XXVX . NOTICE
partout, les passe-ports exigés avec la plus grande' ri^^ gûcur, les autorités impuissantes à protéger les citoyens. Ahl lui répond son ami , que m importe de "vwre quand je vois tout ce qui se passe! joutant mourir ici qu ailleurs, ...
Les craintes de M. dé Laplaice n'étaient que trop bien fondées. A peine entré dans la ville, Bailly avait été reconnu par un soldat de l'armée révolutionnaire. A son nom une émeute éclate : il est traîné à la municipalité. Là, il montre ses passe-ports. Le maire, M. Tarbé des Sablons, s'efforce de le sauver : l'ordre de mise en liberté ëkt signé. C'est en vain : la multitude en fureur s'oppose & sa délivrance ; à peine peut-on obtenir que le prisonnier soit gardé dans sa propre maison jusqu'à la réponse du comité de sûreté générale , auquel on écrit à l'instant même. Cette . réponse ne se fit pas attendre : dès les premiers jours d'octobre , le comité donna l'ordre de conduire Bailly dans les prisons de la Force. Il y demeura peu de jours.' Quelques papiers, relatifs à l'affaire du Cbamp-de-Mars , récemment découverts , disait-on, dans les cartons de l'Hôtel-de-Ville , et signés du maire, motivèrent sa translation à la Conciergerie. Ce fut là que le plus juste des hommes attendit le supplice. "Fatales époques où la justice n'est plus que la colère ; où ses formes sacrées ne sont plus qu'une scandaleuse parodie, où le fort insulte' au faible qu'il, écrase ! Il est affreux d'assassiner par le glaive *, il est plus affreux encore d'assassiner par les lois.
Ce ne fut pas en accusé que Bailly parut pour la première fois devant le tribunal révolutionnaire : il y fut appelé comme témoin dans lé procès de MarierAntoinette , de celle qu'on n appelait plus alors que la veu[fe