‹ Mâemoires du marquis de FerriáeresChapitre 131 sur 165 · TROISIÈME PARTIE. I · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. I

je ne connaissais point d'intérêt ni de passions qui pussent entrer en balance avec eux ; mon langage devait être pur et pathétique, c'était celui du cœur et de la vérité. L'importance du sujet me pénétrait si bien, que je ne faisais aucun retour sur moimême. Une fois seulement je m'amusai de la singularité des rapprochement. C'était en écrivant au pape pour réclamer les artistes français emprisonnés à Rome. Une lettre au pape, au nom du Conseil exécutif de France , tracée secrètement par une femme , dans l'austère cabinet qu'il plaisait à Marat d'appeler un boudoir, me parut chose si plaisante, que je ris beaucoup après l'avoir faite (i). Le plaisir de ces contrastes se trouvait dans

(1) Voici la lettre faite par la citoyenne Roland: elle partit sans qu'il y fût fait aucun changement. A peine fut-elle dans les mains du Saint-Père que les artistes furent mis en liberté. M. C.

94 novembre.

Le Conseil exécutif provisoire de la République française ,

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