UN RENDEZ-VOUS
L'église Saint-Roch était tendue de noir, l'orgue jetait ses plaintives harmonies, le chœur était en deuil; autour d'un catafalque entouré de cierges, devant la famille éplorce, les prêtres psalmodiaient les prières des morts. Dans les silences de l'orgue, et lorsque s'arrêtait le psaume des chantres, on entendait les sanglots des tristes qui accompagnaient jusqu'à la dernière heure celui qu'ils regrettaient.
On était à la fin du jour, et la lumière perçait difficilement les vitraux de l'église ; sous les hautes voûtes il faisaft sombre, c'était le chant dernier, la lugubre harmonie de la mort.
Par une des petites portes de l'église, M^^^ Olympe entra bien dévotement;, mouillant son gant dans l'eau bénite en faisant le signe de la croix, et vint s'agenouiller devant le chœur pour réciter une courte prière. Cela fait, ses regards cherchèrent celui qui lui avait donné rendez-vous.
Elle le vit; sa silhouette noire se détachait sur un piher. La tête penchée, il semblait prier. Un moment, elle crut qu'il faisait partie des gens assistant au service mortuaire.
Leurs regards se croisèrent; aussitôt il quitta le chœur et se dirigea vers l'un des transepts. Olympe comprit, traversa le chœur, lit encore le signe de la croix et alla rejoindre le frère André. Cela parut naturel à tous; on put croire que deux membres de la famille du mort, pour lequel on demandait la miséricorde divine, se réunissaient pour s'entendre sur certains détails de la cérémonie.
Lorsqu'elle fut près du frère André, celui-ci lui dit, affectant son air austère :
— Veuillez rester devant moi, nous allons causer ainsi, debout, afin que personne ne puisse nous remarquer. Ne vous étonnez pas de mon costume.
— Oh! mon cher frère, fit Olympe, depuis longtemps nous nous doutions... Le frère André l'interrompit aussitôt :
— Madame, je ne suis pour vous que M. Moreau-; n'insistez pas sur ce point, et veuillez m'écouter.
— Je vous écoute, fit Olympe, un peu secouée par le ton avec lequel le frère André lui avait parlé.
— Vous êtes prête pour ce soir, ainsi que je l'ai demandé?
— Oui, monsieur... Moreau, affecta-t-elle de dire.
— M*"^ Costin viendra chez vous?
— Elle vient ce soir, à neuf heures, essayer son corset.
— Non, ce n'est pas cela qu'il faut.
— Comment, ce n'est pas cela?
Le frère était calme : il semblait raconter les choses les plus tristes du monde. Au contraire, la Costolade manifestait, par ses gestes, une conversation très intéressante.
Le frère André la contint en disant, toujours de la même voix sourde :
— Madame, je vous en prie, observez-vous; que personne ne puisse penser, autour de nous, que notre conversation n'a point rapport à la cérémonie à laquelle nous assistons... Laissez-moi vous parler, ne répondez pas, écoutez, baissez la tête comme une affligée, feignez la douleur et retenez bien ce que je vais vous dire.
— Je ferai ce que vous dites ; parlez, je vous écoute.
Et la Costolade baissa la tête, joignant les mains et semblant écouter le frère, jetant des paroles de paix et de consolation sur une grande douleur. Le frère André reprit :
— La personne que je vais amener ce soir est amoureuse folle de M"^"^ Costin; ce qu'elle veut, c'est avoir un entretien avec elle.
— Vous ne m'aviez pas dit cela.
— C'est la raison pour laquelle j'ai voulu vous voir avant ce soir.
— Mais pourrai-je obtenir cela?... Chez nous, la femme ignore ce qui se passe..*
— Écoutez-moi, écoutez-moi, interrompit le frère André; je sais ce qu'est Régine Korsowa, ce qu'est la Phryné; ne cherchez pas à me tromper; proposez-lui ce que je vous demande, et que tout soit fait quand je reviendrai... L'homme qui est éperdument amoureux d'elle doit la rencontrer chez vous. Il lui parlera ; il faut qu'il la surprenne; il faut qu'elle semble lui céder; il faut qu'elle lui cède... Vous m'avez compris... Maintenant, le prix que vous fixerez, celui qu'elle exigera, nous l'acceptons.
— Ah ! ah ! fit la Costolade ; c'est différent...
— Maintenant, je dois vous dire que cet homme est presque fou de cet amour. Pour en arriver à vous demander ce rendez-vous, préparer cette... rencontre, il a fallu l'absolue nécessité de satisfaire cette passion, si nous voulions éviter une catastrophe. Dans ces conditions, j'ai besoin d'être constamment près de cet homme, de le surveiller... et il faut qu'il n'ait aucun soupçon.
— Mais vous savez bien qu'à la maison... Il l'interrompit encore :
— Je sais; mais ce n'est pas cela seulement; M""® Costin a abanaonné le domicile conjugal; je lui ai dit qu'elle restait seule, rue de la Paix; pour l'homme
que j'amènerai, c'est sa demeure; il faut donc que, dès mon arrivée, soit vous, soil Pulmyre, vous consentiez à remplir le rôle de femme de chambre; que, par un moyen que je trouverai, un oubli, une erreur...., je ne sais, il la surprenne dans le boudoir. 11 faut qu'elle soit prévenue que cet homme doit venir; qu'elle l'attende, ignorant le motif de sa visite, mais sachant cependant que cet homme a pour elle une grande passion.
Olympe souriait; toute cette comédie lui plaisait; elle dit :
— Tout cela sera fait, monsieur Moreau; vous pouvez compter sur nous; du moment qu'on donnera à la Phryné ce qu'elle demande, elle fera tout ce qu'on voudra.
— Oui, on le dit, fit avec amertume le frère.
— Mais encore faut-il que je lui dise un nom?
— C'est vrai, dit le frère André.
Il réfléchit quelques instants et dit :
— Le comte Louis.
— Le comte Louis. Bon, c'est entendu. A neuf heures et demie, je vous altends, c'est moi qui vous recevrai; je ferai la femme de chambre.
On entendait les coups redoublés de la hallebarde du suisse sur les dalles.
— Venez, venez, fit le frère André.
Et, entraînant la Costolade, il rentra dans le chœur, suivant les assistants, qui allaient à l'offrande; il embrassa la patène du prêtre; la Costolade suivit son exemple.
Imitant les autres, il jetèrent quelques gouttes d'eau bénite sur le corps, et, après un regard échangé, ils se séparèrent, quittant l'église par une porte différente.
Lorsque Olympe arriva chez elle, Palmyre, qui la reçut, lui dit qu'elle venait de rentrer justement avec M""^ Costin.
La Costolade lui raconta en deux mots la conversation qu'elle venait d'avoir avec celui qu'elle connaissait sous le nom de Moreau.
— Oh! mais, exclama Palmyre, cela va faire l'affaire de la Phryné; viens avec moi, tu vas le lui dire. Seulement, sois très réservée en parlant du frère, en parlant des clients, enfin. Il faut toujours, en parlant de la maison, laisser un côté mystérieux ; les clients doivent toujours croire que le plus profond mystère règne sur leurs relations.
— Bien, bien, je vais expliquer l'affaire en deux mots.
— Juge comme cela tombe bien. La Phryné venait justement me dire qu'il lui fallait à tout prix de l'argent, beaucoup d'argent. Elle se trouve dans une situation très difficile; elle est lasse, paraît-il, de quelqu'un qui l'a compromise et qui lui coûte beaucoup.
— Tiens, tiens, fit Olympe en riant.
Et tout bas, elle dit :
— Je commence à être vengée. ,
— Viens.
Elles entrèrent dans l'autre salon, où la Phryné attendait.
MADEMOISELLE OLYMI>E. .32o
Paimyre lui dit familièrement :
— Olympe, qui s'est occupée de votre affaire, vient de raconter.ce qu'elle a fait. Si vous acceptiez, ce soir, vous pourriez avoir ce que vous demai dez.
— Ah! fit aussitôt Régine, je ferai tout ce qu'on voudra, mais il me faut absolument, absolument, entendez-vous, de l'argent pour demain.
Ce fut Olympe qui répondit :
— Vous l'aurez ce soir.
— Qu'est-ce? demanda Régine.
— Non, rien, madame. Vous me disiez que vous étiez descendue à l'hôtel; voulez-vous accepter notre dîner? Nous nous mettons à table immédiatement ; vous n'aurez pas besoin de retourner chez vous après... En dînant. Olympe vous racontera cela; c'est absolument charmant... Un homme qui vous adore, une passion farouche, une .idylle à jouer. . .
— Ah! vous m'intriguez, fit en riant la Phryné.
— Acceptez-vous notre dîner?
— Oui, j'accepte de grand cœur, puisque ainsi je n'aurai pas à me déranger.
— Eh bien alors, à table.
Paimyre et Olympe s'empressèrent autour d'elle; l'une lui retirait son manteau, l'autre son chapeau. La belle Régine, ôtant ses gants, se dirigea, avec Olympe et Paimyre, vers la salle à manger.
On se mit à table; ce fut un dîner gai. M'^® Olympe avait vraiment beaucoup d'esprit pour raconter les propositions qui étaient faites à la belle Phryné, car celle-ci ne cessait de rire.
Enfin, tout fut arrêté, et la Phryné, distribuant les rôles, dit en riant :
— Ainsi, ma chère Paimyre, c'est vous qui êtes la couturière, vous qui venez m'essayer corset et robe. M^'^ Olympe est ma femme de chambre ; et maintenant, renvoyez tout le monde et préparez tout.
— C'est entendu.
Ces dames prirent chacune un petit verre de chartreuse, que venait de verser M'^'' Paimyre, et on trinqua au succès de l'affaire.
La Costolade avait un rire bien singulier, que Paimyre attribuait à l'originalité de la comédie jouée le soir.
Elle n'observait pas la contraction des lèvres, le regard méchant qui tranchaient dans le rire.
C'est que pendant que Paimyre était sortie pour préparer la réception du soir, allant au rendez-vous donné, Pierre Costin était venu dans la maison Olympe.
Pierre, en quittant la mairie de Montmartre, était allé, on s'en souvient, chez Marcel, rue Jacob; mais comme il faisait soleil ce jour-là. M"® Belle-Épaule avait entraîné Marcel dans les bois de Meudon.
11 avait trouvé porte close.
L'heure n'étant pas venue d'aller à l'hôtel de Gesvres, comme il le faisait chaque jour, il s'était rappelé qu'on l'attendait à la maison Olympe.
La Costolade, embarrassée en le voyant, lui avait demandé aussitôt :
— Maintenant, vous savez?
— J'ai Tacte, avait-il répondu, et je ne puis m'expliquer votre conduite. Alors W° Olympe avait raconté la scène à laquelle nous avons fait assister le
lecteur : l'enfant apporté le matin à la mairie par son amant, le plan conçu par celui-ci, la déclaration qu'il avait faite et à laquelle elle avait dû souscrire.
Cette fois, Pierre voyait clair. Deux ou trois fois, pendant le récit, il dit bien :
— Oh ! le misérable ! le gueux !
Mais, sur les supplications de la Costolade, il lui promit de tout faire au mieux de ses désirs. Il se contint.
Alors ils causèrent d'autre sujet.
On plaiderait contre Pierre en séparation. Si Costin, qui n'avait plus à reculer devant le scandale, pouvait prendre sa femme en flagrant délit d'adultère, c'est lui qui aurait le bénéfice du procès intenté contre lui.
Quand il s'écria :
— J'ai manqué cette occasion, je ne la retrouverai plus.
Olympe lui dit que, s'il voulait s'abandonner à elle, l'écouter, avant le lendemain, M"^^ Costin serait prise.
Pierre devint tout rouge et eut un sourire d'incrédulité. Mais Olympe insistant, il dit :
— Commandez, j'obéirai.
— Oh! mon Dieu, c'est simple, fit-cUe. Venez ce soir, à dix heures, avec des agents, et je m'engage à vous livrer M™° Costin dans les bras d'un autre.
Pierre eut encore un mouvement d'épaules; il se refusait à croire ce qu'on lui offrait.
Mais tout à coup Olympe, se penchant vers lui, appuyant sa main sur son bras, lui dit en souriant :
— Vous voulez vous débarrasser d'elle, moi je veux m'en venger, c'est fort bien; mais encore, en faisant ce que je fais, je perds ce que j'ai.
— Je ne vous comprends pas, fit Pierre.
— C'est bien simple, pourtant. J'ai une maison; le scandale que j'y apporte va la ruiner. Pour aller au-devant de ce scandale, pour le préjudice, il faut que je sois indemnisée.
— Ah! je vous comprends, fit Pierre qui, voyant surgir la question d'argent, commença à avoir confiance. Et, pour faire ce que vous me proposez, madame, pour trouver M'"'' Costin ici avec un autre homme?...
La Costolade l'interrompit pour continuer méchamment :
— Avec un autre homme, seuls, dans le boudoir^ dans un état de nudité qui ne laisse aucun doute.
Cette fois encore, Pierre rougit. Si désireux qu'il fût de trouver sa femme criminelle, il soufi'rait, sinon de la honte, du ridicule que ce scandale allait jeter sur son nom ; mais il ne pouvait reculer, il fallait en finir. Il dit vite :
— Oui, oui, c'est cela. Eh bien?
— Dame, monsieur..., il me semble que vingt mille fi^ancs...
— C'est le prix que vous me demandez?
— Oui, monsieur; ma maison m'a coûté vingt mille francs!
MADEMOISELLE OLYM[>E.
En entendant ce chifTre, Coslin sursauta.
Il lui semblait un peu exagéré pour constater une chose que tout le monde connaissait.
Ce ne fut plus qu'une discussion de prix, sans importance, puisque Pierre céda.
La Costolade lui dit ce qu'il devait faire et Costin partit, fiévreux, concentré par la colère qui l'agitait.
C'est ainsi que nous l'avons vu arriver à l'hôtel de la rue Bellechasse, juste au moment où le frère André, forçant la consigne, voulait monter parler à la petite comtesse. C'est sur le frère André que s'apaisa sa colère.
SOmEE D AMOUR.
A neuf heures, tout était prêt dans la maison Olympe pour recevoir M. Moreau et son ami de province — celui qui devenait fou parce qu'il avait un jour vu la belle Phryné, parce qu'il l'avait aimée et que son amour troublait sa vie et tourmentait son sommeil.
Il était riche, il était prêt à faire tous les sacrifices, il voulait un regard, un baiser de l'adorable créature; c'est ce que M^"' Olympe avait dit à la belle Régine, et celle-ci, jugeant profondément les choses, s'était dit qu'en allant au delà des désirs de celui qu'on avait qualifié « le comte Louis, » elle aurait tout ce qu'elle voulait...
Olympe et Palmyre attendaient, Palmyre modestement vêtue, Olympe coiffée de la cornette et sanglée par le tablier blanc, mi-servante et mi-femme de chambre, mais jolie comme tout.
Oh! le salon était splendide, les vingt lumières du lustre flamand étaient allumées et embrasaient les dorures des tentures et des bordures; les glaces les reflétaient à l'infini.
Le petit salon était éblouissant.
Régine y était entrée et s'y installait, c'est le mot propre.
Elle s'était hâtivement déshabillée, f ancien modèle renaissait, sans embarras, sans gêne; calme dans son nu, elle s'était amusée de se voir dans tant de miroirs à la fois.
Agissant gaiement, en riant avec Palmyre de la comédie qu'elle devait jouer, Palmyre avait jeté les effets en les drapant de façon qu'ils parussent bien négligemment jetés ; puis elle avait aidé la belle Phryné à revêtir un long peignoir de
foulard, doux de ton, fin de tissage et dont les plis étaient plus indiscrets qu'un maillot!
Oh! assurément, de Praxitèle à Carpeaux, pas un sculpteur n'avait eu, pour une baigneuse, modèle plus spicndide.
L'heure passait, personne ne venait, et ces dames s'impatientaient.
Olympe avait renvoyé tout le monde, elle était à son poste dans l'antichambre.
Régine s'ennuyait et commençait à avoir froid ; pour lui faire prendre patience, Palmyre, plus familière avec elle, lui proposa de jouer. La Phryné adorait le bésigue; elle accepta, et ce fut un amusant tableau.
Les deux femmes, l'une vêtue d'une robe de soie usée, le chapeau sur la tète, bien dans l'esprit de son rôle de couturière venant essayer; l'autre, à peu près nue, dans son peignoir de foulard, les pieds dans ses jupes écrasées sur le tapis; toutes deux assises sur le divan, ayant un des coussins de velours noir à torsades d'or entre elles, servant de tapis de cartes, et sérieusement occupées de la partie..., c'était absolument original.
Le silence était profond dans l'appartement.
Olympe, qui commençait à être inquiète, restait dans l'antichambre, écoutait anxieusement les bruits de pas dans l'escalier, redoutant que la comédie préparée et qui devait lui rapporter vengeance, tranquillité et profit ne se jouât pas ce jour-là.
Dans le salon, les deux femmes jouaient, ne troublant le silence que par le claquement du doigt qu'elles mouillaient sur leur lange pour prendre plus facilement la carte, et par l'énoncé monotone de leur jeu :
— Cent d'as...
— Quarante de valets...
Palmyre, l'œil brillant, la bouche souriante, étalait son jeu sur la table et criait :
— Cinq cents...
Lorsque le timbre retentit.
Cela leur fît l'effet d'une secousse électrique. En quelques minutes les cartes disparurent, le coussin fut jeté au milieu du salon, et la Phryné se trouvait dressée dessus.
Le timbre, en jetant sa note aiguë, produisit l'effet du sifflet des machinistes sur une scène. Chacun se trouva rapidement à son poste, à son rôle.
jVpie Olympe ouvrit, et le, frère André, vêtu avec plus de soin qu'il n'avait coutume, se présenta, introduisant son ami de province.
— M'"° Costin est elle visible? fit-il.
— Je ne sais, monsieur; veuillez vous donner la peine d'entrer.
Elle les fit pénétrer dans le premier salon, laissé à dessein dans une demiobscurité.
— Monsieur, voulez-vous me dire votre nom?
— M'"^ Costin nous attend ce soir; annoncez-lui le comte Louis et M. Moreau. Tout en semblant écouter, et jouant admirablement son rôle, la Costolade ne
quittait pas des yeux celui qu'amenait M. Moreau.
Et, sans savoir où il allait, il reprit sa marche (page 336).
A la clarté des lumières de l'antichambre, elle Tavait examine. Son allure lui avait paru étrange.
Le comte Louis était fort élégamment vêtu... Est-ce à cause de sa maigreur? ses vêtements avaient l'ampleur des costumes anglais. Il était un peu courbé, son corps paraissait débile, fléchissant; ses mams sèches, gantées, s'agitaient et tremblaient constamment, comme fiévreuses; sa tète était penchée un peu Ci avant; le regard, dans la demi-obscurité de la chambre, avait parfois les lueurs fauves et