‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 26 sur 79 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Voici l'heure à peu prés qu'Iris doit estre au bal :

Que de gens la trouveront belle !

Peut-être elle fera quelque nouveau rival Cependant qu'en secret mon cœur s'entretient d'elle. A ces maux, toutefois, je veux m'accoûtumer :

On ne peut la voir sans l'aimer; Mesmes jusqu'à nos dieux, chacun luy rend hommage ; Et si quelque plaisir adoucit ma langueur, C'est que la belle Iris à pas un ne s'engage, Et nous égale tous par un commun mal-heur.

Vous aymez, dites-vous, à lire L'histoire et le succès des galantes amours, Les rubriques et les bons tours Qu'Amour exerce en son empire.

Soufrez que ce dieu vous inspire :

Vous en sçaurez plus en huit jours Que les livres n'en sçauroient dire.

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