‹ Madrid, ou, Observations sur les moeurs et usages des Espagnols au commencement du XIXe siècle, faisant suite à la Collection des moeurs françaises, anglaises, italiennes, etc (volume 2)Chapitre 20 sur 48 · LE BERCEAU · texte numérisé non relu

LE BERCEAU

HOMMAGE D*UN SOLDAT AU BERCEAU DE BETïRI IV.

Dans ce donjon , que de son Tert feuillage'.

Avec respect , le lierre a couronné , .

Guides mes pas blanchis par le voyage !

Le Béarnais ici n*est~il pas né ?

Pour ses enfans je sais aimer et battre :

A leur santé j« bois mon vin sans eau

Je suis Français , soldat , et d-Henri««Qiiatre Je puis voir le berceau.

Le voyez-vous sous le pampre cbampètre, ^ Sous le laurier au rameau protecteur ?

Le voyes-vous cet enfant qui dok être Un vert-galant , un héros , un buveur ?

L* Amour sourit en voyant comme il tette.

Au lieu de lait , 1« jurançon nouveau ; La France attend , et la Gloire en goguette Veille sur le berceau.

Auprès de lui, de son triste hyménée , Sa jeune mère oubliait le destin ; Ici, peut-être I et moins infortunée , fille épiait son sourire enfantin

QueU souvenirs paissent à cette image !

k Nous avons vu , dans up tems plus nouveau^ D*autreA malheurs et le même courage Près d'un autre berceau.

O bon Henri ! que sao^ craiple il sompoi^lle» L'enfant chéri qui nous rend top beau nom !

A ses côtés ta fidélité veille y Il est k nous , c'est notre nourrisson..

Sa blapclie aigretle^ avec ardeur suivit ^ Un jour aussi sera notre drapeau.,... En attendant , des palmes d'Ibérie Ombrageons le berceau.

Six étendards. aux anneside Erance et de Na* varref couronaës par un casque aux plumes blanches , soutiennenl. et ombragent cette royale et précieuse* relique. Dans l'amiée 17^3, on voulut briser solenniUêmgnt< le berceau du* iynm Henri I¥. M. le barond'Bspalongaev gouT^p^ neur du château, M. de Beauregard^, direoteuc des domaines du roi , et le sei^ent la Maigniène , imaginèrent un moyen Ingénieux de tromper la rage des factieux. M. de Beauregard avait dans son cabinet d'histoire naturelle une écaille de tortue semblable au berceau de Henri ; de concert avec M. d'Espalongue , il en fit secrètement rechange. L'écaille du cabinet d'histoire natu-*

io8 PAU.

relie fat abandonnée à la démence populaire , et brûlée publiquement. L'autre , conservée par cette ingénieuse et touchante supercherie , fut rendue au respect , à Tamour des habitans de Pau , quand la tourmente révolutionnaire fut calmée. Des lettres et des procès -verbaux, revêtus de signatures et de toutes les formalités requises , constatent l'authenticité de ces faits.

Ils devraient , ce me semble , être un peu' plus connus , et la mémoire d'un semblable dévouement ne saurait être trop publique et tirop célébrée. Comment la statue de Henri, jetée , comme par grâce , sons un sombre escalier , ne s'élèvet-elle pas dans cette salle du berceau? Comment se fait-il que sur une des faces du piédestal, on ne trouve pas une inscription qui consacre le souvenir de cet événement, et les noms des' bons Français qui se sont exposés à la mbrt pour sauver ce précieux dépôt?

Nousie-Dame doii cap doiï poun f Adydat-me à cPaquest hure ....

f^a Notre-Dame que Jeanne d'Albret invoqilait au moment de ses douleurs n'existe plus,-

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