‹ Mâemoires inâedits et opuscules de Jean RouChapitre 73 sur 188 · ROU JUSTIFIE · texte numérisé non relu

ROU JUSTIFIE

et 9

etc.

XIIe concile général, 4e de Latran , où la transsubstantiation fut définie.

J'ai en beaucoup d'endroits parlé désavantageusement de quelques papes, comme de Serge III, Jean X, Etienne VIII, Jean XI, Benoît IX, etc.

J'ai mis les protestants comme dans une même colonne avec les Pères et autres hommes illustres ecclésiastiques.

J'ai mis M. Claude dans mon ouvrage.

ment ce qu'emporte le wev8«p* grec et le socrus latin, tant de l'original que de la traduction Vulgate, qu'emploient ces deux évangélistes. Saint Ignace (épître aux Philadelphiens) et saint Ambroise sur le chapitre XI de la 2e aux Corinthiens, disent que presque tous les apôtres se sont joints en mariage et ont eu des femmes. Clément Alexandrin au IIIe livre de ses Tapisseries, dit que Pierre et Philippe ont engendrédes enfants, et que Philippe a marié ses tilles à des maris; et, en effet, le XXIe chapitre des Actes, verset 9, dit en termes exprès que Philippe, évangéliste, avoit quatre filles. Enfin Platine, en la vie de Clète Ier, dit que saint Luc étoit marié, et avoit eu sa femme en Bithynie.

C'est une chose de fait. Il n'y a qu'à voir le concile même ; et c'est en en parlant que le père Petau dit dans son Ratione temporum, parte I, lib. IX, cap. I. In eo concilia Transsubstantiationis cum vocabulo dogma ftrmatum.

Si on consulte Baronius et tous les écrivains sincères de la communion romaine, on trouvera que j'ai eu sur ces articles une très grande modération, car ils emportent la pièce au prix de moi.

Cette colonne qui n'étoit qu'une au haut de la Table , se partage en deux vers le temps de la Réformation prétendue. Ainsi les prolestants sont à part ; et j'ai cru au reste que pour rendre l'histoire plus entière, il falloit faire mention des protestants.

Je l'ai fait quoique M. Claude soit vivant, parce que j'ai voulu

m uni.»-. loi

porter mon histoire jusqu'au temps présent, afin de la rendre plus complète; mais je ne l'ai mis qu'au rang des auteurs protestants, de même que j'ai mis M. Arnaud et autres catholiques vivants dans la colonne ecclésiastique.

Outre ces raisons, je supplie M. de L'Angle d'insister particulièrement sur trois choses.

La première, que le mal de mon ouvrage n'est pas ce qu'on a voulu faire croire; le mémoire qu'on en a donné s' étant trouvé faux, comme MM. de Condom et de la Reynie l'ont eux-mêmes reconnu.

La deuxième et qui regarde ce qu'on m'a dit que M. l'archevêque demande, à savoir, que je mette le contre-pied de ce qui est dans mon ouvrage, c'est que n'y ayant dans mes Tables aucune chose de controverse, mais étant tous faits historiques, on ne sauroit exiger de moi cette condition ; étant indubitable que toute la satisfaction qu'il y a a donner en des choses de fait qu'on désapprouve, c'est de les ôter et de n'en rien dire; en voici la raison.

Tout ce qu'on condamne dans mon ouvrage n'est que de deux espèces : ou des choses qui sont dans Baronius, etc., ou des choses qui n'y sont pas.

A l'égard des choses qui n'y sont pas, ce sont toutes affirmations, et l'on sait que quand une affirmation est contestée, le parti qu'il y a à prendre n'est pas de la changer en négation, parce qu'au lieu d'avoir ce que vous prétendez, vous tomberiez dans F inconvénient d'un renvoi qui ne seroit pas moins dangereux. Par exemple, j'ai dit que le pape Silvestre est auteur de l'extrême-onction; voudroit-on que je disse: Silvestre n'est pas l'auteur de V extrême-onction? J' 'insinuer ois par là que si elle n'est pas de lui, cela n'empêche pas qu'elle ne puisse être d'un autre, et ce n'est pas ce qu'on prétend. J'ai donc raison de dire que le meilleur est de n'en point parler.

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