‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 68 sur 79 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

Les maux d'amour sont sans remède, Ses biens ne font que décevoir; On souffre tout pour les avoir, On craint tout lorsqu'on les possède.

Mon Iris, est-il possible Que, logeant l'Amour chez vous; Vous soyez si peu sensible A ce qu'il a de plus doux?

Vos beautez, vostre jeunesse, Passent inutilement; Et vostre fidèle amant En va mourir de tristesse.

Usons mieux de nos désirs :

En ces mortelles demeures Nous perdons plus de plaisirs Que nous ne différons d'heures.

Page 1