LA FILEUSE DES RUINES
li interroge 1« bcr{;ir« sur ces roincs; cUe tceouc U tttc et dit : •• Je ne sais pas •
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C'ÉTAIT à, A.;... lorsque nous trayersious la France pour nous rendre en Espagne. Le soir était déjà avancé ; Je tems était sombre aussi ; mais j'avais vu des ruines de loin sur le penchant de la colline : je partis pour les visiter. Les ruines ! ce chapitre tient toujours une grande place dans le journal du voyageur. En approchant des
villes, qu'aperçoit-il ? quelqpie vieux pan de
muraille, quelque tour démantelée s'élevant sur la coUme prochaine. Ces débris restent debout comme pour lui amioncer qu'on va trouver des
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hommes , et que ceux-là ^ non plus, n'ont pas été exempts de haines, de larmes ; de fureurs et de guerre. Heureux encore quand le lierre et la ronce enlacés dans ces restes annoncent une des> truction que le tems seul a faite ! En traversant les siècles écoulés, l'image des malheurs que ces ruines retracent s'affaiblit par le charme poétique qu'elles en retirent, La fée aux magiques souvenirs s'assied sur ces débris avec sa harpe de troubadour, son écharpe de châtelaine, ses écussons de chevalerie, et vous emvre de ses illusions ; à sa voi!sc , la bannière flotte encore aux créneaux ; le cri de France , le glorieux Mont^ Joie SaiiU-Denis ! rletentit dans les airs ; à Togive de la tour grise , c'est le voile de la demoiselle qui s'agite... dernier adieu que suit le regard humide de quelque servant d'armes qui s'éloigne avec grand serrement de cœur^ car bien énamouré était-iL
Ce sont ces ruines que j'aime visiter. Il y en a d'autres aussi... elles sont modernes celles-là : elles vous entretiendront des infortunes d'aujourd'hui , des crimes et des fureurs d'hier ! Là , point de douces rêveries... ; la haine , l'indigna-