‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 27 sur 79 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Abrégeons, mon Iris, les peines de l'amour. Vous m'aymez, dites-vous, et moy je vous adore Que vous serviroit-il de différer encore ?

N'y faut-il pas venir un jour?

Quoy! n'est-ce qu'à de longs supplices Qu'Amour a destiné ses plus chères délices? Accusez- vous mes feux de trop de nouveauté? Défaites-vous, Iris, de cette erreur vulgaire :

Un amant a tout mericé

Quand il a le bonheur de plaire.

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