admis. Là, M. Séjournet vint le rejoindre.

Le vieil intendant était habituellement affectueux et respectueux avec le frère André. Cette fois, il l'accueilUt de façon hautaine, lui demandant :

— Mon frère, êtes- vous envoyé par la maison des missionnaires de Saint- Jean, pour nous donner des nouvelles de M. le duc?

— Je viens sur la prière, sur l'ordre du duc, monsieur Séjournet.

— Je vous écoute, mon frère.

— D'abord, M'^° la comtesse des Étangs est-elle à Paris et visible? Séjournet s'inchna et reprit :

— Madame la comtesse de Gesvres est à Paris, dans ses appartements ; elle ne veut recevoir personne.

— Qu'importe; veuillez lui di^e que j'ai besoin, absolument besoin, de lui parler, vous entendez bien, et de la part de M. le duc, son père, et de la pari de M. des Élangs, son mari.

— Ce n'est pas possible, fit Séjournet.

Le frère André insista :

— Je vous prie, je vous ordonne au besoin, monsieur Séjournet. d'aller dire à M""*^ la comtesse que, chargé d'une mission par sa famille, il faut absolument que je la voie.

Le père Séjournefc s'agitait; il était tout tremblant, ses yeux étincelaient, mais il était livide. L'émotion qu'il éprouvait à faire exécuter les ordres qu'il avait reçus était visible. Il se dressa et se plaça devant le frère, lui disant :

— Monsieur..., mon cher frère André, M"® la comtesse de Gesvres a fait par trois fois sommer le directeur des missionnaires de Saint-Jean de ramener son père malade dans son hôtel. M""® la comtesse, majeure par son mariage, a obtenu, en raison de l'état de santé de son père, par ordonnance du tribunal, la gestion de ses biens; c'est elle qui commande ici. Par une autre ordonnance du président du tribunal civil, l'instance en séparation réclamée par M"« de Gesvres, à cause du crime inqualifiable commis sur elle par son mari, a été acceptée. Une ordonnance du président lui ordonne de rester chez elle, en même temps qu'elle lui donne le droit de faire chasser, au besoin arrêter, celui qui l'a épousée, s'il voulait, fût-ce par la force, rentrer ici.

Le frère André haussait les épaules, avançait dédaigneusement les lèvres; le père Séjournet était tout tremblant d'émotion. Il acheva :

— En vertu de ces ordonnances, M^'^ de Gesvres ne pouvant pas, écoutant son cœur, rendre visite à son père malade, mourant, car elle risquerait de se trouver en présence du mari qu'elle veut répudier, vous a sommé de ramener son père ici. Ces sommations étant restées sans résultat, elle fera ce qu'elle croit devoir faire, mais elle a donné l'ordre absolu que cette porte vous fût fermée. Maintenant, monsieur, j'ai l'honneur de vous saluer.

Le frère André haussait les épaules. Se voyant seul avec le vieux Séjournet, il lui dit :

— Allons, valet, c'est assez. C'est à vos maîtres que j'ai affaire et non à vous. Cette comédie a trop duré.

Comme le père Séjouraet, rouge comme une guigne, se plaçait devant lui en se croisant les bras, le frère André le prit au collet.

Il était fort, ce cher frère; d'un mouvement brusque, il envoya le vieillard rouler dans un coin de la chambre, en disant :

— Allons, laissez-moi passer; vous ne voulez pas me conduire, j'irai moimême.

Et, ouvrant la porte, il se dirigeait vers le grand escalier, à la slupéfaction du suisse, qui, adossé à la porte de sa loge, attendait l'évincement de celui que, dans l'hôtel, on appelait le Corbeau.

A ce moment, Pierre Costin franchissait le seuil de la porte cochère. Apercevant la robe noire qui se glissait dans l'escalier, il courut, disant au suisse :

— Que faites-vous? vous ne voyez donc pas?

11 grimpa vivement et, tirant le frère André par la robe, il lui dit .

— Que venez-vous faire ici, monsieur? sortez!

320 LES AMOURS D'UN FRÈRE El D'UNE MORTE.

— Je viens apporter le pardon à ceux que vous avez déshonorés.

— Allons donc, hypocrite!

Et, en disant ces mots, il tira si brusquement le frère André, que celui-ci descendit deux marches.

Livide, il allait riposter, lorsque son frère cria :

— Baptiste, Justin, exécutez les ordres que l'on vous a donnés, et jetez ce misérable à la porte.

Avant que le frère André eût eu le temps de se reconnaître, il était saisi, emporté et déposé sur le trottoir.

Il avait la mousse aux lèvres; l'injure grondait dans sa gorge; mais il se contint. Voyant que les domesLiqucs sortaient de l'hôtel, que les gens s'arrêtaient dans la rue, il fit le signe de la croix, joignit les mains, et humble, la tête basse, il partit.

Il marchait lentement, la rage, la colère au cœur, mais le calme sur le front, les mains jointes et semblant prier le Seigneur pour les malheureux égarés qui repoussaient le pardon qu'il venait offrir. 0 tartufe ! Il ne voyait pas les haussements d'épaules des passants.

Mais sa haine s'augmentait, le pardon n'était que sur ses lèvres; il voulait se venger d'elle, de lui, sans pitié, sans merci. Il rageait bas :

— D'abord, je te rendrai ridicule, puis odieux. Il faut un scandale qui vous couvre de mépris.

Il marchait, ne voulant pas paraître presser le pas, et ayant hâte d'avoir tourné une rue et d'échapper ainsi aux regards curieux qui le suivaient.

Oh! quels épouvantables désirs hantaient son cerveau! Il était décidé à ne reculer devant rien. Est-ce qu'il avait besoin d'être réservé? Est-ce qu'elle tenait beaucoup sur sa peau sa robe noire? Non, car ce que personne ne savait, c'est qu'il n'était plus qu'un irrégulier des frères de la Mission de Saint-Jean. Il n'était qu*un employé ; on l'avait répudié — en le plaçant dans la maison — par la seule raison qu'il y représentait les intérêts du duc de Gèsvres et du comte Hardi des Étangs.

Mais, jusqu'à nouvel ordre, il portait la robe, car, au fond, il espérait pouvoir rentrer avec ses frères. Il n'était que moralement défroqué.

Dans cette situation, il se sentait plus libre, il pouvait agir plus cruellement, et il était décidé à le faire. Aussi, en sortant de l'hôtel de la rue Bellechasse, se rendit-il chez W^^ Olympe.

En arrivant rue de la Paix, il songea que son costume était au moins singulier pour aller dans une maison dont l'enseigne portait ;

Corsets Palmyro

BRE/ETÉS s. G. D. G.

Il se retira sous les arcades, et prenant dans un carnet une carte et une enveloppe, il écrivit quelques lignes qu'il fit porter par un commissionnaire.

MADEMOISELLE OLYM.PE.

Dans le salon les deux femmes jouaient (page 328).

Pais il se dirigea par la rue Saint-Honoré jusqu'à l'église Saint-Roch ^^^^Lecom..s.onnaire porta la carte chez Oly.pe. Celle-ci, l'ayant lue, éclat.

Comme Palmyre lui en demandait la raison, elle répondit •

— Celle-là est bonne! Tu sais, ton M. Moreau !

— Le prêtre?

— Oui!

4i« Liv.

•:v21 LES AMOURS D'UN FRÈRE ET D'UNE MORTE.

— Eh bien?

— Il choisit des endroits singuliers pour causer de nos affaires.

— Il t'écrit à propos de ce soir?

• — Oui. 11 désire m'expliquer ce qu'il veut, et il me donne rendez-vous dans p

une église.

— Oui, elle est bonne!

Et les deux femmes éclatèrent de rire.

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