‹ Mâedecine et moeurs de l'ancienne RomeChapitre 31 sur 46 · Moreau (de Tours), Psychologie morbide · texte numérisé non relu

Moreau (de Tours), Psychologie morbide

2 . Avant de se mettre à table, ils ôtaient leurs chaussures et mettaient une robe particulière, vests cœnatoria ou cubitoria, qu'ils ne pouvaient porter ailleurs. Quand ils allaient dîner en ville, ils envoyaient cette robe chez leur hôte, à moins que celui-ci ne leur en fournit. La couleur de ce vêtement n'était point fixée, tandis que celui de ville était toujours blanc. Néron s'est montré quelquefois en public avec ■^cette robe de festin et on lui en faisait un reproche comme un manque de bienséance.

Il n'y avait ordinairement que trois lits autour d'une table, afin qu'un des côtés demeurât vide pour le service. Le maître de la maison se plaçait sur le lit qui était au bout de la table. Celleci était faite de bois précieux, portant des incrustations en or, en argent, en ivoire ou en écaille. Elle était soutenue par un trépied d'or et d'argent représentant un léopard ou tout autre animal. Elle était recouverte d'une étoffe de couleur bordée d'or et de pourpre. La table à manger était le meuble le plus luxueux dss Romains. Le nombre des tables était en rapport avec leur fortune.

Le service était fait par plusieurs esclaves. On nommait 5/r//c/or celui qui dressait la table, qui mettait le couvert. Un autre appelé Chironomon était récuyer tranchant, il découpait les viandes (quelquefois un sanglier entier) avec une adresse merveilleuse. Artocopiis était celui qui distribuait le pain; Pociilator éialt Téchanson. Sénèque nous apprend que, les jours de gala, il y avait un esclave chargé de laver les crachats sur le parquet, un autre recevait dans un bassin ad hoc les vomissements de ceux qui étaient ivres, un autre enfin balayait tout ce qui tombait de la table :

Alius sputa detegit, alius reliquias temulentorum subJitus colligit. etc. 1.

Juvcnal nous fournit quelques renseigne-

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