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quand elle Tenait voir son fils. On chantmt en haut Tair du bon roL Nous avons franchi Tescalief aux degrés chancelans et vermoulus : ce sont des cuirassiers qui sont loges dans cette maison* Leurs cuirasses et leurs sabres sont suspendus en trophées le long des murs de la chambre rustique ; si son ombre chérie visite quelquefois ces lieux..... vive Dieu! ce sont des hôtes! voici des omemens qui ne la feront p<Hnt rougir I
18 ai^ril. J'écris aujourd'hui mon journal à
trois lieues de Pau, à Coaraze c'est là qu'il
fut élevé par Suzanne de Bourbon Busset, sa gouvernante. Nous avons vu ce qu'il reste du manoir. C'est une tour dont le tems ^ l'oubli des hommes et les orages communs dans" ces montagnes , hâtent la destruction. Derrière le château , de construction moderne , il y a un*b|is de vieux châtaigniers. C'est aux pieds de l'un de ces arbres qui , peut-être , ont vu les jeux du Béarnais y que j'écris ces lignes. Le Gave coule encore à nos pieds ; un pont pittoresque traverse son cours irrégulier ; les lilas sont fleuris , et les Pyrénées , toutes nuageuses , se montrent dans
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le fond comme à travers une gaze. Leur cime est perdue dans les vapeurs du ciel ; car c'est un de ces premiers jours de printems , doux et aima-r blés maigre leur peu de clarté. On aperçoit seulement dans ces masses , d'une forme vague et indécise, quelques lignes blanches qui serpentent comme la foudre : c'est le sentier que le pâtre suit à la renaissance des beaux jours; c'est la voie qui conduit le pèlerin aux chapelles du Betharam.
C'est là , dit la chronique , qn'il exerçait ses forces naissantes. Ce jour-lâ, des enfans gravissaient le rocher en poussant des cris de joie. Nous désirions en apercevoir un à leur tête , déjà grand , aux yeux bleus , à la taille élancée , à la jaquette grise ; nous eussions cru voir celui qui , dans ses retraites agrestes , s'étudiait déjà à dire : « Vous êtes Français , et voilà les ennemis ! »
Nous sommes partis (25 avril). Nous serons à Yittoria le 6 de mai. La première lieile, en quittant Pau , a été triste. L'habitude de la vie changeante et agitée se perd aisément Le mili-
Il4 PAU.
taire ne quitte point les lieux qui le retSarent quelque tems, sans s'étonner de ce goût qu'il prenait au repos , et sans s'indigner du soujmt qu'il donne à cette existence uniforme qu'il ra voir remplacée par le mouvement des cana^. Nous emportions tous de Pau quelques souvenirs agréables , et les souvenirs agréables d'abord sont toujours des regrets. Nous parlions de la fraîcheur des sites de ce beau pays , de l'affabilité àe ses habitans , si dignes de nommer Henri leur compatriote. Tous se promettaient
d'en garder une dutable mémoire Et moi^
moi j'y reviendrai , j'en ai fait le serment. Je visituai ces Pyrénées dont j'ai pu seulement saluer les cimes augustes ! Heureux de porter mes pas libres où les appelleront les beaux-ajts et la nature , je viendrai demander à ces riches paysages des souvenirs et de nouvelles émotions. Je commencerai mon pèlerinage pat revoir le berceau du bon roi. Le parc de son manoir aura bien encore , à la renaissance des beaux jours , sa fraîcheur et ses rossignols ; il y au^a bien encore ; le long de la rivière , l'églantier des rochers avec
ses fleurs qui pendent sur les flots Mais la
reverrai-je encore et si jeune et si belle , aux ris
de ses jeunes compagnes , s'avancer au miliea des épines qui retenaient son voile , et , snspen^ due sur le torrent , saisir la guirlande que le vent
faisait fuir devant elle? lui dira^e encore
devant sa mère , qui s'alarmait de ses jeux : « Tu ris en cueillant la rose , Elise ; regarde sons tes pieds , et prends garde à l'abîme ! »
Il6 ASMOD££ RETROUVE.
N** XIII. — 10 septembre 1823.
ASMODÉE RETROUTÉ.
Si je pouvais me moquer de tout!
DlDIBOT.
Peu vous importe de savoir comment je Tai retrouvé... Je l'ai retrouvé : voici l'essentiel. Don Cléophas lui dit adieu à Madrid ; je lui ai dit bonjour dans cette même ville. Ce n'était plus dans une fiole qu'il étoit prisonnier. Ce terrible magicien , son ennemi , l'avait fourré entre les derniers feuillets d'un livre. D'un livre ! oui , d'un de ces livres auxquels on ne touche jamais , dont le titre seul fait bâiller , et dont la cinquième ou sixième feuille reste blanche , et pure du contact de tout pouce curieux. Cette prison.
ASMOD££ RETROUVE. II7
était plus sûre que la première. Je ne sais plus si c'était le bréviaire d'un chanoine , le codicile d'un juge de province , l'histoire de Venise ou le Chartemagne de don Arlinço. Ce qu'il y a de certain , c'est que , lorsque j'en vins , en dor- ^niant à moitié , à tourner le feuillet condamné , •uft coup de tonnerre se fit entendre. Il s'échappa du livre une grande toile d'araignée qui , en tombant par terre , s'enflamma. Une grande fumée s'éleva , et au milieu de cette fumée j'aperçus... C!était lui ; c'était le diable aux jambes boiteuses , à la béquille de connaissance. « Enchanté devons devoir ma délivrance , me dit-il en m'adressant un sourire fait comme une gri- .mace. J'ai dormi comme pourrait dormir un habitué du théâtre J^?/ Priiir/]p^ après trois représentations d'une traduction du poëme de la ^Lampe merçeilkuse , et je me sens une envie de malice qui prouve que je vis encore , et que ma . longue captivité^ n'a rien changé à mon ardeur .habituelle. Des dos à fustiger! continùa-t-il en brandissant sa béquille d'un air tout-à-fait hé- .roïque; des 'dos à fustiger! ou par la mort, .par la tête-, je m^ jette sur vous comme un rédacteur du l)iario -sur unlabonnement , comme
Il8 ASMODEE RETROUVÉ.
un cakmuiiateur.siir une réputation ehagrinante, et je vous fais voir si mon bras s'est engourdi dans un honteux repos ! — Mais , lui dis-je , mon boitaix ! ce serait mal payer le service <pie je viens de vous rendre. — Et vous vous plaindriez peut-être , répoiidit-41 en haussafltt ses difformes épaules. Je vous dois la vie , vous fie rendez pies armes... Beau service... ! Tendez en^ çore le dos , mon féal , et vite im Dec gratios, en sentant au crescendo de mes coups que la vi*gueur me revient. — Tenez , Im dis-je , mon mignon , en fait de sottises , la plus vieille est la plus sotte. Une fois oui , mais deux fois non. N'essayez point de me prouver votre reconnais-
^ sance d'une jiaçon aussi royale ! point d'embrassade , soit ; mais point de coups de bâton ! — Vous ne voyez pas que je veux rire , ,dit-il en me
* tendant la main ; ministérielle ou non , une plaisanterie est toujours une plaisanterie. — Bon , repris-je , ces mots hurlent ensemble : ministériel est un adjectif qui n'a jamais pl^santé. — Pourquoi Momus n'en ferait-il pas son profit? Comus en a bien fait le sien ! dit-il. — Soit : mais rien n'est sérieux comme la digestion de ces messieurs , répondis-je. — C'est donc pour cela,
ASMODÉ£ RETROtJVi. llg
s'ëcria-t-il ea riant bêtement comme nn parterre de Iq, CruXj qn'tls ont des projets de loi , des discours si mal digérés ! — Mauvais ! très-mauyais ! m'écriai'je à mon tour. Les calembourgs sont passés de mode , et yous seriez sifflé comme un pauvre diable , si vous vous en permettiez quelquefois de la sorte. — «JBien , dit-41 ; nouvelle preuve que l'esprit d'hier est la sottise d'aujourd'hui. — Et l'esprit d'aujourd'hui ? lui demandai-je. — Sera la sottise de demain , répondit-41. Le genre romantique n'est-il pas à la mode?.... Vous fiiites la grimace ^ continua-t-il. Seriezvous un de ces hommes qui veulent que chaque ipeuple ait sa manière de penser et d'écrire ; que diaque siècle ait sa littérature ? — Oh ! non , lui dis~je. Je trouve tr^s-convenable que nous qui pensons , qui sentons autrement qiie nos devanciers ^ nous cherchions à écrire , à composer comme eux , et que nous cachions les brouillards et la tristesse vague de l'automne de la société sous les roses de Flore et sous le positif bien riant des friperies mj'lbologiques. Cela nous mè- . nera loin. Les besoins religieux et monarchiques de notre âge ne trouveront plus d'organes, parce qu'il faut un nouveau langage pour exprimer de
I20 ASMODEE RETROUVE.
nouvelles sensations , et nous arriverons à Tautel du sacrifice , mais nous y arriverons d'un pas classique , et nous tomberons devant les faux dieux , mais nous tomberons , ceints des bandelettes consacrées , et en gardant une pose de tradition. — Et c'est là un échantillon du genre , dit-il en bâillant d'une aune. Convenez qu'il vaut mieux être ennuyeux , là , tout bonnement avec nos vieilles idées , et nos vielles paroles, que de nous pousser des phrases semblables. Où avez-vous vu que l'prigittahté d^ l'expression devait faire passer sur la justesse de l'idée? Vous ne voyez pas que ne pouvant plus penser du nouveau , vous cherchez à en écrire? Ce vague que vous invoquez est dans la société , dites-vous ! Doit-il pour cela passer dans vos écrits ? Ne sont-ce pas des idées positives qui font le bonheur des hommes ? Ne spnt-ce pas ces idées que vous devez leur rappeler? Suivez-vous le torrent , ou voulez-vous courageusement vous y opposer ? Etes-vous le médecin qui prépare le quina contre la fièvre dulnalade , ou le démon qui va sourire , qui va être en aide à ses rêveries, à son délire ? Oh que le vague est bien trouvé pour une muse qui ne sait même pas définir le
ASMODIIë HETRbtrVlË^. fil
nùtik qu^elle « pris ^Ué mots- qu'elle étikploieeileé^ rëpuUtiois qu'elle ofire^à ses aédfttteuts ! BnceiH' sea-^la ! nMlu^a-Ia là ftite du Pécher, b vierge âeé forêts, la privilégiée du mystère et ie l'harmonie; )ë Terrai tcjttjours sou» ces ^Miflis-énigmes la ÎMzarrerier fille dei'ignorance 6t df^lâ prétéutioii,''protectrice de la médioerité , pourru iju'elle se cachesous des mois 'harmonieux , et m^re... •*-« Vous ma voulez traiter s lu» dis^e ^ l'iuterrômpatit-, }e le vois Htû V 'comme TdM^ 'ai tirùté Irniâgicien. Que-feréz-^^bus de moi , qtfand je sevâiëudbtmi , je vtaus le demande ?«Et^ daos quel Uvrê ijlà^sique i prison inabordable , voulez-vous me renhttiter.iif "^Mw^ dit^S soyez tranquille-: je ttê cberckeraif point.;. & f 'avais enlvie de vous claquemurer in eeiemmn , ' j'attendrais cerMnès
observaUons sur Madrid * — ' Vous 'n'êtes
pas cotnpliilienteur, mon boiteux ! lui dis>je. — A quoi bon? 9eprit-41. On ne se soucie pas mal id'un hifmuie quii» est tiMJaurs aux douceurs:.. Soyiims méfeliantH mi a taujoursletenis d'être W. t^oSnt éedépea'saés^iupeuts', oOtttin«a*t-iI ^ et quand et ^ serait que |Mir amMir-propré^ , ' je voudrais étie'des:deniiaésJ ^^ Et par<conscience , des pre^ laiersi pe^t^trex* -^ 'Ba^^e'oniiidèiicel * dit-il. H J. 6
mw» aller poometter «ur les tptts ! » s'ëcna-t-fl en jptenrompMt Mm v^mM qU^Yonk aurait noukmë Jffiufaforian.
. «te lui demandai a'9 aidait consenré cette han bîtada. « Poiirqu^ ni»? répondit-il. Suivez-moi sealemeiit « et je vous lierai voir si cette iiiye&tipn n'est pas. la.piys réjoniiaMite des înveiitioas. —i- Et si le va^ien voii$. trouvesur la gouttière? lui dis*je*-^ Ob ! )e «e^crains point son retour... il est pour Img^iss^alisçiktde Madrid. C'est un hiMBum^ bji^rre^ qui s'est mis ^atété de yen- à bwt des cboses les plue diffccilea, U eat parti fpur Paria AY^c Vinljeniiioa de doimer de la bainus f^i^aux jouTN^isles , de la décence à la ru4 Vi** vienne « et dfea recettes à 1 Odéon. -r Vous* ne li^ooz.rieip alors, ».
Là-4essusi^ nous partîmes I et daais un efin d'oetttAffju» iious ti^uvimes sur la tour, la plus , ékvéi»dç.Madfid«ii'. Notta-Twifuitemenli» mû ^t Hsmodéç t dans rendnNi aè dM €Iéo(ilMa fut transporté jadis quand H^vit cas baUaachoaoi que X^e^age nous a fanaerviiies dans son Jivfo &9^e\]^U T-T! A iarl^nne Mure ! hiî dis^je;' voas a^e^ si loug^fm^^MMté.tt P^St une ie cimass
A5MODÉK RETaOVVÉ. 123
^ur fOtts ett znei pris les^ ângriières prétentions! »
Le boiteux tU bien qne }e soldais parler de rentètonent que les Espagnols mettent à sontenr que^ les romans de Lesage , et surtout le Gil^Bias , sont des vols faits à lenr littérature. <t^ Comment ! s'ëoria-t-il , je ne permettrai pas i un antoiir , sons peine de te . dësbëriter de sa ghfîre ^ • de prendre smr une terre étrangère le tbème de ses écrits. Vous crojes que ponr enrichir nn pays d'na exceOent roman , il mesnlEra d^écrire à la tête de sa traduction : Oopragp reniu à la tangue casHthau par m Espagnol qui ne sla^H pas qu'on se moque Je son pays. Tons me demanderiez , si j'en agissais ainsi , oè sont mes titres ponr jnsMer cette singulière asseifion. Vous chercheries à échûrcir les pièdes^ du procès pour prononcer ; et si je tous disais , tout bontaux t qi^elUs n'existent qne dans de- magnes suppositions, et dans le maladroit mensonge d'ns faomne qui fut ennemi de toutes les gloires aux^ quelles 4Lne pouvait paa parvenir , tous me ririez au nez , et vous auriez raison , et tous me diriez arec pins de raison encore : Vous aimez yotre patrie , c'est bien; tous dësfltez lui Tofa^une Ht»
r34 A&MODEE. BETkOUVE.
tératttre moins pauvre, c'est. encore très-bieii f mais chercher à Tenrichir aux dépens des autres, c'est mal ; mais accuser de vol et de plagiat im auteur qui eut d'autres titres à la réputation , et qui prouva par Turcaret et d'autres comédies qu'il était capable de faire Gil-Bias , c'est eor core plus mal * ! traduisez-le ! soit ; tâchez de prendre votre part de sa gloire , mais ne nous en déshéritez pas ! ou faites-nous connaitre cet ouvrage dérobé où il puisa son livre. Conasa justifia* les teprocbes qu'-on adressait justement ou non à l'auteur d€s dfux Gendres. Mais vous , vous n'avez aucun titre , aucune preuve ; c'est en tète d'unç tradttctÎMi littérale que vous inscâvez votre accusation , et cette accusation , devant tout tribunal intègre , fera bien penser de votre patriotisme , et très-mal de votre raison et de votre bonne foi t »
Il se tut Je lui' dis qu'il avait dis la justice pour un diable. « Cela vous étonne , me répondit-il. Nous sommes plus près d'elle que vous : elle s'est réfugiée à cÂté de la vMté , dans son
* VoUah'e a dit quelque pari que Lesage avait traduit tons ses roihans de Tespagnol.
ASllQ.Di£ KfiTHOIÏI^i. 125
puits , et ce pvits devient tons les jowrs si profond , que nous serons Inentôt de plain-pied. -^ En attendant que tous la teniez , lui dis-je ^ elk vient de faire quélqu^ chose de beau dans ce pays. — Quoi: donc ? demanda-t-il. »
Tous les tmts des maisons au dessous de nous avaient disparu à un signe du boiteux. <« Voyez ! lui dis-je.^ — Ah ! ab ! s'ëcria-l>il , que d'uniformes ! la justice qui se sert d'un sabre de grenadier , voilà qui est neuf! — L'ambition trop long-tems l'a tire ; il est bien lems qu'il serve k faire triompher le bon droit ! — Ce bon droit-là , reprit-il , m'a tout l'air de tenir derrière lui une bonne injustice tonte prête... Et e^'est fâcheux, car jamais plus nobles instramens n'ont servi plus pitoyables intentions. Vous voyez tous ces braves soutiens de la léfitimitë qui sont accourus en la chantant ; et qui vont poursuivre ses ennemis jusqu'aux colonnes d'Hercule. — Je les vois , lui rëpondis*}e , et je les admire. Leur discipline , leur valeur 9 leur fidélité, ne les rendent -ils •pas dignes du noble chef qui les guide ? — Certes ! s'écria le boiteux ; mais vous ne voyez pas tout ! »
Un nouveau signe du diable me fit faire de
126 l»Br0I»S& HBTBOlJTi.
jMguIiive» décio«v«rteft« Ma vm à sa voix se tsouya douée d'ne sMireHe IwiAé : ^'ens q«t^ ^fue îtms le povroir de percer le» Teiks dont 3'eHveloppeBt les «sptifts de la aint Je vis dî»^ tmc ternenl nos brayes assaillie pr une cohorte visible de farfadets. Ifcmfinde ine dit : « Ce sont des dimoBs f^êlUi^s qm i ne pouvant itltBir vos fimtUiques y se sont glissés i leur sute , cft travaSIent , en. se cachant denière eux , an, triomphe de leur système. » Chaque soldat , en effet 9 avait ^ sans le savoir , son petit homme â*éua sur les épaules.' La nûse de ces pauvres esprits me parut singulière : eUe était pli|s aurglaise que iGrançaise ; ils tremblaient de tout i^o: maigjpe corps , et s'effuçaient , avec leurs petites mams toutes barinraillées d'encre , de cacher un pep l'éclat de - la cocarde 4e leurs porteurs. ' Quand ceux-ci ceucaîent an pas de charge , ils se faisaient le plus lourds qu'ils pouvaient ^ pour ralentir leur allure, et ils criaient de tonte leur faiblesse : Vive la paix ! ^e la modhaikm ! vive la prudence f lorsque les autres ne songeaient qu'à saluer le roi et la gloire. Il y avait un autre cri que ces ridules nùrmidons mêlaient à leurs
AMftO/BI^R RET3JQIIJVJI. I27
«sdanatiani -,( an» ce ôi >• j<I^ v Aaiu un mttis
ICBS , l0S' âttsaift motrir de pàtf;iiur' les ImmIck
varts à 1Mb ^ ëikBlMit;tdleili6ift iès Sspasgnab;
tl koB'amclulit de tds coups^dta «iffliét ^ q»i
lâalgvé taiiieiltai emie ^ikl'artieidaieBft kspibm
Ce ^m. «l'aaiusttt beaœoapv c'était de yoir,
kasqne aos soldai» diargeaûBnt iGsr^âmies ,. les
cfiarts qve leurs iaéâblf^È cotapàgam» labaieal
pour escasioler les balles. ^Hel^ei-iiiift y par*^
irmaicftt V ei>> pltia&dflfsie, {;Usaattèitt*daiis.lc
caum du lîisil des pifecesxL'oc: ar quantité , et
foEce articles et notes diplomatiques sur la në^
ceasitë de l'ëtablissenieeit > en Espagne^ d'une
cottsiîttttion à l'in$tar de.;..« JaUhawù^ H j arait
de tout dans. ces pa|ttei:S':: des renontrances à
Feidinand et . des suppliques au cïectës ; det
coVLpIiminis pour MoriIb> et des- cartes de.Ti*
site poiir >Qallèsteio$. C'ëtait maitaieni skfgidieri
« Et) c'est avec ces nmnitibus qu'on finiia la
gnerre:? ii'ëciîai-je âfins ma surprise. — Une
temnnaison/ ëqûiroique est une consëqnientie inéi^
vitable d'imcômmèncenient aussi dosteux , r<H>
pit-jl') et'ieroyce ifu'on ne négligera rien pour
faire ane sottise :diéin}tiTe de ci^te entreprise si
126 AJSUDODnÉm.RBirKowi.
aoUe et ai ùfài^l^ et {KHoraiMae]; an iÀMO Inm
luHil^ftx an toM' de^itrâles. l(è> JMdiiiÉes ^cn4
ployéfs , et de traies îles JteatalfVe^ ^padB4^'''^ ^
CMstitiitkiiuieUës... C^est.la iréAé!! onatiiiiid b
boilevx ea remar(piiaiDt'ma.i»ii;pHie':'â^ ai^iir le
diable à ses ordres , i» .peiitrOtt;préTair ce qui
arrivera ? Pour de^niier Yayewk , il suffit-de Be4>
garderie passç. ]Ët SBr^qUeLaveinrcômp^ez-^iFvUhs
avec vos temporiseurst y^s tii^giuenamij qmauk
^gkièseisetnUaiefit s,.'ëTertiier k donnée- enèoie me
fois raisoH*à oe.mot de Riyarol : <« Les ^is-^aul
en retard d'une ârnub, d'une années d'une idée.
Ne sayeftftyoïis' pas quii n'y a rien de -matadroit
et de gauche dans sa marche y comme celui <qui
avance à coBtteHEœnr ?i Et qe connaissezr^oiid
pas des entêtes; qm y dàI^ cette ^tnation ^ > alme^
raient raièia>selaisser choir que d'avancei^? Par
iMmb^nr^ la valenr française, et celui qui languide
dansice moment , les relèvent du fééhé de^pa^
resie . et les emportent plus loin qn^iis ne nrou-i
draient' aller. On:ainvera quoiqu'ils emaieBÉv-et
malgré . leurs .tâtoimcïnifinsi . - leurs estais y ^Ifeitrs
propositions, ldva^décrais.;'4ftt>mmYtnis et c est
alors qu« V cessant de se leôir derrière kar» iii^
ASMOD^E KlTROUvi. 129
trodnctenrs , ils voudirat disposer & leor gré du champ de bataille , et c'est alon que tous les Tarez, haipïes dlplomatiqaes e( pro)tagandistes, fiëtrir et souiller des lauriers cueillis malgré
eux Sayez-Yous ce qu'il adviendra de tout
cela? on l'on écuutera leurs conseilt , cl. malheur à l'Espagne ! on on les priera de les porter ailleurs , et vous serez venus ici pour rien ! »
Tout cela n'étut pas tris-gai , et je détournai la conversation en priant Asmodëe de m'expUquer ce que je voyais dans certaines maisons occupées par les premiers personnages de l'année, mililaires , diplomatiques ou financiers. 11 le fit avec sa malice accoutumée..... Si Je pouvais me moquer dt tout f
l3o MAÛRlD
N"" XI V. *-:- lo septembre i823.