LIVRE SECOND
Abrégeons, mon Iris, les peines de l'amour. Vous m'aymez, dites-vous, et moy je vous adore Que vous serviroit-il de différer encore ?
N'y faut-il pas venir un jour?
Quoy! n'est-ce qu'à de longs supplices Qu'Amour a destiné ses plus chères délices? Accusez- vous mes feux de trop de nouveauté? Défaites-vous, Iris, de cette erreur vulgaire :
Un amant a tout mericé
Quand il a le bonheur de plaire.