‹ Mâemoires inâedits et opuscules de Jean RouChapitre 138 sur 188 · LA RESTITUTION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

LA RESTITUTION DES PLANCHES

« corriger ce qui ne s'accorde point avec notre créance, après « quoi on les mettra entre les mains d'un graveur qui en fera « le débit, cet ouvrage étant trop beau pour en frustrer le pu- « blic. Ce que je voudrois tacher de faire en cette rencontre, « seroit qu'il en revînt quelque profit à 31. Itou, et c'est à quoi « je travaillerai tout de mon mieux ; car d'espérer qu'on put « jamais retirer ces planches pour les rendre à l'auteur, c'est ce « qu'on ne pourroit faire à présent qu'on voudroit pouvoir sup- « primer tout ce qui regarde une religion contraire à la nôtre. « Obligez-moi d'informer M. Rou de tout ceci, et de l'assurer de « mes bonnes intentions pour lui; je lui écrirai lorsque j'aurai « quelque chose à lui mander.

« Ce 19 mars 1G86. « Rainssant. »

Ce dernier extrait des lettres de M. Rainssant avoit été précédé depuis peu par une des miennes, pour le remercier de ses bonnes dispositions en mon endroit, et l'y engager de plus en plus ; aussi paraît-il par le dernier extrait, que son dessein étoit de m' écrire; mais comme j'ai été convaincu depuis que quelque intérêt beaucoup plus proche que le mien étoit le principal ressort de tous les mouvements qu'il se donnoit, je ne fais nul doute que la scène qui se passa bientôt entre M. le duc de Montausier et lui, lui fit perdre de vue le dessein d'en venir plus avant avec moi, et voici ce que c' étoit que cette scène :

En môme temps que j'écrivois à M. Rainssant le remercîment dont je parle, j'écrivis aussi à M. de Montausier pour lui donner connaissance de tout ce qui se passoit à son insu ; et je ne lui dissimulai point ce que je soupçonnois des vues particulières et intéressées de M. Rainssant, le suppliant d'obliger le personnage à venir conférer sur cette affaire avec lui. M. de Montausier, qui ne me manqua jamais, satisfit aussitôt à mes prières (1 );

(1) En effet, M. de Montausier témoigna sans détour au sieur Rainssant que s'il persistait dans ses brisées, il le désobligeroit sensiblement, à quoi ledit Rainssant témoigna bien tort ne vouloir pas s'exposer. [ Note de l'auteur.}

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