SAVOIR
POUR LA PAGE 37 DU 1er TOME DE CES MÉMOIRES
Une espèce de honte que je me suis faite dans la première partie de ces Mémoires, de parler d'une connaissance assez étroite que je liai, par occasion, vers l'année 1 665, avec un jeune homme de beaucoup d'esprit, à cause que sa déplorable mort, en public et sur un bûcher, me sembloit incompatible avec l'honneur dont j'ai toujours fait profession, m'empêcha, lorsque j'en étois à cet endroit de mon histoire, de faire mention des innocentes habitudes que j'avois prises avec le malheureux dont je parle. Mais comme j'ai, d'un côté, quelques pièces assez divertissantes à rapporter de lui, dont la vue pourra ne pas déplaire au lecteur, et que ma justification, en ce qui regarde ce commerce, est fort aisée à faire, je feindrai d'autant moins de rapporter ici cette particularité négligée ci-devant, que deux mots de l'histoire de ce jeune homme pourront être regardés comme quelque chose d'assez curieux.
Celui donc, de qui j'ai à parler ici, étoit le fameux C. Le Petit,