LETTRE II. — LES OS
Quand j'étais petit je courais toujours, et je tombais à chaque instant. Je ne vous donne pas cela comme quelque chose d'extraordinaire ; mais je me rappelle très-bien que, dans ce temps-là, tomber ce n'était rien pour moi, et qu'à peine à terre, je me reirouvais sur mes pieds. Me casser bras ou jambes, je n'y pensais même pas.
Aujourd'hui que je suis un grave professeur, cela commence à devenir un événement pour moi, quand je cours, et je n'ai garde de me laisser tomber. Pourtant il y a deux ou trois ans, je ne sais plus à quelle occasion, je me suis étendu un jour j tout de mon long, comme au beau temps ;