MADRID A UNQ HEURES DU MAI
Hgtpiarê tstmplar ntm, méntm^u* /mteàé mAMff»» , gt imra» àiat étutft y#«c*.
1% dixai ^ l'«hMrv«U«r d« liiea ésamUtr lu et les coatvmes d« ceux qu'il veut peindre : c*est (• «caW manier* dé 4o«»«r d« 1* xw\i%i à.i*s Hiklil^» .
Uonbre t'ivapaf*,-
Et U]k Taororc «Da se« rajrons dora Las toîtt d*alantovr ....
DisAoaiBM.
Qui donc a dit qii*c« reconiult un Français quand l'horloge sonne ? Un mouvement d'impatience , un signe de joie , ou un munnufe d'ennui , accompagne presque toujours , chez nous , les coups du marteau qui tombe sur Tairain. Les mots enfin ! déjà ! encore ! voilà ce que Ton en-
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imà à ce bnit,da ima q«i ftmt. Noos préloiis aux mesucea q«*flii>eii a faite» phe ë'Mtentiôii qnotks a«tras.peii(>Ies ; etFlKiirr qm sonne en FAMe ^ et siutouft «àr Pf rist^ a^ i» ]^o«¥oir qu'eHé
' L'£spagHDlite domifciltiqiie k nialbt ^ le milien étl.iourvJe isoirel jb^ niiit- Pendant xM qnatvè fl^randDainibiflinit, ^il na Vocale g^e dé trajet deraignHe^qiiileisalHlivisej'HIii lui êHsàm des heures tontes semMdUast entM elles; QnMid il tntvaîUe ^1 efesl>lant6Éieiit't> il^éirfté la*fe^tie , il ne soupire »poÎBi '«pria le f^pes^^Ses 'plaiâii^ -éont tranqnillas ,/'at s'ont rien^Uc celte TivacHé ^ de cet ^mpevteièent qni^ ebei nmis ^ 'fùUB9eut ^ bien le tenia;'«illea:trofVe spifiS'les'ayeb bëa»^ caop'désinés .^ il le» qattesam les fegvelteM)eanK eonpv et ôteanùAila lèiatenr el f eninrî Mi iiMk mens qni lés ptéeèdeàt en les aniinint. Quèni'flut heures de^éinea^et fie doideara i, sa îétrfgMIbB religiettse se ^charge-^ les^ ahidger.v... 'Temei pnur M soBt) é^alaa^ V ^ c'est' ceqni f^ jmu^ ment ipsHl m s'ocoifpe'gaèrê de leur fuite on 4e leur retour. Les pendules sont rares daiiS' lès maÎBona ^ an tieuirte pea d'hoilogera ; lea feçades des Éempkfi ne sont peint ohargëes de cadrans i
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(^t rhftufe qui SMue s^eatead JipcineL am mJàkea àj^ ' cloches ,4è9 conTens et des églises. /
Les différens momens dé la joarnée domeiit flux rue$ de Paris une physimioiiiie diffécente: là , comme dans ces horlofes Tantëes de n»
vieilles cathëdiaks, le brok dn' marteau fait sortir de sa mcbé: telle figmne ^ et remet telle autre i sa plaee. Ces ehaagemens îdi ne sont-ame-nés que. p^r le miatin, fe midi ék le:ifQÎr« Nom allons imn^ o^xuper du matin.
Dans la bl^ saison ^ la eaQle . prisonnière ^^ dont la cage pend i qv^ne balcon» voisin ^ vons réveUki^.dès'qtiatre heiires,'de son cbant saccadé et monotone. A dx heures , de léi^s traSts de luimère s'échappent par les.jointnxes des vole^ t ^ ^^us piésagent , pour le*}onr commencé ^ mie dtoteor égale à celle .. d'hier. Les cloches Sf^nent au Imn, et dé)à Ton entend^ soua les fenêtres , les cris des marchandes d'œnfs et des porteilts de laât. Plus diligens que nos hites , qui dormiront IoBg-*tems encore, levons-nons, et sortons ) car sfiHx le moment le phis agréable de la journée.
Rien ne blesse h vue comme le passage subît de robscmcilé où ils tievMnt leurs appailemens ,
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r^ctat de la lamièf e dv Biatiii. C^lte première împressioa est pénible ^ et l'on s'y fait avec peine. Lies )K>tttiqnes s'ouvrent lentement. L ouvrier Ut le Diario; sur le pas de sa porte, i^pie femme peigne son enfifiiit ^ ou sa grande fille , qni tout à l'heure lui rendra le même service. Un troupeau de grosses chèvres rousses attend dans la rue Y où il passa la nuit y que son conducteur Iç ramène dans les champs qui entourent la ville. Ces animaux utiles rapporteront ce scHr , au milieu d'un nuage de poussière, la boisson du pauvre , la douce nourriture au petit enfant , et un remède agréable à l'étranger qui se plaint de l'air actif et consumant du plateau élevé de la, Nouvelle-Castille. Ymci les tomates , le pim^t , les. œufs qu'apporte , à petits pas, l'âne de la villageoise, qui suit en annonçant sa marchandise avec un cri extraordinaire. Des mulets défilent lentement et cheminent vers quelque quartier dt cavalerie , avec leurs, filets remplis de paille ha-* chée. Le bel-esprit des environs , le barbier debout devant la porte cochère qui sert d'asile aux deux paravens , firagiles parois de sa boutique mobile , frotte déjà les cordes de sa guitare , ou prépare le bienheureux cigare qm doit lui (aire
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attendre dTêc patience VmMt de 'ses pi^ati* qnes , et lui inspirer les eontés <}ii'il yst- fme pomles dmiiser. Des femtfies vêtues de noir nàarebent vers le prechaiii couvent , car là ^euiette qn'on agite à la porte aiinence le commencemenl de là troisième messe. LeconseB de» tfj^owfowj' ( per* teurs d'eau) est âé|à rassemblé autour de la fontaine publique. La corde sur l'épaule , ils politkjuent gravement en attendant que le petit tonnean on le vase de cuivi^ qu'ils emportercfnt i»nr leur dos soit plein d'une eau que ëàf ^etë et sa fraiebeur. rendent déliciettse> Persoiiiie n'a le drwt de venir înteiTcrtir l'ordt^^ ëtaMi ;' il iaut attendre, pour s'approcher de la fontaine' i que tou» soient partis. La cruche qu'apporta quelque fraîche GalKcienRe aux- |dèds nus élaui longs chevéïfx entMffés d^un réseau, cfbtiënf »enk , péni^fre , un totir de (aveuâf, et le ga!anrt porteur d'eau qui éloigna pour elle son tonneau de la bouche du friton , trouve que le vase est trop vite rempli , car à peine il a eu lé tems de parier de son pays à la jeune fille , qui soupire ef sourie à la fois. Ils achètent cher îe ^viîégti dé se servir les premiers.' C'est la corporafion dé Madrid la plus nombreuse et la plus estimée.
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EUe est compottie â'honi»es i^bustes, sortil presque toiiSi des mBafeagniw de la GaHice* Leur misé, leur toamore f leurs flumières ^ leisr danse y rappeUcst 310& bons Saimyards.
Yeues de ce câcé! €'é%t là, k Umf de céi arcades, que se tiemt le marché le (dus fréqueuté dé Madiid* On vous a sans doute déjà p^lé de la frugalité espagnole ; c'est ici que TOUS e» aiffez la pi^uve. Il n'y a presque rien à ces marcbës : jfotks y voyez quelques tas de légumes que l'on vend à la livre^ Les melons verts s'élèvent les m» sur les autres comme des bou«< lets dans la cou^ d'uft arsenal. Parmi les finnls 4 il n'y a rien de bien séduisant que. le rausin; les autres sont petks , duts et sans goût. Us sont té)i$ que la nature les a donnés , car on ne s'est ja-« mais, que je penae,. avisé de demander à la culture et à l'att quelques-unes de leurs amé*^ Uoratiotiis* Les bouchers et les boulangers tiené' uenl là- lemrs boutiques ; on n'en trouve pas ail^ leurs qiie datts les marehés. La viande est dé<* coupée «n petits morceaux. Les pains sont d'une ferme arrondie , très^blancs et très-lourds. Un seul est , pour toute une famille espagnole , 1k
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iM>iinitiire d'une jaiiniëe , et un FiaBçaîs en aurait à peine as^es pour Pun de ses repas.
Les femmes se heurtent avec leurs paniers..; deux marchandes de fruits se disputent... Le çerde s'agraïkdit autour des querelleuses au geste expressif et à la toîx perçante. Leurs maris , non loin de là ^ rient à côté de la table en plein air de la marchande à'aguardiente , qm veille près 4e son bocal carre et de ses petits verres , placés sur une nappe assez blanche i et déjà y portant quelque image de son couvent , un vieux moine à besace va de boutique en bourtiqne offrir son saint ou sa sainte aux baisers des adorateurs, qui ne manquent point de paye^ cette visite en jetant dans le sac du trhre quelque échantillon de leur marchandise.
Le Mançanarès ne coule point dans la ville ^ et le matin , des femmes du peuple , avec de (rands paquets de linge sur la tête ^ s'achemirsent vers la porte de Saint-Vincent , car c'est de ce c6té que la rivière ofire le plus de facilité3 aux laveuses. Toutes les places s<Hit prompte-* ment occupées. Les coups de battoir marquent la mesure des chansons ; la conversation devient
ginéwale et bruyante Le promeneur a trouvé
sur ces bords de la fraîcheur, grâces aux grands
arbres qui les garnissent. Quant au silence ,
il y a tant de femmes , quHI fera bien de le chercher ailleurs.
Ce sont aussi des femmes qui se cachent dans ces cabinets qui, plus loin,, bordent la rivière. Des nattes de paille ou quatre tapisseries forment leur extérieur : ce sont des bains. Le Mançanarès , très-peu profond en été , coule sur un sable très-doux et très-fin. On creuse dans son lit , élargi pendant le tems des chaleurs , des trous assez profonds ; on y fait passer son eau diminuée , et ce sont là les baignoires où les î^mies Helks^de Madbid viennent rafratchir leurs dttoftita^ » Lei voilà qui, plus fraîches et plus riante ^ et cachant , sons des mouchoirs noués négligemment^ leurs cheveux noirs encore hn- «i»âes, repreniieiil le chemin de la maison. ImitMS*îIfô ! ce n'^t plus le matinirle soleil est déjà ajodent. Nous trouverons les mes désertes : voici l'heure de la. sieste. > - . .
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N° XV. — i5 septembre 1823.