‹ Mâemoires du marquis de Ferriáeres (volume 2)Chapitre 20 sur 54 · XXIV NOTICE · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE

Non , d'un triste souper l'ennuyeuse chimère Est le bien précieux et l'attrait qu'exagère Leur mise'rable vanité'.

Mais parmi ces divers spectacles, Par l'indignation je me sens e'mouvoir, En voyant une femme (i) , arbitre des oracles,

Profaner les droits du pouvoir; Avilissant le sceptre où sa main participe , Écartant la vertu pour e'iever son sang, Avide de tre'sors que son faste dissipe , Et prête à succomber sous le poids de son rang.

Ici tout est calcul ; tout y sent la contrainte : Tout visage est couvert du masque de la feinte; De son propre malheur chacun est l'artisan.

La jalousie et les disgrâces, Les contradictions qui germent sur ses traces ,

Voilà les jours d'un courtisan, etc. , etc,

Le Mariage de Figaro fut joué , pour la première fois , à la fin d'avril 1784. On peut se rappeler que la représentation de cet ouvrage souffrit de grandes difficultés. Beaumarchais , qui traitait de persécution une résistance trop bien fondée , mit tant de suite et d'adresse dans ses démarches , qu'on permit aux acteurs de la comédie Ressayer la pièce sur le théâtre de M. de Vaudreuil, à Génevilliers. L'intention de l'auteur était surtout Ressayer les spectateurs , tous gens de la cour , et de se faire des amis de ceux mêmes que ses peintures insultaient. Cet homme d'esprit les avait devinés. Ils trouvèrent Figaro très-piquant, très-gai, presque décent ,

(t) Madame de Pompadour.

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