‹ Madrid, ou, Observations sur les moeurs et usages des Espagnols au commencement du XIXe siècle, faisant suite à la Collection des moeurs françaises, anglaises, italiennes, etc (volume 2)Chapitre 25 sur 48 · LES BOHEMIENS · texte numérisé non relu

LES BOHEMIENS

Litt 0undin'ng Arûbs ^'shifi ffPt ptatt /« ptatt Iht stiotting ttrikê

CarncviLL.

Cetfe tribu errante , semblable à celle dei Arabes Tagaboad«, va sans ceue couraoi de place co place.

j£ ne sais trop vraiment ce que j'avais à répondre à madame de B^**, qui dans une de $es dernières lettres m'a demandé si l'Espagne est un pays romantique. Il a d'abord fallu la prier de m'apprendre ce qu'elle entend par ce mot* « Comment, m'a-t^elle répondu, vous qui connaissez mon opinion en littérature , ne pouvez^ vous voir d'ici ce que je veux dire ? » Cet embarras de définition m'a fait voir que mon ai- I. 7

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mable torrespondante n'entendait point parler des sites du pays que j'habite dans ce moment ; elle Toriait savoir si reffet qu^il produit par les mœurs, les costumes, le langage, les croyances de ses habitans a ce vague, ce triste, ce mystérieux , ce passionné que l'on a introduit bien ou mal à propos dans notre littérature, et qu'on est convenu de nomiuer romantique; et d'après cela, je lui ai répondu : « Non , Madame. Le midi est essentiellement classique : on voit trop clair sous s<N(i beau ciel ; les contours sont trop arrêtés pour songer au vaporeux. Le dieu de l'ancienne école est le dieu du jour ; il poursuit impitoyablement ici les partisans du sombre, et ne leur laisse pas un nuage pour y loger des ombres, et pas un brouillard pour servir de voile et de prétexte à la muse rêveuse. On cherche si ses joyeux rayons éclaêrent encore quelques-unes de ces figmtis im-moftalisées par le pmceau de Cervantes et de 'Qaeçedo^ et l'on ne songe nullement à jeter dans son imagination une tristesse , un vague , puisqu'il faut toujours en revenir à ce mot , que la nature ne connaît point ici. On parle , à tout propos, de l'hifluence de la société et de ses ré^ volutions sur les compositions de Tesprit ; je crois

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.que l€ climat aussi txevct s[ur elles «a pouvoir dont on peut prendre acte* .4., C'est tine arme de plus à opposer aux homn^es'qui veulestvoir ré^ gner exclusivement, dans^nes pays un peu som«^ hrcs j une Kttërature née sous le ciel riant de la ^rëce et de l'Italie. Les sentimens religieux, dans l'école nouvelle, ne sont vraiment dignes de son nom que lorsqu'ils sont mêlés k quelque chose d'humain , et combattus par une passion que l'on devine dans les accens de la prière et jusqu'aux pieds des autels : en Espagne , la religion triomphe sans obstacles , et n'admet ni doutes ni partage. La langue y est ferop fière aussi pour servir d'interprète aux rêveries étranges dont se nourrit A romantique: Ge sont ^des mots brillans, ricfties, sonores ; il n'y a point là à produire de Teffetavec des expressions triviales et inattendues Que vous le vouliez ou

non , il faut être uniformément pompeux ; et vous savez que ce n'est guère le tort qui convient à votre protégée. Les croyances popidaires sont même ici dépourvues de ce charme qu'elle recherche. Elle n'y trouverait point ce qui lui plait dans ce genre , les traces d'un autre culte conservées au milieu de notre religion , et quel-

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quefois sanctifiées par elles., enfin que vous dirai'je? Toute la crédulité des Espagnols a été si bien.employée par les prêtres et les moines, qu'il ne leur en est plus resté pour ces récits de fées, de revenans et de lutins dont votre muse fait si bien-son profit. Leurs auteurs ont fait peu de cas des règles que l'antiquité nous a léguées. Leur Melpomène, par exemple, est sans frein^; mais on reconnaît encore dans ces écarts, ces dehors prononcés , cette allure brillante et pompeuse imposée par le climat qu'elle habite , et le ca> ractère du peuple qu'elle est appelée à intéresser. C'est une muse libre du joug consacré, mais elle n'a du genre dont nous parlons que l'indépendance, et je connais telle ftagédie française qui , faite d'après toutes les règles d'Aristote, est mille fois plus romaniiçue que tous les drames de Madrid. C'est surtout par ses romances dont elle est si fière , par ses romances qui sont vraiment ce qu'on peut appeler la poésie nationale ^ qu'il est aisé de voir que l'Espagne n'est point roman-

tique. Les plus belles de ces poésies* sont-con*

* Presque toutes les romances ^ en Espagne , sont historiques. Il y en a aussi d'invention, mais elles spnt

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sacrées à des coups de lance et d'épée : ce sont des fragmens de poëine épique ; vous êtes surpris par leurs accent nobles et héroïques ; mais vous n'y trouverez rien de ces tons qui vous captivent , sans trop savoir pourquoi , dans ces longues ballades que nos villageoises chantent auprès du foyer de la ferme et dans ces rondes qu'elles dansent dans les granges aux jours de la moisson , et dans les prés où elles ont fané Therbe. »

Et cependant, après avoir cité ce passage, je vais, pour ainsi -dire, condamner l'opinion qu'il renferme , en parlant d'une rencontre que l'on fait quelquefois dans les montagnes de ce pays , et qui a toute la couleur du genre dont nous nous occupions. Nouvelle preuve qu'il n'y a point de règle sans exception ; d'ailleurs celte errante tribu dont je vais m'occuper ne se trouve pas seulement en Espagne... ; la Hongrie les connaît 'sous

toutes semblables aux premières. Ce sont des éyënemens très-positifs , des faits d*armes très-croyables , où l'on ne voit de fabuleux que les noms de leurs bëros. J*en ai 4rouvé cependant quelques-unes consacrées aux fictions dont se nourrît ce genre de poe'sie , comme nous Tentendons. De ce nombre est lé morceau don| nous ayons inséré dans ce recueil une imitation , pag.-S;.

l5o h^S BOnBMLlEKS.

le nom de Czigimis ; rAagletenre ks appelle E^ptkm; en i8o4) ^ halMtaieiit encore entré les Pyrénées et Bajonne, sous le nom de Bohi-miens; ce sont les ^/nguri dltalie , et'/o5 Gi-^ ian&s , n'étant pas plus Espagnols que Hongrois, Anglais on Italiens, ne me ierost powt , quoique \ch&-ramemti^ues it changer l'idée qjiè j'ai développée da»s ime. lettre à mada]lM^ de B**^«

Ce sont des Itdsaaiesv des femmes^ dès enfans qin n'ont point de pairie^ d!e foyers, d'antek, de loisw Ils ne connaissent quelles grandes routes. Yons re^icontrez lenr caravane sSoeh ciense qni traine ses pas dsois la ponssièce, au miHeu de toiite la chalenr dn jour... Oè tonl^s? ils li'en savent rien. Le soir arrive..» Une maiscm en ruines , un de ces vieux: souterrains creusés par les Maures^ nu roelMr qui les dé£end du veni de la nnil « les abritèrent • et si Fendroit leur plait , ils y resteront jusqu'à ce qu'ils éprouvent de nouveau ce be^soin de vie errante auquel ils ne peuvent réûster.

Ils niendient sur la route. Ils ramassent auprès des maisons isolées les corps des animaux qui y sont morts , et qu'on a jetés dans quelque fûssé. Apprêtées par 4'eifroyables vieilles aîi feu

LES BOH£BtI£NS. I$|

allunii en plda air, ces viandes hocHblfis ferenl; le repas dp soir. Le ttuletjler égacé , la auU ^ dans les défilés de la SUrm Morem aperçoit de lain des figures fattUs^ites qui > se i»6i|yeiit , s« baissait y passent , dispar^sait autour d'un fei^ iBOiiraiit ; des cbants iKzàrres parneinient . )iisqu'à luL.. S'il approche,, il est témoin d'af&eun mystères d'aneur et de magie, h» plus souvent il s'éloigne ayec prudence du camp de ces daiH gereux ayentoriers, en s'assurant si la fitdèle es-* copette pend toujours à ses côté$> et en aitétant ^ pour ne pcwBit leur domer Féyeil , la Qloehette que la dernière de ses bétes agke en msurchant.. Ils yiennent à Madrid. Vous les. apercevez à kl porte des b&teUeries. Lew cdkMiire' porte âc^ ou trois grandes paires de ciseauis* Us att^idenl qu'on leu^ amène à tondre quelque mulet, quelr que âne ou quelque cbien« Après avoir, avec unQ grande légèreté , dépouillé de son pioil le paei^ fique animal qui tremUak au cliquetis de leui;s armes ; après avoir souvoit rendu le même ser-* vice au maître dont ils coupent les cheveux avec In même adresse et les mêmes ciseaux , ils reprêtaient leur jdace au soleil sut le bo«t de la porte , jregardent passer avec dédakt l'habitant

iSl VBS B0H1ÉMIEN9.

des ^Ues , dt se demandent quand ils iront rejoindre la troupe qu'ils ont quittée pour amasser quelques réaux. Ce n'est point à leurs femmes^ à leurs etfans qu'ils apporteront le modique fruit de leur travail : ils ne se marient point. Les enfans ne connaissent que leurs mères, et le çagut le plus romantique couvre chez eux la paternité. .Les fatigues de cette vie errante, la chaleur, la poussière des langues routes enlèvent de bonne heure la beauté , la jeunesse de leurs femmes. Elles chantent et dansent dans leis villages avec des mouvemens convulsifs dont elles accompagnent aussi leurs prédictions. Souvent, quand vient la nuit , elles reçoivent , au milieu des ruines de quelque tour isolée, la visite des jeunes filles du hameau voisin qui se sont informées, le matin , du lieu de leur retraite. Tremblantes , malgré leur rire de courage, elles viennent consulter sur leurs amours les sorcières aventurières. Les pièces de monnaie ont résonné dans leur tambour de basque ; «elles ont vu leur panier se remplir de provisions apportées en cachette ; aussi elles ont lu , sans hésiter , dans les mains étendues devant la statue tremblante de leur foyer , d'heiveux hymens et de nom-

.i.£s w>fi:iiiifiii#. i53

httwi ftifaiH * Attirai; s^ir 1^ pas àe& cm^wes ^êTûs ont suivies de M» > letm galans, protégé^ {lar im vicw ^ d#l mtir , m les inraiielleft du ifiiireM» .ottt siifiMM.ki «fcvel de U c^ii»idilH tion.... Us se présealM.tottI à c^up au jeusts

files coii6ifièi<el surprises. On reprend «nsemlik la mate Am lôUags...... he% Biîto smI m-

pecbes daw ce paj^.* L'Amow i qm s'est inis du pékrinagey riàà^ preiqoe tonjoocs les deux |irédi€tiaBSivsaBS^:liàre trop d'attention à leur rang.

Les anciens auteurs draviatiques, surtout dans les pastorales, ont mis los Gitanos en scène, sans en tirer le p^rti ^ue prëse^itait leur physionomie bizarre. Cependant j'ai entre les mains une co~ mëdie manuscrite où les singuliers voyageurs • agîssiént et parlent avec beancMp de vérité. Ce sera faire p4»sir, fe crois, à mes lecteurs que de terminer ce discours {i^ar la traduction d'une scène de ce drame; Les-dé^appointemens dn personnage qui va parler sont amenés par des ridicnks et des travers qui sont un peu les nôtres, et le comique qui en rësnlle ne peut se perdre en passant de l'espagnol au françâs.

€*est an mifieu d'un orage ; les bokëmiens se

l54 ft£S BO-Hé«II£4lé.

sqftt réfîigiës dans des ruines à quelques Keues àteSévile. Moskitàs^ le ehef de la trou|^, ^'approche d'une vieille qm , i l'aki sms- un* f^ptique délabré, prépare 1» repas du^oîr; tant en ratissant des racines, elle lui parle ainsi :

« Ou je me trompe fort , Moskkès , ou yoki im tans qwfait bénir an yôyagcur Tinventio^et l'nsage des manteaux... C'est m^lonant que le muletier regarde de loin s'ilney^ra pas sur la route le toit de la Fenta qu'il n- a jamais si longtems désirée.

MOSKITÈS.

» A moins qu'il n'aime mieux être mouillé jusqu'aux os, et avoir les yeux brAlés par les éclairs.

MEDVLLA.

» C'est toi qui nous as trouvé çt gîte... Le bel

endroit , Mosidtès ! si jamais, j'ai envie, de me

donner à l'ange noir , c'est ici que je viendrai

l'aj^er. J'ai vu près d'ici les plus beaux pieds

. de ciguë !

MOSKITÈS.

>» Tu .crois rire ! Tu ne serfôs points la première femme qui aurait ici fait un pacte avec lui. ^ Si ta dernière dent ne tremblait pas dans ta bou-

che ; SI Teiiterreiir n'dsfsii pa» déjà pu ta mesure ; fi tu B'ëtaû pas d'avanct «ne proie assu-* rëe de l'enferf ta it'aurais pas beaeÎR de cigne et

de mandragores pour le faire venir ici C'est

une route qu'il a faite plus d'une fœs.

HEIHJLIÀ.

» Grand meret de tes cOmpHmea&, noUe fils de la ckasf e lladna. Le 4ud»le., rdis-^Mi ^i a l'h»^ bitude de Tenir ici , tant mieux ; mais mfi i jfii tae serais dispensée de swnre son exemple , et î'aimerais mieux faire sauter la poêle dans une bonne chambre que d^étre ici comme laiGiralda de Séville , exposée aux quatre vents. Pourquoi nous as*^tu conénts dans cet affreux désert?

HOSKITÈS.

» Demande-moi aussi pourquoi l'orage nous a surpris en route , et je te renverrai , pour te répondre , au génie qui depuis deux jours ne cesse de me poursuivre.

MEDULIA.

» Il est vrai fue depw» «que^aeteinâ om fova^ rail noBTck de tes bévues , » on le» inscrivait i l'autel d'hb quand nous raurons faitxecrépir. Je

l56 LES BOHÉMIENS.

^ n'y songe pomt sans m'en indigner. Cet homme mlâgre, pâle et noir qui , dans la dernière ville, f est yenn prier de lui dffe la bonne fortune.*.

MOSKITÈS.

» C'était un médecin , ou , pour le moins, un chirurgien , si )'ai bien deviné. Je lui ai dit que je voyais dans sa main que Tannée serait fertile en chutes et en enterremens , et qu'il ne ferait rire personne.

IfEBVLLA,

M Oui ; et as-tu vu comme il a fait la grimace ?

MOSKITÈS.

M Je n'ai pas eu d'autre preuve de sa gênérosité.

MEDULLA

» Je le crois bien. C'est un auteur de pièces comiques que tu as pris pour un médecin... Je ne ris pas : j'ai vu un gros rouleau de papier qui sortait de sa poche ; je l'ai entendu qui disait à un homme aux mains larges : Tu préviendras tes amis qu'il faut rire trok secondes à la scèi^e d'Octavio et d'Amita , et trépigner des pieds pendant deux minutes quand la jeune aveugle

LES BOHEMIENS.^ l^f

qu'on vient d'opërer s'ëlance snr la scène en disant : « Je vois... » Ce qui est très-naturel.

MOSKITÈS.

M Je ne suis plus ëtonnë de sa colère. Où diable avais-je Tesprit?

MEDVLLA.

» Et cette jeune femme qui , avec son vieil ëpoux , est venue t'mterroger[?

MOSKiTÈS,

» Elle ëtait sur le point d'être mère p j'ai cru faire plaisir au mari et à la femme en leur annonçant que Tenfant qu'elle mettrait au jour ressemblerait, comme une goutte d'eau , à son père.

HEDULLA.

» Par les cornes de Sërapis , le petit cousin qui la suivait et la lorgnait de loin est un joli blondin... Mais que diable , elle n'a que faire de son portrait !

MOSKITÈS.

» Et le monsieur si pinpant qui faisait sonner ses ëperons et caressait ses moustaches noires...

MEDULLA

» Tu le pria pour un militaire ?

t58 LES BOHÉMIENS*

M08KITÈS.

M Quand je lui eus dit que les astres m'annonçaient un^ guerre prochaine et terrible qui donnerait aux btaves l'occasion ée se signaler , il me quitta si vite qu'il onbfia de me payer.

MEDUIIA.

» Il te quitta tout tremblant pour détacher en cachette ses éperons > et les mettre* avec ses moustaches dans le tiroir où il cache son crime et ses ciseaux quand il a découpé assez de drap dans la rue de la Nos^edad.

MOSKITÈS.

» Je ne fus pas mieux récompensé par ce petit garçon qui passa près de moi , un gros livre sous le bras : c^était un écolier de cinquième, je croîs. Je lui dis que son pédant devait être de bonne humeur toute la semaine, et qull passerait huit jours' entiers sans recevoir des férules..r.. Il me regarda d'un air si courroucé , si indigné , que j'aurais tremblé si je n'avais pas ri !

MEDULLA

» De mieux en mieux... et tu traitas bien un

IiÉS IIOftléMlEHS. t59

lëgislâteiir, nh soutien ëesiràts de i'henmie^ des peuples , uir )«ge des rois el un tengeur de l'oppression! Apprends qKe eèpetk monnenrte ptourera, en te cifant des auteurs grecs, latins^ hébreux , que ses pères ftirent des sots, et qne la jeunesse d'aujourd'hui est pensante, agissante, excellente. Son œil est dur, son cœur sec, son ton haut et tranchant , son discours sentencieux ; il méprise les femmes, ne croit rien, se moque de la vieillesse, et s'égaie aux dépens du malheur ; il a déjà organisé jrois insurrections de collège, et assisté à deux enterremens par force. Son chapeau est une profession de foi , sa tabatière un

principe, son mouchoir un patriotisme Je te

demande si l'on peut parler de férule à un écolier de cette trempe.

MOSKITÈS.

» Je fus un sot ; et je devais lui prédire l'insurrection des peuples, la fin de tous les rois, et une bonne égalité qui le' mettrait , lui et les siens , au dessus de tous les autres !... Notre tems est passé , je le vois !

MEDULLA

» Tu as rabon ; et tiens , crois-moi , fais des

Wecbant s nr le MagnëJj^iw et ia polil^pe, tra- *»itte i (^Iqpf .pn^t à«t fimnccf mi i (|iMEl|]iie «wr» Mauntiqfifli tu lerw tei^fui^«i«^El>^ lasi tuai» tu r^iusiras f^» sAi¥Me)^(|«'A'Mc ta «ejntwe «t U bagiuM^- ftc, p . ,

L^ElSPAGNE POETIQUE. l6l

N" XVII. — 25 septembre 1823.^

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