‹ Madrigaux de La SablièreChapitre 8 sur 79 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

dominaient , tandis que dans la rue Saint-Thomas du Louvre c'étaient les catholiques. Toutefois le terrain était neutre, et les discussions religieuses étaient mises au ban de la conversation. Coulanges et la grande épistolière M'ne de Sévigné, son fils et Chaulieu, s'y rencontraient avec les Lauzun, les Kochefort, les Brancas, le duc de Foix , le marquis de la F are, etc.

Au sein de cette société charmante, mais dissipée, les liens qui unissaient les deux époux se relâchèrent insensiblement. La Sablière, donnant le premier l'exemple, recommença la vie amoureuse et légère qu'il menait avant son mariage.

Semant en prodigue les cadeaux, les galanteries, les madrigaux, les chansons qu'il mettait lui-même en musique, il rencontrait fort peu de cruelles. C'était tantôt Charlotte Bigot de La Honville, dont il eut la petite oye; tantôt Marton de Menour, et bien d'autres encore, dont il eut sans doute mieux que de menues faveurs1.

Ses nombreuses infidélités décidèrent celles de sa femme. Abandonnée de son volage époux, sollicitée par une cour d'adorateurs, elle était trop faible pour

i. Ces deux noms se trouvent dans les historiettes de Tallemant des Réaux. La Sablière ne cite dans ses madrigaux personne qu'une demoiselle ou dame Montelin, qu'il avait connue à Marennes.

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