‹ Magasin d'education et de recréationChapitre 128 sur 142 · I.B DIM\*Glie · texte numérisé non relu

I.B DIM\*Glie

Au réveil : « Que ferons-nous aujourd'hui ? demandèrent les enfants.

— Rien, absolument rien, répondis-je.

— Ah! père, tu veux plaisanter! dit Fritz.

— Non ! je ne plaisante pas. C'est aujourd'hui dimanche, et nous devons célébrer le jour consacré à Dieu.

— Dimanche ! dimanche ! s'écria Jacques.

Ah ! je vais me promener, chasser, pécher, enfin ne faire que ce qui me plaira.

— C'est ce qui te trompe, dis-je à mon jeuneétourdi; j'entends de tout autre façon la célébration du dimanche, qui n'est pas

le jour de l'oisiveté et du plaisir, mais celui de la prière.

— Mais, reprit Jacques, nous n'avons

— Ni d'orgue, ajouta François.

— C'est vrai, répliquai-je, mais Dieu est partout, ne le savez-vous pas ? Pourrionsnous l'adorer dans un temple plus magnifique que la belle nature qui nous entoure?

Et croyez-vous que nos voix ne lui soient pas aussi agréables seules que mêlées aux sons des instruments ?

— Papa a raison, dit Ernest, et d'ailleurs, chaque matin, chaque soir, avonsnous besoin d'église pour prier ?...

— Bien parlé ! mon enfant, repris-je.

Ainsi donc, nous prierons en commun, nous chanterons quelques cantiques, et, pour tâcher de suppléer à l'office divin, qui nous manque, je vous conterai une parabole que j'ai préparée à cette intention.

— Une parabole ! une parabole... Oh!

écoutons ! écoutons, » crièrent-ils tous à l'envi. Mais je leur dis de prendre patience, qu'il fallait que les choses eussent le cours indiqué. Après la prière et les chants, nous nous assîmes sur l'herbe ; je fis à mon auditoire, qui m'écouta avec recueillement, un récit où j'eus soin de placer autant que possible des enseignements relatifs à notre position, et des avis particuliers au caractère de chacun des enfants. Ma narration simple et intime parut faire assez d'impression sur l'esprit de tous, pour qu'il me fût permis d'espérer que mes paroles porteraient d'heureux fruits.

« Maintenant, dis-je en achevant, si j'avais en ma possession le livre par excellence, la Bible, où sont consignées les histoires du peuple de Dieu, je vous en lirais quelques passages que je commenterais de mon mieux, et cette lecture, mêlée de mes réflexions, terminerait nos exercices pieux. »

tout i.

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