REMARQUES DE RAPIN-THOYRAS
« propre langue assez à commandement pour trouver les expres- « sions propres, etles rimes riches, qui sont nécessaires à un son- « net. D'ailleurs, il y a longtemps que je n'ai fait de vers, ce qui « fait que je manque d'une certaine routine sans laquelle il est « très difficile de bien réussir. Recevez donc, Monsieur, avec « votre condescendance ordinaire, le sens du sonnet de Pé- « trarque que j'ai mis en 32 vers auxquels vous donnerez tel « nom qu'il vous plaira. Si je puis avoir quelque bon moment « poétique, je tâcherai de réduire le tout en un sonnet; mais, « en attendant, j'ai eu de l'impatience de vous donner cette « petite marque du plaisir que je me fais de vous procurer « quelque satisfaction et de vous convaincre que ce n'est pas « par paresse, mais par pure impossibilité, du moins, à mon « égard, si je ne réponds pas à tous vos désirs. Je ferai précéder « mes vers de quelques remarques sur le sonnet môme de Pé- « trarque, sur lequel, pour vous dire franchement la vérité, je « trouve étrange que tant d'habiles gens se soient si fort « échauffés. »