TENTATIVES INUTILES POUR OBTENIR
« étendues dans sa bibliothèque, qui est le cabinet des Mé- « dailles du roi.
« Je suis, etc. « Bayle. »
Voici T article même de M. Rainssant :
« On m'assure que M. Rou se dispose à faire graver de nou- « veau ses Tables chronologiques. Il en aura sans doute vu de « certaines qui ont été depuis peu imprimées à. Londres et « écrites en anglois. On dit qu'elles sont fort bonnes et fort « amples. Pour moi, je suis très content de celles de M. Rou, « et je les ai fait tendre sur de la toile dans ma bibliothèque, « qui est celle du cabinet des médailles du roi.
« Ce juillet 1685. « Rainssakt. »
Autre billet du même M. Bayle au sieur Rou.
- 10 avril 1686.
« Yoici, mon cher Monsieur, ce que M. Rainssant me répondit « le 19e de mars dernier. Je n'ai reçu la lettre que ce matin, « parce qu'elle étoit sous le couvert d'un homme qui n'étoit « pas à la Haye lorsqu'elle y arriva.
Extrait de la lettre de M. Rainssant ( 1 ) .
« Il y a environ huit jours que je parlai au roi de l'ouvrage « de M. Rou, dont je lui montrai même une planche, lui faisant « entendre le mérite de cet ouvrage et le sujet qui en avoit « causé la suppression. Il m'ordonna d'en parler à M. le chan- « celier, chez lequel je fus dès le lendemain ; il nomma en même « temps un docteur de Sorbonne pour revoir ces planches et y
(1) Cet extrait a été imprimé textuellement dans le recueil des lettres choisies de Bayle avec des remarques par Desmaizeaux etProsper Marchand. Edition de 1714, t. I, p. 210-211. — On lit en note : « Ce qu'il y a de certain, c'est que les planches sont toujours restées à Paris, et que M. Rou a revu et augmenté un exemplaire de ses Tables, qu'on se dispose à faire graver en ce pays-ci. Elles sont en bien meilleur ordre encore, que n'étaient celles de Paris. »
Rien ne nous a appris qu'il ait été donné suite à ce projet.