‹ Madrigaux de La Sablière, suivis d'un appendice et précédés d'une préfaceChapitre 41 sur 78 · S MADRIGAUX · texte numérisé non relu

S MADRIGAUX

Le plaisir le plus doux m'est une rude peine.

Ha ! plust au Ciel que l'inhumaine Me pust voir une fois quand je ne la vois pas!

Je ne vous vois que rarement;

Je ne vous rends point de services; Sous une belle humeur je cache mes supplices.

Diroit-on que je suis amant?

Cependant, Iris, je vous ayme;

Mais je fais effort sur moy-mesme, Afin de vous sauver les chagrins d'un jaloux. Si mon respect un jour pouvoit se faire entendro

Peut-estre me compteriez-vous

Les soins que je n'ose vous rendre.

Mille amans révèrent Belise, Et, sans avoir donné sur elle aucune prise,

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