LA FILËUSE OE5 RUINES
tion , c'est tout ce que vous y trouverez ! J'ëtite les sensations pénibles ; ma haine contre ceux qui ont été plus vite que le tems et lui ont prêté l'aide de leurs bras, n'a pomt besoin, pour s'accroitre, du spectacle de leurs fureurs ; pour apprendre à m'indigner contre eux , je n'ai pas besoin de voir les traces de leur marteau qu'on a laissé , par continuation , entre les mains des maçons de la Bande noire.
Je ne trouvai personne pour me donner des renseignemens sur ces restes. Je suivis un sentier étroit qui tourne au milieu des décombres amoncelées. Dans un endroit, il fallait, pour passer, se courber sous un bloc énorme de muraille jeté là par le tems, et en suspens sur d'autres débris. D'un jour à l'autre ces vieux murs s'écrouleront et suivront la pente du rocher qu'ils couronnent. Déjà des éboulemens semblables ont détruit quelques habitations sur la route qui passe au bas ; je le sus d'une pauvre fille qui tournait son fuseau sur le tettre de ces ruines. Elle me le dit en souriant , et elle sourit encore quand je lui demandai si une espèce de cave creusée au miUeû de ces vieilles murailles, était l'habitation