‹ Mâemoires du marquis de Ferriáeres (volume 3)Chapitre 13 sur 151 · chapitre iv. Sa · texte numérisé non relu

chapitre iv. Sa

de pouvoir soutenir leur état à la cour, avant d'avoir obtenu les places et les pensions que la malignité leur reprochait avec tant d'acharnement (i).

Ce fut à peu près dans ce temps que mourut Joseph II. L'attachement que la reine portait à son auguste frère avait été dénoncé comme un crime. Elle fut obligée de dévorer en secret la douleur que lui causa la perte d'un parent aussi cher.

L'anniversaire du 14 juillet , jour de la prise de la Bastille , avait été fixé par un décret , rendu le 27 mai , pour une fédération générale de tous les Fiançais , et il avait été ordonné à toutes les gardes nationales de toute la France , et à tous les corpa de l'armée , d'assister, par députation , à cette fête civique.

Le duc d'Orléans choisit cette époque pour retourner d'Angleterre , sans permission du roi , quoiqu'il n'eût passé dans ce pays que par ordre de

(1) Etat des revenus de JVI. le due et de madame ta duchesse de Polignac pendant le temps de leur plus haute laveur.

i°. La place de premier écuyer de la reine , chevaux , livrées et appointemens. 80,000 fr.

ï\ Le domaine de Fenestranges. 70,000

3". La place de gouvernante des eufans de France. 5o,ooo 4°. Pension sur le Trésor royal. 80,000

5°. Direction générale des haras. 1 2,000

292,000 fr.

Sur quoi il faut observer que ces bienfaits n'avaient été accordé*

« la maison de Polignac que depuis 1782 jusqu'en 1 78G , et qu'elle

avait engagé précédemment pour 800,000 francs de ses biens.

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