‹ Mâemoires inâedits et opuscules de Jean Rou (volume 2)Chapitre 169 sur 174 · PAGE 265, LIGNES 4, 15 ET NOTE · texte numérisé non relu

PAGE 265, LIGNES 4, 15 ET NOTE

Le sieur L désigne peut-être le libraire Leers, tandis que le livre

indiqué plus loin paraît être, comme le pensait le fils de Rou, l'ouvrage de Michel Le Vassor : Histoire générale de V Europe sous le règne de Louis XIII (Amsterdam, 1700-1711, 10 vol. in-12). Il a été question de Le Vassor ci-dessus page 227. Voltaire a porté sur son Histoire de Louis XIII un jugement beaucoup trop rigoureux, il ne lui accorde que l'exactitude dans les faits : ce qui est bien quelque chose. Elle a été depuis mieux appréciée, et malgré les histoires du père Griffet et de M. Bazin, on la lit et on la consulte toujours avec fruit. Le Vassor, ancien oratorien, avait mécontenté sa congrégation par la publication de son Traité de la véritable religion (1688). Ayant passé d'abord en Hollande, puis en Angleterre, il y devint protestant en 1697. En résumé, Le Vassor, aigri par les injustices dont il croyait avoir eu à se plaindre, n'en était pas moins un très honnête homme et un auteur très estimable.

Pierre Vander Aa, géographe et libraire-éditeur établi à Leyde, publia, au commencement du XVIIIe siècle, un grand nombre de cartes géographiques et plusieurs recueils de voyages, entre autres, un recueil de figures connu sous le titre de Galerie agréable du monde, 66 vol. in-fol., reliés en 35. 11 mourut vers 1730.

Sans doute Claude Chastelain, chanoine de Paris, célèbre par son érudition dans la liturgie, principal auteur du Bréviaire de Paris, que de Harlay,

archevêque, publia en 1680, un Martyrologe universel. Il mourut en 1712. à 73 ans.

Rhône, qui des rochers... —Nous avons donné ci-dessus le texte du sonnet de Pétrarque. Si nous ne nous abusons, l'essai de traduction paraphrasée, qu'en donne ici Rapin-Thoyras, est une imitation des plus heureuses, et il s'est si bien inspiré de l'original, qu'il semble original lui-même. Ces stances, qui ont quelque chose de l'abondance et de la molle harmonie de l'italien, ne charment pas moins l'oreille que le cœur, et vous entraînent comme le cours et le murmure de l'onde. Elles sont bien préférables au sec canevas qui se lit à la page 284. Si l'on y retouche une ou deux expressions, telles que suivant son chemin (au lieu défaisant, au vers 26), ce morceau semble plus qu'aucun autre avoir une fraîcheur de poésie toute moderne, et rappelle la meilleure manière de Lamartine. On est heureux de rencontrer cette aimable fleur au milieu de toutes ces dissertations surannées, et de ces dissections pédantesques du Forse (o ciie spero) et du che ^'àlpestra vena...

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