ELLE EST IMPRIMÉE
notre amie commune de L'envoi qu'elle lui avoit l'ait, el dans l'édition que je vins à publier quelques mois après, je me servis de cette ample lettre pour en faire comme une dédicace de la part de 31. Modenx à Mademoiselle Husson (1), qui étoit cette commune amie dont je viens de parler. Cette lettre est, mot à mot, copiée de l'original que je garde encore, à la réserve des quinze ou vingt lignes de la lin que j'ajoutai de moi-même pour couvrir le jeu de Ja feinte édition en Suisse. \ oici cette lettre de 31. 31odenxà3lademoisellc Husson.
« Ma demoiselle,
« Je vous suis bien obligé de la bonté que vous avez eue de
< m' envoyer les lettres que vous m'aviez promises. C'est votre « ordinaire de me combler toujours de nouvelles faveurs; le « mien est de vous être inutile, devons être même à charge, et - de ne vous pouvoir témoigner ma très humble reconnais-
< sance que par les vœux que je fais à Dieu pour votre pro- « spérité. L'excellent 31. Kou a fait voir mes nouvelles à « 3131. Claude et Jurieu, et moi j'ai fait voir ces lettres à « tout ce qu'il y a de plus distingué dans Berne pour l'esprit « et pour le cœur; elles ont été longtemps entre les mains de « 31. l'Avoyer d'Erlach, et ensuite en celles de M. Torman, le « ministre, qui a eu l'honneur de connaître l'auteur à Paris et « de le voir depuis en Hollande. Sans mentir, il y a de quoi « bénir Dieu de ce que nous avons d'autres personnes parmi « nous que des ministres à qui 3Ionseigneur l'évêque de 31 eaux « donne du lustre, et ce ne m'est pas un petit plaisir qu'un des « hommes du monde pour qui j'ai le plus d'estime et de ten- « dresse est celui qu'il a plu à la Providence de choisir pour « cela. Je souhaiterois bien que la plume ne tombât pas des « mains de l'évêque, et qu'elle voulût bien fournir à l'illustre
(1) Elle s'est depuis cela retirée h la Haye, et demeure présoutement A Bois-K Duc, Note de l'auteur.]