LETTRE PU MARQUIS T>B RIÎVIGKY
« personne, et il souhaite de tout son cœur que vous rentriez « près de son iiîs. 31 vous en écrit, et je crois d'une manière « ({lie vous ne pourrez pas le refuser. Il m'a dit le sujet qui a « obligé madame sa femme de vous écrire comme elle a fait; « c'est qu'après avoir fait à son fils les leçons que vous jugiez à « propos, vous n'étiez pas as; sez souvent avec lui; du reste, ■ qu'elle! est très satisfaite de votre conduite. Il est vrai qu'elle « aime ce iils plus qu'elle-même, et qu'elle s'imagine souvent k que des accidents funestes lui doivent arriver, lorsque l'on « n'est pas près de sa personne. Ce sont des tendresses de uière, qui \ont quelquefois trop loin ; elles sont pardonnables, « et il y a un tempérament, que les gens sages y peuvent ap- « porter. Hiilord Sundcrland l'est beaucoup et vous aussi; je « ne doute point que tout ne s'ajuste par ce moyen. Votre « honneur est à couvert, puisque votre mérite est connu et es- « timé. Tout ne dépend que d'un peu plus d'assiduité, que « vous donnez sans doute, mais qui n'a pas été connue par le « passé, comme elle le sera à l'avenir. Si vous ne trouvez rien « de mieux, donnez les mains a l'accommodement, puisque le « comte de Sunderland vous y convie. Je suis bien aise que « vous ayez été arrêté à Londres par une aussi bonneraison « que celle de rendre une visite à M. de Londres; ce devoir si « légitime donnera temps à nos lettres d'arriver en vos mains, « et de réconcilier toutes choses. Quoi qu'il en soit, soyez assuré, « Monsieur, que je vous estime au dernier point, et que vous « devez attendre de moi tous les services dont je serai capable. « Je suis avec passion et vérité, Monsieur, votre très humble « et très affectionné serviteur.