‹ Mâemoires du marquis de Ferriáeres (volume 3)Chapitre 8 sur 151 · LE TROUBADOUR BÉARNAIS · texte numérisé non relu

LE TROUBADOUR BÉARNAIS

Un troubadour béarnais , Les yeux inondés de larmes , A ses montagnards chantait Ce refrain , source d'alarmes :

Louis , le fils de Henri , Est prisonnier dans Paris.

De cette garde fidèle , Qui vient d'offrir en mourant Aux Français un beau modèle i Mais Louis, fils de Henri, Est prisonnier dans Paris.

Il a tremblé pour les jours De sa compagne chérie , Qui n'a trouvé de secours Que dans sa propre énergie Elle suit le fils de Henri Dans les prisons de Paris.

Le dauphin , ce fils chéri , Qui seul fait notre espérance, De pleurs sera donc nourri !

Le berceau qu'on donne en France Aux enfans de notre Henri, Sont les prisons de Paris.

Il n'est si triste appareil , Qui du respect nous dégage ; Les feux ardens du soleil Savent percer le nuage; Le prisonnier dans Paris Est toujours fils de Henri.

Français, trop ingrats Français , .Rendez le roi, sa compagne;

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