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Il ne reste du (loiit où elle se trouvait que quelques débris des piliers contre lesquels yiennent se briser les. flots sautillans du Gave béarnais^ Celui qui l'a remplacé est en avant et plus rapproché du château : il est assez hardi. Une grande croix s'élève au milieu ; des mendians , assis auprès des parapets , interpellent les passans à haute voix ; le béret , dans sa voiture basse et longue , hâte avec l'aiguillon le pas de ses bœufs ; des femmes s'acheminent vers la ville en portant sur leurs tètes les hautes piles de linge blanchi dans les belles prairies des environs. Des mulets passent avec leurs sonnettes \ ou c'est le roulement de la chaise de poste qui conduit aux eaux la richesse , qui court après la santé , ou l'ennui qui va trouver l'ennui.
« Il lui fit chanter une chanson , afin qu'elle ne lui donnât pas un enfant pleureux et rechi" gui. après quoi le vieux grand-p're prit l'enfant dans le pan de sa robe , et l'emporta dans son cabinet. » On se retrace toute cette scène dans la chambre de Jeanne d' Albret. Il n'y a plus que les quatre murailles , mais on fait voir sur le plafond les traces de la cloison qui formait l'aicove. Il y a sur Tune dés portes une inscription
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Atelier du maiire tailleur..,*. Ce n'âst point un conte. Rien n'a été change , depuis que ce n'est plus une caserne. On a seulement, gratté Texterieur , comme je Fai déjà dit^
Ce serait donc une grande dépense à fa^e que de garnir ces murs délabrés et couverts de grotesques dessins et de phrases soldatesques! Il serait donc bien difBcile.de rencontrer une tapisserie de ce tems, et dpnt les grandes figures décolorées rappelleraient quelques-uns des exploits du prince qui bâtit ce moult beau chatel , de ce Gaston Pbébus qui gagna &es éperons en combattant les infidèles d'Espagne , et qui prétendait ne devoir hommage du Béamybr5 à Dieu. Croyez-vous qu'il fftt impossible de se procurer quelques vieux fauteuils parmi lesquels, le voya^ geur croirait voir celui où. le vieux gmnd père s'asseyait , tenant le nouvean-né sur ses genoux ^ et répétant dans sa naàVe allégresse : « Ma brebis a mis an jour un lion! » Les étroits vitraux de couleur, aux armes du Béam et aux légendes chevaleresques , les rideaux épais^ qui laisseraient à ral(;pve ses ombres. et son mystère, sont-ils introuvables? On rendrait ainsi k- cet appartement tout le charme de ses souvenirs , et
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maintenant ils vous arrivent tristes et décolorés , parce que ce qui vousfrappe d'abord , c'est la désolation de ces lieux , et qu'ayant de s'atten-* drir, on s'afflige du peu d'empressement qu'on met à les réparer.
7 nvrili Le chaume de la maison où il fut nourri couvre plus de traditions et de traces de son enfance que les ardoises du château de ses pères. Cela devait être ainsi d'un roi qui laissa de si touchans souvenirs dans la chaumière du laboureur. Jeanne de Fourcade , femme de Las-^ sensaa « du village de Bilhères , fat sa nourrice. C'est à elle , peut-4tre , que l'on doit Henri lY. Sept ou huit femmes avaient déjà renoncé au dangereux honneur de le nourrir. Le vert-galant était veau au monde avec des.dents , et l'on nous â conté , ifàis cette maison , la correction que la femme de âillières employa , du consentement de la jeune mère , pour l'empêcher de se servir de cette précocité.
On vons montre la grande cheminée près de laquelle on berçait Tenfant ; à la porte , on voit encore le banc de pierre où Jeanne s'asseyait