‹ Mâemoires de Bailly (volume 2)Chapitre 8 sur 33 · SUR "LU VIE DE BAILLY. IX · texte numérisé non relu

SUR "LU VIE DE BAILLY. IX

que par prudence , s^était imposé , dans sa conduite et dans ses écrits , une circonspection que des esprits plus ardens traitaient de faiblesse. Lié avec les auteurs de l'Encyclopédie , partisan de leurs doctrines , il avait pourtant refusé de concourir à ce grand ouvrage , que Tautorité ne voyait point avec faveur. On prétend même qu'assez long-temps il reçut du gouvernement une pension connue sous le nom de prix de sagesse , dont le ministère avait coutume de récompenser la docilité des ' écrivains , que Batteux sut conserver après l'avoir obtenue, et dont Thomas , plus indépendant, mérita d^ètre privé. Ce qui parait plus certain, c'est que la bienveillance du gouvernement ouvrit à l'historien de l'astronomie les portes de l'Académie des inscriptions , et plus tard celles de l'Académie française (i), où Bailly fut appelé à succéder au comte de Tressan. Il se trouva ainsi membre des trois académies. On a cru qu'en briguant cette triple distinction , Bailly s'était proposé de balancer les titres de Gondorcet , son concurrent pour la j^ÂCe de secrétaire de l'Académie des sciences : le caractère de Bailly , trop simple pour se prêter à ces manœuvres, rend la supposition peu vraisemblable. Qucâ qu'il en soit ^ Condoncet , appuyé par le crédit de jD'Alembert , obtint la préférence. L'Académie ne pouvait que s'honorer par l'un ou l'autre choix : aussi , JO'Alembert répétait-il souvent dans les réunions académiques : 4( SiCondorcet n'étsdt pas mon ami , c'est Bailly » qui mériterait d'être notre secrétaire. )>

La même année qui vit l'entrée de Bailly à l'Académie française fut également pour hd l'époque d'une com-r

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