‹ Mâemoires du marquis de Ferriáeres (volume 3)Chapitre 7 sur 151 · CHAPITRE IV. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. l

Lameth et des députés du tiers-état de Bretagne , qui furent les fondateurs de cette société terrible.

Ces comités se livrèrent à des recherches si ridicules , sur les dénonciations les plus extravagantes , qu'ils furent l'objet des sarcasmes du public. M. Charles de Lameth alla lui-même visiter un couvent de filles > à la tête d'un détachement de la garde nationale , dans l'espoir d'y trouver , et de faire patriotiquement mettre à mort le gardedes-sceaux , M. de Barentin. Les curieux conservent un joli petit poëme, intitulé : les Annonciades, auquel cette ridicule expédition donna lieu. Chaque jour on imaginait des conspirations de l'espèce la plus ridicule , afin de tenir constamment la populace en mouvement.

La situation dans laquelle le roi et sa famille se trouvaient , avait causé une vive sensation et développé une certaine énergie. Déjà il s'était élevé plusieurs écrits périodiques en faveur de la cour , et en opposition à la démagogie. Les uns osèrent appeler l'intérêt public sur le monarque , en s'intitulant les amis du roi (i), et d'autres bravèrent la mort plus immédiatement y en couvrant de sarcasmes les articles de la nouvelle constitution , les

(i) Je ne puis m 'empêcher de transcrire ici quelques couplets de la romance du Troubadour béarnais, chantés partout où l'on ne chantait pas l'air sauvage de çà ira. La douceur de l'air, qui était celui d'un ancien chant languedocien, correspondait parfaitement au sentiment que les paroles exprimaient :

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contituans et ceux qui disposaient de la lanterne et des coupe-têtes.

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