‹ Mâemoires inâedits et opuscules de Jean RouChapitre 172 sur 188 · I- WKtUAUN v LA HATB. ^J · texte numérisé non relu

I- WKtUAUN v LA HATB. ^J

matières qui alloient être agitées, et qu'il n' y avoil aucun d'eux à qui je ne lisse plaisir eu restant la. Ils insistèrent tous là-dessus d'une manière si obligeante que je me rendis à leur empressement; etM.de La DeVéze l),quiétdi1 des principaux delà compagnie, ayant à la recevoir le lundi suivant (25 juin), me pria de me trouver aussi chez lui ce jour-là; ce que je lis. A toutes ces deux séances, on me fit l'honneur, quand le tour des opinions vint à moi, de me demander aussi mon sentiment, à quoi j'acquiesçai après deux mots d'excuse sur ce que je n'etois pas du rang des prophètes; et ainsi j'opinai d'une manière dont on se contenta assez pour qu'à la troisième séance suivante, laquelle se tenoit chez M. Claude (2) (2 juillet), on arrêtât que désormais je serois agrégé dans les formes et aurois régulièrement mon tour comme les autres, lequel tour, pour être mieux arrêté, commenceroit dès le lundi suivant (9 juillet 1 691 ), auquel en effet toute cette vénérable compagnie se rendit chez moi. Mais comme jallois commencer à ouvrir la conférence, M. de La Devéze demanda à la compagnie si elle ne jugeoit pas à propos de mettre désormais ces sortes d'entretiens et de conférences sur un pied un peu plus académique qu'ils n'avoient été jusque-là; d'établir pour cet effet un secrétaire qui tînt registre des propositions et des résultats, et de dresser en même temps des statuts que chacun seroit obligé de suivre, afin que tout se fît dans les règles et de la manière ordinairement usitée dans toutes les assemblées académiques. Cette proposition étoit trop judicieuse pour n'être pas applaudie, et M. Carnéli voyant les excuses que plusieurs de la compagnie alléguoient pour se dispenser de la petite sujétion de cette charge, s'offrit obligeam-

(1) Abel Rodolphe do La Devèze, pasteur de l'Eglise réformée de Castres, se réfugia en Hollande lors de la révocation de l'Edit de Nantes et se fixa à la Haye. On lui doit un Abtégé de la vie de Jean Claude (Amsterdam, 1687). Il est aussi l'auteur d'une Apologie des réfugiés (la Haye, 1088).

(2) Savoir, M. Claude le fils (Isaac), pasteur d<; la Haye; car le père, savoir, le fameux Jean Claude, ministre de Charenton, étoit mort en 1G87, et ceci se passa en 1691. [Note de r auteur. |

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