‹ Mâemoires inâedits et opuscules de Jean Rou (volume 2)Chapitre 152 sur 174 · SES POESIES · texte numérisé non relu

SES POESIES

Envisager chacun d'un œil hagard et louche,

Et, mâchant dans ses dents quelque terme farouche,

Se ronger jusqu'au sang la corne de ses doigts ;

Quand, dis-je, avec ces traits vous trouverez un homme,

Dites assurément : C'est un poëte françois.

Si quelqu'un vous dément, je Tirai dire à Rome.

Voici tout de même l'autre sonnet ; et premièrement quelle en fut l'occasion :

Un bel esprit, ou soi-disant, natif de Pont-1'Evêque, ville de Normandie, appartenant à feu mademoiselle de Montpensier, fille de Gaston, mais qu'on ne connaît guère dans le monde que par la réputation du fameux cotignac de Bacchus qui s'y trouve en abondance, s'étoitmis entête de faire un poëme héroïque à l'honneur de cette ville, et de le dédier à la princesse de qui ce célèbre lieu relevoit. Il avoit trouvé un libraire assez facile pour se charger de l'édition de ce bel ouvrage, à laquelle rien ne fut épargné.

Papier, dorure, images, caractère, etc.

et pour se prémunir de suffrages de recommandation, il avoit porté notre Petit à lui composer le sonnet dont je parle, et que

voici :

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